Toujours pas de chrysanthèmes pour les variables lourdes de la participation électorale

Article écrit avec Céline Braconnier et Jean-Yves Dormagen
En prenant appui sur l’Enquête participation électorale 2017 de l’Insee, donc sur des données d’une particulière solidité qui échappent au biais de sélection, d’auto-sélection et de déclaration, les auteurs montrent que la hausse de l’abstention enregistrée au cours de la séquence électorale 2017 – réelle mais contenue à la présidentielle, spectaculaire pour les législatives – n’est pas porteuse d’un processus d’égalisation des citoyens devant le vote. Au contraire, les inégalités socio-démographiques de participation n’ont fait que s’accroître au cours de la dernière décennie. Elles sont en premier lieu la conséquence des inégalités de scolarisation. La pertinence du modèle sociologique d’explication de la participation s’en trouve largement confirmée.

 

Références : Braconnier Céline, Coulmont Baptiste et Dormagen Jean-Yves, « Toujours pas de chrysanthèmes pour les variables lourdes de la participation électorale », Revue française de science politique, 2017, 67(6), p.1023-1040, doi:10.3917/rfsp.676.1023

 
Dans la presse : Xavier Molénat, Des inégalités électorales à leur apogée, dans Alternatives économiques, avril 2018