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La rédaction de CV

Billet publié le 10/11/2005

Ce billet n’a qu’un intérêt local et il est destiné avant tout aux candidats aux postes de maître de conférences, qui doivent, pour être recrutés, envoyer aux universités un dossier comportant notamment un CV. [La procédure de recrutement est à la fois étalée dans le temps : il faut tout d’abord être “qualifié” par une ou plusieurs sections du Conseil National des Universités, ou CNU ; puis attendre la publication des postes au Journal officiel et finalement très rapide : il faut envoyer en quelques jours un grand nombre de dossiers aux universités afin d’obtenir une audition]
Mon élection récente à la “commission de spécialistes” du département de sociologie de Paris 8 m’a fait découvrir l’envers du processus de sélection : les rapporteurs n’ont que très peu de temps pour examiner les dossiers (qui sont réduits, heureusement à une liste de documents requis) et chaque élément permettant d’accélérer l’examen des dossiers est valorisé.
La rédaction des curriculum vitae est donc très importante : et c’est un CV spécifique qu’il faut produire pour ce recrutement, pas la reproduction d’un CV “passe-partout”. Le Journal Officiel précise — à chaque fois que les postes sont publiés — qu’il faut :

un curriculum vitae donnant une présentation analytique de la thèse, des travaux, ouvrages, articles, réalisations et activités en mentionnant les travaux qui seront adressés [si les candidats] sont convoqués pour l’audition ;

Sur la petite vingtaine de dossiers que je devais rapporter, un nombre étonnant faisait le contraire de ce qui est — dans l’optique d’un examinateur — évident. Tout d’abord, un seul mentionnait les “travaux qui seront adressés” en cas d’audition (alors que c’est précisé par écrit dans le JO… et c’est simple à faire : une petite liste en fin de CV…) : Ah, il y en a un-e qui suit ! a-t-on envie de dire. Mais qu’est-ce qui semble “évident” ? Quelques conseils :

1- n’utilisez d’acronymes ou de sigles que si vous les explicitez : UPMF (université Pierre Mendès France de Grenoble), “dans le cadre de l’UFR 8” (est-ce une UFR de sociologie, de sciences humaines, de gestion ???), “qualifié par la section 32 du CNU” (il y a une cinquantaine de sections au moins : à quoi correspond le n°32, ne pensez pas que le rapporteur les connaisse toutes par coeur). De même qu’est-ce que le CEMIM ? le GEDIPA ? l’UMR-CNRS 3578 ? Vous devez préciser.
Utilisez des agrafes, vérifiez l’orthographe.
N’utilisez pas de polices de caractères trop originales ou ésotériques ; et de police “sérieuse” n’en utilisez qu’une : la lecture doit être simple – évitez de tout écrire en police de taille 8, c’est trop petit. Evitez le soulignage (l’italique suffit, les caractères gras à la limite si cela apporte de la structure)
Vous avez été étudiant : dans quelle université : “1995- licence” ne suffit pas : département, diplôme, université (et pas seulement son nom, sa localisation et son pays peuvent être importants, please). Le CV doit être structuré : utilisez des titres, des indentations, des interlignes… (mais pas de petites “bullettes en 3D” genre powerpoint)

2- vous avez enseigné : alors indiquez le nombre d’heures totales pour chaque année, indiquez l’université, l’IUT, l’école… où vous avez enseigné, précisez les disciplines (sociologie ? sciences de l’éducation ? anthropologie), le titre du cours. Quelque chose comme “2004-2005, sociologie en licence” ne suffit pas.
Ne trichez pas : si vos fonctions d’ATER se sont terminées, ne prétendez pas que c’est votre “fonction actuelle”.
Soyez précis dans les statuts occupés : PRAG, ATER plein, demi-ATER, monitorat, vacations… (et quand vous les avez occupés : septembre 2003 – août 2005, c’est plus précis que 2003-2005).

3- vous avez “publié” : alors hiérarchisez. Une autopublication chez un certain éditeur a moins de poids qu’un bel article dans une revue de premier plan. Une étude du CNRS sur les revues centrales en sociologie est disponible (ce n’est pas un point de vue définitif et c’est une liste critiquée, mais c’est une bonne liste de revues scientifiques reconnues par la profession). Rien ne sert de lister une dizaine de “publications” si les rapports de recherche, le mémoire de maîtrise, un compte-rendu dans une petite revue mineure, et un article dans une bonne revue connue à comité de lecture… sont classés par ordre chronologique sans que l’on puisse distinguer le travail scientifique de la commande administrative. Comment hiérarchiser :
    1- les ouvrages
    2 ou 3- contributions à un ouvrage collectif (entrée dans un dictionnaire, chapitre dans un ouvrage de synthèse… idem)
    ou alors 3 ou 2- articles dans une revue à comité de lecture (et évitez de considérer qu’une revue que vous avez montée avec l’un de vos camarades dispose de ce genre de comité)
    4- actes de colloques
    5- valorisation de la recherche, rapports de recherche…
Faites très attention au titre de la revue : j’ai vu des erreurs sur certains titres (une revue connue devient ainsi une feuille inconnue et le-la candidat-e passe au mieux pour une tête de linotte : rappelons donc ici que “Sociétés contemporaines” — une revue française de sociologie publiant principalement des dossiers thématiques –, “Sociologie et sociétés” — une revue canadienne –, “Actes de la recherche en sciences sociales”, “Archives de sciences sociales des religions”, “Education et Sociétés”… sont au pluriel en partie ou en totalité… alors que “Droit et société” est au singulier. Société est une revue canadienne dépendant de l’université du Québec à Montreal ; Sociétés est la revue maffesolienne française). Pourquoi ne pas penser à indiquer l’ISBN pour des revues au titre très très commun, et surtout commun à plusieurs revues ?
Quand vous hiérarchisez, vous montrez que vous connaissez les modes de classement, les “taxinomies indigènes” du monde auquel vous souhaitez être agrégé. Ne pas hiérarchiser laisse supposer un défaut de socialisation universitaire : cela vous dessert (pour prendre un exemple, c’est un peu comme un étudiant de maîtrise qui prendrait un manuel pour un ouvrage théorique… ça fait tache). Refuser d’objectiver les différences entre vos publications au prétexte d’un refus des conventions… n’est pas une stratégie gagnante ici.
Indiquez les pages de début et de fin de l’article (un article de 2 pages et un article de 50 pages n’auront pas le même “poids”).
N’inventez pas de publication, ça se voit trop. Ne mentionnez des articles “à paraître” que si vous donnez le titre de la revue où ils sont à paraître. Mieux : mentionnez le numéro et l’année en plus du titre de la revue où il paraîtra. Évitez de mentionner des articles “soumis” qui se trouveraient actuellement dans les limbes du comité de lecture ou en voie de réécriture avant acceptation : tout le monde peut soumettre des articles, ce n’est pas un critère de classement… Si vous voulez mentionner vos recherches en cours, il y a une rubrique pour cela.

4- Classé-e 1er ou 1ère au DEA, allocation de recherche, bourses de thèse… indiquez-le (et pas tout au bout d’une présentation détaillée, comme si c’était annexe). J’ai pu voir un dossier où une bourse internationale de recherche n’était mentionnée qu’en passant, le thème de la recherche jamais précisé alors que le candidat (la candidate?) avait obtenu cette bourse et que le thème avait des chances d’être en lien avec le poste auquel il/elle postulait… ce qui est fort dommage pour un dossier de candidature à un poste d’enseignant-chercheur. (Le problème venait du simple réemploi, sans mise à jour, d’un morceau de CV utilisé l’année précédente : un peu de bon sens, voyons !).
Vous faites partie d’un contrat de recherche (de l’Union européenne, d’un ministère quelconque…) : à quel titre ?
Vous avez obtenu une bourse d’un organisme quelconque (dont vous avez explicité le sigle, bien entendu) : quel était le montant de cette bourse, et portait-elle sur 3 mois, un an, trois ans ?
Un “post-doctorat”? notion floue en France : statut rémunéré ? non rémunéré ? dans quel cadre, quelles fonctions occupez-vous. Idem si c’est à l’étranger.

5- certain-e-s candidat-e-s sont présents sur internet : page sur leur laboratoire de rattachement, articles en ligne, communication à des colloques. Les rapporteurs ont rarement la possibilité matérielle d’y jeter un coup d’oeil et doivent de toute façon se contenter du dossier fourni : mais s’ils y jettent un coup d’oeil, il ne faudrait pas que les informations fournies par le dossier et celles que l’on trouve sur internet soient très différentes. Si un article est “à paraître” sur une page internet de 2003 et qu’il est toujours, fin 2005, “à paraître”, c’est un peu étrange. Contrôlez, dans la mesure du possible, ce qui est dit sur vous sur internet (surtout quand vous en êtes responsable)

6- en bref, le CV qu’on vous demande n’est pas une présentation embellie de vous-même — vous aurez à vous “vendre” lors de la constitution du dossier préalable à l’audition et lors de l’audition — mais bien plutôt une sorte de présentation objectivée (mentions au DEA par exemple — et même si l’inflation de très très honorables avec les félicitation de tout le jury à l’unanimité… en limite l’utilité pour la thèse il faut le mentionner — , nombre d’heures enseignées, articles sérieux, thèmes de recherche actuels).

7- “présentation analytique” est-il demandé dans le JO. Certains candidats — presque tous — préfèrent produire deux CV. L’un classique, plutôt sur le modèle d’une liste non rédigée. L’autre rédigé comme un projet de recherche. Parfois très long, très très “analytique”, très peu “présentation”, plutôt “dissertation” : gardez en tête que le rapporteur a peu de temps. Synthétique, c’est toujours mieux. Faites attention, si vous faites 2 CV, à y mettre les mêmes informations : si certaines ne sont mentionnées que dans un CV et pas dans l’autre, ça fait du travail en plus pour le rapporteur.
Dans la partie “analytique” du CV, on peut parfois lire des projets de recherche très construits, un peu sur le modèle administratif des “rapports quadriennaux” des laboratoires de recherche, où différentes équipes sont associées à différents “axes thématiques” (c’est le jargon)… C’est un peu étrange de retrouver cela presque identiquement dans le projet d’un individu, comme si la personne était un résumé du groupe-laboratoire et se diffractait, depuis un point administratif central, en axes thématiques. Soyez modestes dans les possibilités de vous diviser à l’extrême : vous aurez, si vous êtes retenus, à gérer certaines tâches administratives — emplois du temps, relations internationales, équivalences… — qui prendront du temps sur au moins trois des quatre “axes thématiques” très larges et très flous que vous proposez.
Faites attention aux thèmes de recherche que vous évoquez : la commission tiendra bien plus compte des recherches déjà avancées (visible à travers des participations à des séminaires de recherche ou des colloques) que des simples annonces de “projets” qui se trouveraient par miracle “en phase” avec le profil du poste.

L’examen des dossiers se fait suivant une grille de lecture (qui va varier suivant chaque université, mais qui va de toute façon s’appuyer sur les éléments les plus objectivés disponibles) qui doit permettre au rapporteur d’exposer de manière synthétique le candidat au cours d’une réunion… et il y a en général une centaine de candidats : si une bonne synthèse structurée est faite par le candidat… il y a de grande chances pour que le rapporteur produise une bonne synthèse structurée et convaincante du dossier… et donc mieux vous défendre.

J’ai essayé de proposer ici des conseils de bon sens, à partir du travail de rédaction de rapports que j’ai eu à faire en tant que membre d’une commission de spécialistes. Quand on est candidat — et je l’étais il y a peu — on ne réfléchit pas avec le rapporteur en tête : j’ai tenté ici de mettre en lumière les contraintes du travail de rapporteur et certaines des manières dont vous disposez pour alléger ces contraintes. Bien entendu ces choses ne sont pas requises explicitement et si vous voulez tout écrire en sigles incompréhensibles tout en laissant croire que votre maîtrise a autant de poids pour vous que votre article dans la RFS, allez-y…

Pour aller plus loin, vous consulterez :
Note aux candidats à la qualification (section “informatique” du CNU)
Fiche de la section 19 (sociologie, démographie) du CNU (avec conseils aux candidats)
Ces liens renvoient vers des conseils utiles lors de la phase de qualification, préalable à l’envoi des dossiers aux universités. D’autres conseils seraient les bienvenus : vous pouvez laisser des commentaires.

Marsyas, maître de conférences dans une université à l’Est de Paris commente :

Je n’ai qu’un conseil à rajouter : se faire relire si possible par un membre d’une commission de spécialistes dans sa discipline, et de préférence par quelqu’un d’autre que son patron de thèse qui ne peut être objectif. C’est évidemment indispensable pour la présentation orale mais j’en viens à penser que cela peut également être très utile pour le CV et la lettre de présentation de la candidature.

mise à jour : un texte de Régine Bercot : Le fonctionnement d’une commission de spécialistes sur le site de l’ASES (Association des sociologues enseignants du supérieur).

Pour commenter cliquez ici ou ci-dessous :

21 commentaires

Un commentaire par Marsyas (11/11/2005 à 11:54)

Curriculum vitae

Baptiste Coulmont a une longue notice très précieuse, tirée de sa récente expérience personelle de rapporteur, sur la rédaction des CV destinés aux commissions de spécialistes universitaires. À lire impérativement pour les futurs candidats. R…

Un commentaire par leirn (19/11/2005 à 12:59)

merci beaucoup pour ce mode d’emploi. Je viens de soutenir ma thèse (en sciences de l’éducation) et ces conseils me seront très utiles

Un commentaire par Philippe (29/12/2005 à 20:26)

Tout de même, on peut comprendre que pour quelqu’un, ce qu’il a amorcé en maitrise ou DEA soit plus important qu’un article standardisé et normé pour passer dans une revue “sérieuse” qui n’apporte qu’une n-ième variation érudite sur un thème sans originalité…
Je me dis en vous lisant que l’institution universitaire demande vraiment une adhésion-profil bas à ceux qui postulent. En fin de compte, il suffit de pas grand chose (une mésentente avec un membr de jury de thèse, voire de DEA, qui peut d’ailleurs n’être pas objective du tout, être fondée sur le simple fait qu’on défende une thèse opposée à celle du membre en question ou qu’on rédige dans un style qui va à l’encontre de ce qu’il juge approprié (en philosophie, qu’on utilise une terminologie venant de l’idéalisme allemand ou du post-modernisme quand l’universitaire en question a ses références dans la philosophie analytique) pour perdre la mention la plus haute, et de facto, ses chances. Est-ce que vous ne pensez pas (la question n’est pas du tout agressive, je précise) que c’est un peu injuste, tout de même. Quels que soient les travaux qu’on puisse faire, ils sont rarement lus pour eux-mêmes (ils le seront seulement une fois qu’on est adoubé), et le moindre écart peut nous écarter à vie. Beaucoup de directeurs de thèses conseillent à leurs élèves de faire profil bas, d’avoir le style le plus neutre et plat possible, et d’être le plus modeste, le plus classique, finalement le moins chercheur possible pour ménager toutes les susceptibilités…

Un commentaire par coulmont (03/01/2006 à 10:42)

Vous écrivez “on peut comprendre que pour quelqu’un, ce qu’il a amorcé en maitrise ou DEA soit plus important”… Je suis d’accord avec vous, mais ce qui est demandé à un candidat est de montrer qu’il/elle connaît les catégories professionnelles universitaires. Il est tout à fait possible de chérir ses premiers travaux, mais il n’est pas possible de les considérer comme une publication dans une revue à comité de rédaction.

Faire “profil bas” n’est pas du tout une stratégie gagnante dans les conditions actuelles du recrutement : 100 candidats par poste, le/la candidate “profil bas” ne sera pas repérée.
Vous semblez vous référer au monde de la philosophie universitaire que je ne connais pas du tout : je ne sais pas si mes conseils de rédaction du CV (et mes conseils ne valent QUE pour ce CV particulier que le Journal officiel demande) valent pour la philo… A prendre avec des pincettes, donc.

Un commentaire par Philippe (11/01/2006 à 13:57)

Ce qui me semble dommage, dans les sciences humaines en général – et je pense que c’est beaucoup moins net dans les sciences dures – c’est que le manque de temps des responsables (j’ai vu cela avec ma directrice de DEA l’an dernier) conduit souvent à se réfugier derrière des critères académiques visibles et standars… les mentions, les concours, les classements aux concours, le nombre de publications dans les grandes revues, etc… Or j’ai remarqué souvent que les articles publiés dans ces revues ne sont pas forcément les meilleurs ; ils sont souvent prudents, classiques, extrêmements calibrés, normés, et rarement audacieux. Il me semble qu’en sciences humaines, plus encore en sciences humaines théoriques, l’amorce d’une recherche personnelle commence toujours dans un certain flou (ne serait-ce que parce qu’on est plus en terrain connu, qu’on tâte justement). Or, presque immanquablement, de tels types d’essais ne passent pas les comités de lecture (à moins qu’on soit déjà connu ou recommandé). Très souvent, on lit au contraire des articles qui se ressemblent tous, parce qu’on considère que manier exactement le vocabulaire standard est garant de qualité : or, en tout cas en philosophie, mais je pense que c’est la même chose en sciences humaines, c’est comme ça qu’on tombe complètement dans la scolastique, dans le théoricisme creux. En sciences dures, il me semble en tout cas, il y a plus d’objectivité parce qu’il est plus simple de vérifier (je pense au maths, surtout) qu’un théorème est ou non démontré, qu’une expérience est ou non concluante (quoi qu’il y ait toujours le problème des résultats falsifiés..).
Bien sûr, il y a des exeptions ; je pense à Bernard Stiegler qui a fait une carrière d’intellectuel à la fois réussie et féconde en sortant de 5 ans de prisons. Mais il l’a faite entièrement grace aux soutiens d’autres pointures comme Granel, Derrida, Nancy, etc, sans jamais passer par le circuit “officiel”.

Un commentaire par Fabienne (MC en "sciences dures") (05/03/2006 à 10:40)

Bonjour,

Je travaille dans un domaine où la quasi-totalité des doctorants et docteurs sur postes non-permanents sont financés par des salaires (s’il n’y a pas de financement, la personne arrête généralement la recherche). Nous ne demandons donc pas que les candidats précisent leur mode de financement. Je comprends que le cas de la sociologie soit différent. Néanmoins, je me pose des questions sur les raisons qui poussent à demander si la personne a été ou non financée. Après tout, la qualité des recherches est loin de dépendre de ce seul critère (l’abandon en cours de thèse est le même pour les allocataires et les non-financés : cf les chiffres du rapport des ED du ministère). Donc à quoi sert de connaître le financement ou le non-financement du candidat, sauf à introduire un biais dépendant de l’examinateur (qui considère parfois soit que les seuls bons doctorants sont les doctorants allocataires, soit que ceux qui ont un autre financement – CIFRE ou région ou autre – ne sont pas censés devenir universitaires, soit que ceux qui n’ont pas eu de financement ont plus galéré donc sont plus méritants) ?

Un commentaire par coulmont (05/03/2006 à 12:06)

Merci de votre commentaire, Mme Fabienne.
La question du financement : c’est juste une chose dans une série d’éléments : si la candidate a eu une bourse, un financement, une allocation… pourquoi ne pas le signaler ? C’est de toute façon une question qui est posée lors de l’examen en commission, c’est signalé parfois dans les rapports de soutenance…
Je suis tout à fait d’accord avec vous que la qualité des recherches est loin de dépendre de ce seul critère… mais cela reste un critère (comme la vingtaine d’autres que j’expose dans ce billet).

Un commentaire par Daniel Janichon (16/03/2006 à 2:00)

Bonjour,
Je candidate en ce moment sur des postes en 7ème section (linguistique), et j’ai fait de votre texte du 10 / 11 /2005 mon bréviaire pour la rédaction de mon CV “analytique”.
Une question néanmoins me préoccupe beaucoup : qu’est-ce qu’être “synthétique” en terme très prosaïques de nombre de pages ? Peut-on considérer qu’on a été synthétique en presque 10 pages ?
Merci pour vos conseils.
A bientôt,
Cordialement,
Daniel Janichon

Un commentaire par coulmont (16/03/2006 à 7:58)

Merci bien !
Sur la question du nombre de pages… je peux difficilement vous aider : certain-e-s candidat-e-s viennent de finir leur thèse, d’autres sont plus avancés (ATER, post-doc, recherche sur contrat, expérience administrative)… Gardez à l’esprit que le (ou la) rapporteur n’aura pas que votre dossier à lire, mais probablement une grosse dizaine et que ce genre de prose est facilement indigeste. Un conseil : donnez cette présentation analytique à lire à quelqu’un.

Un commentaire par A (19/03/2006 à 19:38)

Bonjour et merci de vos conseils!
Doit-on faire un RESUME de la thèse et des travaux publiés? Est-ce cela, une présentation “analytique”???
Merci à vous!

Un commentaire par coulmont (19/03/2006 à 19:53)

Ce qui vous est demandé est “un curriculum vitae donnant une présentation analytique de la thèse, des travaux, ouvrages, articles, réalisations et activités”… Est “analytique” ce “qui contient une analyse” : à mon avis un résumé de thèse est une forme d’analyse. C’est sur cet élément, le CV analytique, que la commission de spécialistes va en grande partie se décider. Donnez-lui les éléments permettant cette sélection.

Un commentaire par A (20/03/2006 à 11:00)

Merci à vous!
A.

Un commentaire par Régine BERCOT (27/03/2006 à 8:09)

Les renseignements que l’on trouve sur le site de Baptiste Coulmont sont fort utiles. Ils peuvent être complétés. Les candidats qui souhaitent connaitre les enjeux et tensions qui traversent les commissions de spécialiste en sociologie pourront se référer au site del’ASES qui est l’association qui fédère les enseignants du supérieur
http://www.ases-asso.com/index.php. Comprendre les enjeux de différents niveaux permet aussi de se décentrer. Certes le profil du candidat est excessivement important, il n’y a aucun doute sur le fait qu’il faut apprendre à se valoriser, à mettre en évidence avec précision son parcours. Mais ce qui se joue est aussi d’un autre ordre. Des priorités peuvent être construites en référence à la vie d’un département, aux équilibres entre laboratoires…
Sur ce site les candidats trouveront également des renvois sur les autres sites qui vous permettront de connaitre l’offre de postes… Mais aussi, l’offre de formation des différentes universités, quelques offres d’emplois, des colloques,

Un commentaire par Baptiste Coulmont » Archives » Recrutements - 2008 - wiki et questions (07/03/2008 à 10:17)

[…] j’ai essayé d’aider les candidates et candidats à constituer leur dossier. J’ai mis en ligne une série de conseils qui devraient aider certain°e°s d’entre vous : je ne compte plus les dossiers mal ficelés […]

Un commentaire par cendrines (23/03/2008 à 19:09)

Bonjour,

Merci pour vos précieux conseils. Je souhaiterais savoir si vous trouvez judicieux qu’un candidat résume le contenu des cours qu’il (a) dispense (é) dans le CV analytique.

Qu’en est-il des travaux anciens ? Pour ma part, j’ai développe le contenu de ma thèse mais pas de mon mémoire de maitrise, ni DEA, quelle est votre opinion ?

Je vous remercie pour votre attentiion,

Cendrine

Un commentaire par Baptiste Coulmont (23/03/2008 à 19:27)

Préciser le contenu des cours, sur quelques lignes, est toujours utile. Idem avec les responsabilités administratives.
Mémoires de maîtrise et de DEA… deviennent secondaires à cette étape.

Un commentaire par Aurélien (28/03/2008 à 12:47)

Bonjour,
Merci pour vos conseils. Est-il judicieux (autorisé, souhaitable, mal vu ?) de faire une lettre de motivation/présentation à destination des rapporteurs ? Si oui, quel format nous conseillez vous ?
J’ai commencé à rédiger des lettres mais je me demandais si ça ne risquait pas d’alourdir le dossier…
Merci d’avance pour votre réponse
Cordialement
Aurélien

Un commentaire par Baptiste Coulmont (28/03/2008 à 14:05)

Je ne sais pas quels sont les usages dans les autres disciplines… mais l’arrêté publié au JO (article 14) précise les pièces à fournir, en précisant bien “à l’exclusion de toute autre pièce”.
Il est peut-être plus utile, si vous voulez vraiment ajouter une autre pièce, de fournir au rapporteur un résumé en une page de votre candidature (ça lui facilitera le travail).

Un commentaire par Danielle (07/03/2009 à 19:33)

Merci de vos conseils. Est-il indispensable de résumer la thèse et de développer les cours dispensés antérieurement en cas de réintégration ?

Un commentaire par Devenir maître de conf’ : recrutement et activités des maîtres de conférences | Redoc Paris-Est (26/03/2013 à 19:30)

[…] un billet du sociologue Baptiste Coulmont. […]