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	<title>Comments on: La démission de Xavier Dunezat (suite)</title>
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	<description>Sociologies</description>
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		<title>By: une étudiante.</title>
		<link>http://coulmont.com/blog/2007/10/15/xavier-dunezat-demission-2/#comment-40753</link>
		<dc:creator>une étudiante.</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2008 10:05:46 +0000</pubDate>
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		<description>Etant élève de terminal,ce commentaire ne sera donc s&#039;en doute pas à la hauteur des autres. Cependant,si j&#039;ai l&#039;audace de donner mon avis sur ce texte,c&#039;est pour avoir connu Mr Dunezat,le temps d&#039;une année, en tant que professeur de sciences économiques.Malgré ses positions(tout a fait respectables),je tient a dire qu&#039;il possède une très bonne pédagogie, notament pour cette matiere ou certains sujet peuvent etre délicat à aborder.Cette lettre montre donc son courage a s&#039;exprimer,ce que peut aurait fait,j&#039;en  suis sur.Il n&#039;appartient donc a personne de discuter de ses prises de positions,qui sont ,de plus, justifier.J&#039;espere rencontrer d&#039;autres professeurs tel que lui dans mon parcour scolaire.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Etant élève de terminal,ce commentaire ne sera donc s&#8217;en doute pas à la hauteur des autres. Cependant,si j&#8217;ai l&#8217;audace de donner mon avis sur ce texte,c&#8217;est pour avoir connu Mr Dunezat,le temps d&#8217;une année, en tant que professeur de sciences économiques.Malgré ses positions(tout a fait respectables),je tient a dire qu&#8217;il possède une très bonne pédagogie, notament pour cette matiere ou certains sujet peuvent etre délicat à aborder.Cette lettre montre donc son courage a s&#8217;exprimer,ce que peut aurait fait,j&#8217;en  suis sur.Il n&#8217;appartient donc a personne de discuter de ses prises de positions,qui sont ,de plus, justifier.J&#8217;espere rencontrer d&#8217;autres professeurs tel que lui dans mon parcour scolaire.</p>
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		<title>By: Baptiste Coulmont</title>
		<link>http://coulmont.com/blog/2007/10/15/xavier-dunezat-demission-2/#comment-26844</link>
		<dc:creator>Baptiste Coulmont</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 10:45:32 +0000</pubDate>
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		<description>Chère Isabelle... Si vous ne retrouvez pas l&#039;article de Beaud, c&#039;est qu&#039;il ne l&#039;avait pas signé. L&#039;article est paru dans Genèses N° 25, décembre 1996, &quot;Le recrutement des maîtres de conférences en sociologie à l’Université. Chronique d’une procédure opaque et bâclée&quot;, par un &quot;Collectif de sociologues candidats à l’Université&quot;...
C&#039;est &quot;ancien&quot;, 11 ans, et peu de choses ont changé en effet.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Chère Isabelle&#8230; Si vous ne retrouvez pas l&#8217;article de Beaud, c&#8217;est qu&#8217;il ne l&#8217;avait pas signé. L&#8217;article est paru dans Genèses N° 25, décembre 1996, &#8220;Le recrutement des maîtres de conférences en sociologie à l’Université. Chronique d’une procédure opaque et bâclée&#8221;, par un &#8220;Collectif de sociologues candidats à l’Université&#8221;&#8230;<br />
C&#8217;est &#8220;ancien&#8221;, 11 ans, et peu de choses ont changé en effet.</p>
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	<item>
		<title>By: Isabelle Astier</title>
		<link>http://coulmont.com/blog/2007/10/15/xavier-dunezat-demission-2/#comment-26843</link>
		<dc:creator>Isabelle Astier</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 10:13:20 +0000</pubDate>
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		<description>Peut-être quelqu&#039;un pourrait  me (et &quot;nous&quot; par la même occasion) rappeler les références de l&#039;excellent article que Stéphane Beaud avait écrit il y a dizaine d&#039;années maintenant sur la procédure de recrutement des mcf? Peut-être Stéphane lui-même s&#039;il jette un coup d&#039;oeil parfois sur ce blog? A l&#039;époque je candidatais et j&#039;avais eu ce papier entre les mains, je l&#039;ai mal rangé et ne parviens pas à mettre la main dessus... mais il me semble qu&#039;il avait été repris dans une revue scientifique de sociologie, je ne sais plus laquelle. 
Je sur sûre que cela nous ferai un tout petit peu avancer...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-être quelqu&#8217;un pourrait  me (et &#8220;nous&#8221; par la même occasion) rappeler les références de l&#8217;excellent article que Stéphane Beaud avait écrit il y a dizaine d&#8217;années maintenant sur la procédure de recrutement des mcf? Peut-être Stéphane lui-même s&#8217;il jette un coup d&#8217;oeil parfois sur ce blog? A l&#8217;époque je candidatais et j&#8217;avais eu ce papier entre les mains, je l&#8217;ai mal rangé et ne parviens pas à mettre la main dessus&#8230; mais il me semble qu&#8217;il avait été repris dans une revue scientifique de sociologie, je ne sais plus laquelle.<br />
Je sur sûre que cela nous ferai un tout petit peu avancer&#8230;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Jean-Philippe Z</title>
		<link>http://coulmont.com/blog/2007/10/15/xavier-dunezat-demission-2/#comment-26777</link>
		<dc:creator>Jean-Philippe Z</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Oct 2007 13:17:58 +0000</pubDate>
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		<description>J&#039;ai découvert l&#039;expérience de Xavier Dunezat en lisant Le Monde. J&#039;ai presque eu le même parcours. Docteur, inscrit sur la liste nationale des maîtres de conférence, mais classe 2e ou 3e dans plusieurs universités faute d&#039;être chaperonné, j&#039;ai fini par passer le CAPES de sciences économiques et sociales (d&#039;ailleurs, il est scandaleux que dans l&#039;éducation secondaire, aucune passerelle ne soit prévue pour les gens ayant un très haut niveau d&#039;études - nous sommes obligés de passer le même concours que des bac + 3 ou + 4, le diplôme n&#039;est même pas un vecteur d&#039;avancement ou de supplément salarial). Et je peux vous dire que je connais beaucoup de docteurs décçus devenus profs de lycée, ou, pire, de doctorants qui ont tout laissé tombé.
J&#039;ai lu plus haut dans un commentaire que l&#039;université est une machine à broyer. Rien n&#039;est plus vrai. C&#039;est un hachoir mécanique. D&#039;un côté on fait entrer des esprit brillants, ceux qui sont trop durs sont rejetés ; les autres sont hâchés en une bouillie uniforme qu&#039;on appellera &quot;savoir universitaire à la française&quot; et qui, sur le marché international (je sais de quoi je parle, je connais beaucoup de profs de fac américains) ne vaut plus grand chose.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai découvert l&#8217;expérience de Xavier Dunezat en lisant Le Monde. J&#8217;ai presque eu le même parcours. Docteur, inscrit sur la liste nationale des maîtres de conférence, mais classe 2e ou 3e dans plusieurs universités faute d&#8217;être chaperonné, j&#8217;ai fini par passer le CAPES de sciences économiques et sociales (d&#8217;ailleurs, il est scandaleux que dans l&#8217;éducation secondaire, aucune passerelle ne soit prévue pour les gens ayant un très haut niveau d&#8217;études &#8211; nous sommes obligés de passer le même concours que des bac + 3 ou + 4, le diplôme n&#8217;est même pas un vecteur d&#8217;avancement ou de supplément salarial). Et je peux vous dire que je connais beaucoup de docteurs décçus devenus profs de lycée, ou, pire, de doctorants qui ont tout laissé tombé.<br />
J&#8217;ai lu plus haut dans un commentaire que l&#8217;université est une machine à broyer. Rien n&#8217;est plus vrai. C&#8217;est un hachoir mécanique. D&#8217;un côté on fait entrer des esprit brillants, ceux qui sont trop durs sont rejetés ; les autres sont hâchés en une bouillie uniforme qu&#8217;on appellera &#8220;savoir universitaire à la française&#8221; et qui, sur le marché international (je sais de quoi je parle, je connais beaucoup de profs de fac américains) ne vaut plus grand chose.</p>
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	<item>
		<title>By: Barbara Streiden</title>
		<link>http://coulmont.com/blog/2007/10/15/xavier-dunezat-demission-2/#comment-26559</link>
		<dc:creator>Barbara Streiden</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Oct 2007 19:36:16 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://coulmont.com/blog/2007/10/15/xavier-dunezat-demission-2/#comment-26559</guid>
		<description>Je cite &quot;Eviter de recruter les gens qui sortent tout juste de la thèse. Trop jeunes, ils sont trop verts, souvent trop fiers. Penser à ce qu’un candidat peut apporter à la collectivité. Ne pas avoir peur des fortes personnalités. Ni des bons candidats. Ni de ceux qui travaillent sur le même sujet que soi. Se méfier des petits gars ou des petites filles insipides ( que les commissions de spécialistes aiment tant et qui vident les amphithéâtres tant ils sont ennuyeux et centrés sur soi). Oser aimer le style. Recruter des gens qui donnent envie de se bouger - de changer ses habitudes, de travailler. Sinon, les universités, au moins dans les sciences sociales et les sciences humaines, seront vides. Et ce sera justice.&quot;

Oui, mais le problème c&#039;est qu&#039;un étudiant qui  pense est un étudiant non influencable (ou très peu)...
On préfère un pur produit de l&#039;université, bien maléable, plutôt qu&#039;un professionnel revenu sur les bancs de la fac, avec ses idées, ses convictions, son enthousiasme...
Autre chose : 
En disant que je n&#039;avais pas eu l&#039;occasion de continuer en doctorat alors qu&#039;une autre personne s&#039;était vu proposer le doctorat en ayant eu un résultat (soutenance) inférieur, ce n&#039;est pas par mesquinerie ou jalousie.
mais je pose une question essentielle :  sur quels critères se basent-ils ?
Pourquoi garder un système de notation et ne pas simplement valider les crédits, voire donner une appréciation...
Ce système de note n&#039;a aucune valeur... qui se fiche de savoir qu&#039;on a obtenu le maaster avec 16 de moyenne??? (a part l&#039;école doctorale... et encore...).
Cela reste à la discrétion du jury (l&#039;entrée en doctorat) et pas sur des critères toujours objectifs. 
Quant à la personne qui s&#039;est vu proposer une entrée en doctorat, elle a aussi eu de très bons résultats, mais je pense que son sujet collait plus avec les interêts des profs. 
Ce que je reproche ici, c&#039;est le manque de transparence quant aux décisions prises et surtout un manque total d&#039;aiguillage (mon sujet de recherche peut intéresser d&#039;autres universités, mais un appui de la part des profs -qui, je le rappelle, me poussaient à continuer en doctorat- aurait été fort apprécié...). 
Pas assez maléable et inutilisable au sein de l&#039;université (il faut remplir les labos...), je ne valais certainement pas le cout.
le problème de l&#039;université, c&#039;est qu&#039;elle se permet de juger les pratiques professionnelles des autres, qu&#039;elles fait la propagandes d&#039;idées (pour celle d&#039;où je viens, de gauche pur souche) qu&#039;elle ne s&#039;applique pas!
Fait ce que je dis....
J&#039;arrête ici mes commentaires. Désolée d&#039;avoir pris autant de place...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je cite &#8220;Eviter de recruter les gens qui sortent tout juste de la thèse. Trop jeunes, ils sont trop verts, souvent trop fiers. Penser à ce qu’un candidat peut apporter à la collectivité. Ne pas avoir peur des fortes personnalités. Ni des bons candidats. Ni de ceux qui travaillent sur le même sujet que soi. Se méfier des petits gars ou des petites filles insipides ( que les commissions de spécialistes aiment tant et qui vident les amphithéâtres tant ils sont ennuyeux et centrés sur soi). Oser aimer le style. Recruter des gens qui donnent envie de se bouger &#8211; de changer ses habitudes, de travailler. Sinon, les universités, au moins dans les sciences sociales et les sciences humaines, seront vides. Et ce sera justice.&#8221;</p>
<p>Oui, mais le problème c&#8217;est qu&#8217;un étudiant qui  pense est un étudiant non influencable (ou très peu)&#8230;<br />
On préfère un pur produit de l&#8217;université, bien maléable, plutôt qu&#8217;un professionnel revenu sur les bancs de la fac, avec ses idées, ses convictions, son enthousiasme&#8230;<br />
Autre chose :<br />
En disant que je n&#8217;avais pas eu l&#8217;occasion de continuer en doctorat alors qu&#8217;une autre personne s&#8217;était vu proposer le doctorat en ayant eu un résultat (soutenance) inférieur, ce n&#8217;est pas par mesquinerie ou jalousie.<br />
mais je pose une question essentielle :  sur quels critères se basent-ils ?<br />
Pourquoi garder un système de notation et ne pas simplement valider les crédits, voire donner une appréciation&#8230;<br />
Ce système de note n&#8217;a aucune valeur&#8230; qui se fiche de savoir qu&#8217;on a obtenu le maaster avec 16 de moyenne??? (a part l&#8217;école doctorale&#8230; et encore&#8230;).<br />
Cela reste à la discrétion du jury (l&#8217;entrée en doctorat) et pas sur des critères toujours objectifs.<br />
Quant à la personne qui s&#8217;est vu proposer une entrée en doctorat, elle a aussi eu de très bons résultats, mais je pense que son sujet collait plus avec les interêts des profs.<br />
Ce que je reproche ici, c&#8217;est le manque de transparence quant aux décisions prises et surtout un manque total d&#8217;aiguillage (mon sujet de recherche peut intéresser d&#8217;autres universités, mais un appui de la part des profs -qui, je le rappelle, me poussaient à continuer en doctorat- aurait été fort apprécié&#8230;).<br />
Pas assez maléable et inutilisable au sein de l&#8217;université (il faut remplir les labos&#8230;), je ne valais certainement pas le cout.<br />
le problème de l&#8217;université, c&#8217;est qu&#8217;elle se permet de juger les pratiques professionnelles des autres, qu&#8217;elles fait la propagandes d&#8217;idées (pour celle d&#8217;où je viens, de gauche pur souche) qu&#8217;elle ne s&#8217;applique pas!<br />
Fait ce que je dis&#8230;.<br />
J&#8217;arrête ici mes commentaires. Désolée d&#8217;avoir pris autant de place&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Barbara Streiden</title>
		<link>http://coulmont.com/blog/2007/10/15/xavier-dunezat-demission-2/#comment-26549</link>
		<dc:creator>Barbara Streiden</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Oct 2007 15:39:36 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://coulmont.com/blog/2007/10/15/xavier-dunezat-demission-2/#comment-26549</guid>
		<description>Diplomée depuis septembre avec un master ; je suis assez d&#039;accord avec l&#039;ensemble des commentaires rédigés précédemment.
Vous y parlez de tricheries, de copinages etc...
Ce dont on ne parle pas assez, c&#039;est du marketing... que dis-je, de la publicité mensongère faite auprès des étudiants pour vendre des formations sans aucune valeur sur le marché de l&#039;emploi!
On ne parle pas non plus de ces professeurs multi casquettes, persuadés de produire de &quot;l&#039;élite&quot;, qui ne descendent pas de leur petit nuage composé de belles théories, et qui méprisent totalement les étudiants.
Je vais vous parler de mon expérience (disons que je vais parler pour la promotion entière qui vient de sortir de cette formation, désespérée d&#039;avoir misé sur le mauvais cheval...)

j&#039;ai repris les études il y a trois ans, après un licenciement. J&#039;ai donc refait le parcours L3/M1/M2.
En fin de M1, j&#039;avais le choix entre continuer en M2 ou travailler (un poste m&#039;avait été proposé).
J&#039;ai pensé que je n&#039;aurais plus l&#039;opportunité d&#039;être acceptée en M2, et que tant que j&#039;étais dans la dynamique...il fallait y aller.
J&#039;ai donc intégré un M2 professionnel, soit disant en alternance (c&#039;est en fait un stage long entre 350 et 750 heures),  sensé nous rendre opérationnel.
Après quelques semaines, nous (la promotion) nous sommes posés les premières questions : les cours restaient très théoriques, pas de méthodo, bref... nous étions très décus. 
Même nos stages étaient peu suivis, et les cours ont continué à être théoriques, bref, un master professionnel qui ne rend pas ses étudiants opérationnels...étonnant ? Que Nenni!

La fin de l&#039;année approchait, les mémoires devaient se terminer... nous passions presque tous en septembre... 
Les master recherche, eux, sont beaucoup plus considérés : comme l&#039;a dit un prof de fac connu de mon père &quot;les masters pros, c&#039;est un peu comme les bacs pros&quot;.

Et pourtant, entre nos cours bien chargés, notre stage et notre mémoire de recherche (aussi exigeant que pour les M2Recherche) il me semble que le M2 pro n&#039;a rien a envier aux M2 recherche... et pourtant...

Je passe ma soutenance. mention TB. 
Les félicitations fusent, on parle d&#039;une entrée possible en doctorat...

Je reprend mes esprits durant une semaine, je me pose des questions. Je discute avec mes proches, avec les personnes de la promo... et si je tentais le doctorat... pour moi... pas pour devenir prof de fac, juste pour la performance...
Allez, je fonce. je rédige un mail à ma directrice de mémoire et au directeur de master.
la première me répond très directement et très honnêtement (je n&#039;en attendais pas moins d&#039;elle et c&#039;est d&#039;ailleurs l&#039;une des seules profs de fac que j&#039;ai réellement apprécié de part sa franchise et son enthousiasme) qu&#039;il fallait repasser par la case M2 R. 

L&#039;autre me renvoie un mail avec une PJ de 700 pages : inspirez vous pour votre thèse.

Je n&#039;y comprends plus rien. Une autre étudiante avait la possibilité d&#039;entrer en thèse, avec une note moins élevée et sans repasser par la case recherche. Pourquoi pas moi?

Je reçois un appel : le secrétariat de la fac . &quot; ca vous interesse toujours d&#039;entrer en M2 recherche? Parce que vous avez le week end pour faire votre dossier de candidature auprès de l&#039;école doctorale, et donc, un topo de deux pages sur votre projet de recherche&quot;. 
je refuse, écoeurée.

Aujourd&#039;hui, je suis diplomée, en recherche d&#039;emploi et franchement pessimiste quant à la valorisation de ce diplôme.
Inconnu des entreprises (par rapport à d&#039;autres masters, comme celui de lille 1 par ex), pas plus professionnel que le master recherche, il n&#039;a fait que compliquer la tâche : travailler dans quoi, pour qui? En RH, les BAC+2 s&#039;en sortent mieux que nous... [s&#039;il n&#039;y avait que ça..]

Durant toute l&#039;année, une tentative de lavage de cerveau a été faite : &quot;vous pourrez travailler auprès des CIO, des centres de bilan, des entreprises en tant que conseiller formation, dans le recrutements... &quot;
d&#039;ailleurs la plaquette &quot;marketing&quot; avance ces arguments...
Aujourd&#039;hui, 3 personnes de la promotion ont un travail, dont deux parce qu&#039;ils ont réintégré leur poste initial.
Les autres... cherchent et se posent des questions : comment valoriser des compétences que l&#039;on est sensé avoir acquises, mais que nous n&#039;avons pas?

Personnellement, j&#039;ai repris des cours en RH au CNAM, parce que c&#039;est le seul moyen d&#039;améliorer mon employabilité.
Mais la formation tout au long de la vie, celle que l&#039;on nous sert à toutes les sauces, ça a un prix...avoir un master pro et ne pas être opérationnel, c&#039;est être obligé de prendre un job &quot;en attendant&quot; et à payer des cours à 100 euros l&#039;UE...

Finalement, c&#039;est de la pure escroquerie...
L&#039;université de forme pas des travailleurs, elle forme pour  faire mousser les quelques esprits narcissiques qui peuplent ce monde à part... 
La moitié des profs se masturbent avec leurs théories , enfermés dans leur bulle élitiste. Il prônent la tolérance, ils prônent l&#039;égalité des chances et l&#039;importance des liens à mettre en place entre l&#039;université et l&#039;entreprise...beaux discours...pas d&#039;agissements...

Notre directeur de master était un exemple type de &quot;l&#039;égocentrique compulsif&quot;.
 Il ne cessait de répéter qu&#039;il avait inventé des paradigmes, et il a l&#039;audace de croire que son nom est gravé à jamais dans la pierre de la connaissance sur le sujet qu&#039;il étudie.
Par ailleurs, il est convaincu que les étudiants qui passent dans &quot;son&quot; master font partie de l&#039;élite (dit textuellement à l&#039;un des étudiants!);

Voilà un exemple parlant de l&#039;université.
On sélectionne à l&#039;entrée des M2 sur dossier et entretien. On nous juge avec les partiels, avec les rapports de stage et surtout avec un mémoire exigeant (ceux qui ont voulu tenter le minimum ont frôlé la catastrophe...).
Je n&#039;ai pas voulu faire un M2 pour la frime ou pour valider un titre. Hors, à cet instant, ce M2 n&#039;est que la validation d&#039;un BAC +5.
Et dire qu&#039;il y a 20 ans je voulais être coiffeuse... si j&#039;avais su...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Diplomée depuis septembre avec un master ; je suis assez d&#8217;accord avec l&#8217;ensemble des commentaires rédigés précédemment.<br />
Vous y parlez de tricheries, de copinages etc&#8230;<br />
Ce dont on ne parle pas assez, c&#8217;est du marketing&#8230; que dis-je, de la publicité mensongère faite auprès des étudiants pour vendre des formations sans aucune valeur sur le marché de l&#8217;emploi!<br />
On ne parle pas non plus de ces professeurs multi casquettes, persuadés de produire de &#8220;l&#8217;élite&#8221;, qui ne descendent pas de leur petit nuage composé de belles théories, et qui méprisent totalement les étudiants.<br />
Je vais vous parler de mon expérience (disons que je vais parler pour la promotion entière qui vient de sortir de cette formation, désespérée d&#8217;avoir misé sur le mauvais cheval&#8230;)</p>
<p>j&#8217;ai repris les études il y a trois ans, après un licenciement. J&#8217;ai donc refait le parcours L3/M1/M2.<br />
En fin de M1, j&#8217;avais le choix entre continuer en M2 ou travailler (un poste m&#8217;avait été proposé).<br />
J&#8217;ai pensé que je n&#8217;aurais plus l&#8217;opportunité d&#8217;être acceptée en M2, et que tant que j&#8217;étais dans la dynamique&#8230;il fallait y aller.<br />
J&#8217;ai donc intégré un M2 professionnel, soit disant en alternance (c&#8217;est en fait un stage long entre 350 et 750 heures),  sensé nous rendre opérationnel.<br />
Après quelques semaines, nous (la promotion) nous sommes posés les premières questions : les cours restaient très théoriques, pas de méthodo, bref&#8230; nous étions très décus.<br />
Même nos stages étaient peu suivis, et les cours ont continué à être théoriques, bref, un master professionnel qui ne rend pas ses étudiants opérationnels&#8230;étonnant ? Que Nenni!</p>
<p>La fin de l&#8217;année approchait, les mémoires devaient se terminer&#8230; nous passions presque tous en septembre&#8230;<br />
Les master recherche, eux, sont beaucoup plus considérés : comme l&#8217;a dit un prof de fac connu de mon père &#8220;les masters pros, c&#8217;est un peu comme les bacs pros&#8221;.</p>
<p>Et pourtant, entre nos cours bien chargés, notre stage et notre mémoire de recherche (aussi exigeant que pour les M2Recherche) il me semble que le M2 pro n&#8217;a rien a envier aux M2 recherche&#8230; et pourtant&#8230;</p>
<p>Je passe ma soutenance. mention TB.<br />
Les félicitations fusent, on parle d&#8217;une entrée possible en doctorat&#8230;</p>
<p>Je reprend mes esprits durant une semaine, je me pose des questions. Je discute avec mes proches, avec les personnes de la promo&#8230; et si je tentais le doctorat&#8230; pour moi&#8230; pas pour devenir prof de fac, juste pour la performance&#8230;<br />
Allez, je fonce. je rédige un mail à ma directrice de mémoire et au directeur de master.<br />
la première me répond très directement et très honnêtement (je n&#8217;en attendais pas moins d&#8217;elle et c&#8217;est d&#8217;ailleurs l&#8217;une des seules profs de fac que j&#8217;ai réellement apprécié de part sa franchise et son enthousiasme) qu&#8217;il fallait repasser par la case M2 R. </p>
<p>L&#8217;autre me renvoie un mail avec une PJ de 700 pages : inspirez vous pour votre thèse.</p>
<p>Je n&#8217;y comprends plus rien. Une autre étudiante avait la possibilité d&#8217;entrer en thèse, avec une note moins élevée et sans repasser par la case recherche. Pourquoi pas moi?</p>
<p>Je reçois un appel : le secrétariat de la fac . &#8221; ca vous interesse toujours d&#8217;entrer en M2 recherche? Parce que vous avez le week end pour faire votre dossier de candidature auprès de l&#8217;école doctorale, et donc, un topo de deux pages sur votre projet de recherche&#8221;.<br />
je refuse, écoeurée.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, je suis diplomée, en recherche d&#8217;emploi et franchement pessimiste quant à la valorisation de ce diplôme.<br />
Inconnu des entreprises (par rapport à d&#8217;autres masters, comme celui de lille 1 par ex), pas plus professionnel que le master recherche, il n&#8217;a fait que compliquer la tâche : travailler dans quoi, pour qui? En RH, les BAC+2 s&#8217;en sortent mieux que nous&#8230; [s'il n'y avait que ça..]</p>
<p>Durant toute l&#8217;année, une tentative de lavage de cerveau a été faite : &#8220;vous pourrez travailler auprès des CIO, des centres de bilan, des entreprises en tant que conseiller formation, dans le recrutements&#8230; &#8221;<br />
d&#8217;ailleurs la plaquette &#8220;marketing&#8221; avance ces arguments&#8230;<br />
Aujourd&#8217;hui, 3 personnes de la promotion ont un travail, dont deux parce qu&#8217;ils ont réintégré leur poste initial.<br />
Les autres&#8230; cherchent et se posent des questions : comment valoriser des compétences que l&#8217;on est sensé avoir acquises, mais que nous n&#8217;avons pas?</p>
<p>Personnellement, j&#8217;ai repris des cours en RH au CNAM, parce que c&#8217;est le seul moyen d&#8217;améliorer mon employabilité.<br />
Mais la formation tout au long de la vie, celle que l&#8217;on nous sert à toutes les sauces, ça a un prix&#8230;avoir un master pro et ne pas être opérationnel, c&#8217;est être obligé de prendre un job &#8220;en attendant&#8221; et à payer des cours à 100 euros l&#8217;UE&#8230;</p>
<p>Finalement, c&#8217;est de la pure escroquerie&#8230;<br />
L&#8217;université de forme pas des travailleurs, elle forme pour  faire mousser les quelques esprits narcissiques qui peuplent ce monde à part&#8230;<br />
La moitié des profs se masturbent avec leurs théories , enfermés dans leur bulle élitiste. Il prônent la tolérance, ils prônent l&#8217;égalité des chances et l&#8217;importance des liens à mettre en place entre l&#8217;université et l&#8217;entreprise&#8230;beaux discours&#8230;pas d&#8217;agissements&#8230;</p>
<p>Notre directeur de master était un exemple type de &#8220;l&#8217;égocentrique compulsif&#8221;.<br />
 Il ne cessait de répéter qu&#8217;il avait inventé des paradigmes, et il a l&#8217;audace de croire que son nom est gravé à jamais dans la pierre de la connaissance sur le sujet qu&#8217;il étudie.<br />
Par ailleurs, il est convaincu que les étudiants qui passent dans &#8220;son&#8221; master font partie de l&#8217;élite (dit textuellement à l&#8217;un des étudiants!);</p>
<p>Voilà un exemple parlant de l&#8217;université.<br />
On sélectionne à l&#8217;entrée des M2 sur dossier et entretien. On nous juge avec les partiels, avec les rapports de stage et surtout avec un mémoire exigeant (ceux qui ont voulu tenter le minimum ont frôlé la catastrophe&#8230;).<br />
Je n&#8217;ai pas voulu faire un M2 pour la frime ou pour valider un titre. Hors, à cet instant, ce M2 n&#8217;est que la validation d&#8217;un BAC +5.<br />
Et dire qu&#8217;il y a 20 ans je voulais être coiffeuse&#8230; si j&#8217;avais su&#8230;</p>
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