Billet

Le noyautage

Billet publié le 12/10/2008

Après avoir été publiquement ridiculisé et professionnellement humilié, en faisant soutenir une non-thèse qui engageait sa responsabilité de directeur, Michel écrivait :

[...] pourquoi ne pas supprimer le CNU, superfétatoire et laisser les commissions puiser dans le vivier des docteurs, sur le fondement de leurs dossiers. Après tout, ce sont toujours des professeurs qui composent les jurys de thèses, le CNU et les commissions. Multiplier les échelons favorise le contrôle de tous sur tous, ou plutôt du petit clan de ceux qui «sont dans toutes les commissions» sur tous les autres.
source

C’était après avoir été nommé (par un ministre de l’enseignement supérieur) au Conseil d’Administration du CNRS.
Puis il fait publier, par le CNRS, ses oeuvres complètes… (un gros tome pour l’instant, on attend avec impatience la suite)
Puis il a été nommé (par une ministre de l’enseignement supérieur), au Conseil national des universités, qu’il souhaitait pourtant “supprimer”.
Puis il a été nommé (contre l’avis du jury, par la même ministre de l’enseignement supérieur) à l’Institut univ*rsitaire de France.
Bilan : quelques années après avoir théorisé qu’être partout favorise le contrôle sur les autres, il est presque arrivé au but. Toutes mes félicitations ! (J’espère qu’avec ça, il favorisera ma carrière.)
Pour en savoir plus : Sylvestre Huet sur son blog ; Denis Colombi sur le sien ; liens-socio et T. Mendès-France.

5 commentaires

Un commentaire par christian Pihet (12/10/2008 à 11:06)

C’est effectivement une carrière que les astres ont favorisé !

Un commentaire par Joël (12/10/2008 à 13:22)

La carrière mandarinale de MM doit tant à l’intervention politique que j’ai pensé, jusqu’à cette histoire d’IUF, qu’il n’était pas improbable qu’il soit nommé à la tête du nouvel institut SHS du CNRS.
Cette histoire ne peut par ailleurs que rendre pessimiste sur les conséquences d’une intervention accrue d’autorités hétéronomes dans l’enseignement supérieur et la recherche…

Un commentaire par Une heure de peine (12/10/2008 à 15:06)

C’est à dessein que vous ne citez pas son nom ? :D

Un commentaire par Baptiste Coulmont (12/10/2008 à 16:00)

>Oui. Comme ce billet est surtout un billet d’humeur, je ne voulais pas trop personnaliser l’affaire. Et il (ou ses étudiants) surveille : j’ai reçu une lettre de sa part suite à une pétition en 2005-2006, de même qu’un des éditeurs de sa page wikipedia.
[plus de précisions ici]

Un commentaire par Fr. (12/10/2008 à 18:43)

J’ai également reçu un courrier de sa part (ou de la part d’un de ses étudiants), à l’adresse de mes parents d’ailleurs — le data mining de l’expéditeur était de faible qualité.