Billet

Mon premier réseau

Billet publié le 25/08/2009

Il y a un peu plus d’un an, j’ai commencé à prendre en photo et à collectionner les affiches que les églises “africaines” utilisent pour leurs “Grandes Croisades d’Evangélisation”. J’en avais parlé rapidement ici : “Grandes Croisades à Paris” (billet de septembre 2008).
J’ai maintenant presque 70 affiches en provenance d’une cinquantaine d’églises, qui donnent des informations sur environ 150 individus. Petit à petit, j’ai cru remarquer que certaines personnes “revenaient”, et que sous la collection d’affiches se cachait peut-être un réseau. Grâce à R (le logiciel “open-source” d’analyse statistique et au “package sna”, on peut faire une analyse de réseau rapide (et sans doute aussi une analyse fouillée, mais je ne l’ai pas encore faite).
reseau eglises
Dans le schéma ci-dessus on voit apparaître, en effet, quelques petits réseaux, mais surtout des pasteurs dispersés. Je n’en dirai pas plus ici, en tout cas pas maintenant.

3 commentaires

Un commentaire par Fr. (26/08/2009 à 10:32)

Si elles ont des sites Internet tu peux obtenir une SNA des liens avec VOSON.

Un commentaire par Baptiste Coulmont (26/08/2009 à 10:41)

elles sont peu nombreuses à avoir des sites (une dizaine sur la soixantaine d’affiches)… mais il existe un facebook-like pour les évangéliques, topchretien.org

Un commentaire par Frédéric Dejean (01/09/2009 à 18:16)

Pas mal les réseaux. Mon impression générale est que l’image de la “nébuleuse” fréquemment utilisée pour ces milieux est particulièrement pertinente. Il y a en effet un éclatement institutionnel très fort. S’il y a bien des réseaux qui se dessinent, je crois qu’ils existent davantage à une échelle supranationale. On voit ainsi souvent sur les affiches la venue annoncée de tel pasteur venant de Bruxelles, de Montréal ou d’ailleurs. C’est le bon vieux principe du donnant-donnant: tu me fais venir dans ton église, et en retour, tu viens prêcher dans la mienne. Un peu comme les chercheurs qui se citent entre eux…. Bon, la comparaison a ses limites. Pour ma part, je distingue je fais une typologie des églises d’expression africaines en trois classes: celles crées en France, appartenant à des organisations comme la FEF ou la FPF; les églises locales d’églises transnationales (Church of Pentecost, Redeemed Christian Church of God, Mountain of fire and miracle ministries…) et les églises indépendantes. Les affiches viennent de ces dernières. Mon impression est que plus une église est socialement invisible, plus elle a besoin de ces affiches de manière à créer une forme de visibilité. Juste une hypothèse. En tout cas, j’aimerais bien en rediscuter de visu.
Amicalement.