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	<title>Comments on: Canal plus</title>
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	<description>Sociologies</description>
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		<title>By: Baptiste Coulmont</title>
		<link>http://coulmont.com/blog/2010/02/26/canal-plus/#comment-57936</link>
		<dc:creator>Baptiste Coulmont</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 08:53:37 +0000</pubDate>
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		<description>&gt;Denys : je dirai &quot;on invite &lt;i&gt;encore&lt;/i&gt; Frédéric Lenoir&quot;, mais pour combien de temps encore... ? Avec un peu de travail, je peux devenir l&#039;invité universel. ;-)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&gt;Denys : je dirai &#8220;on invite <i>encore</i> Frédéric Lenoir&#8221;, mais pour combien de temps encore&#8230; ? Avec un peu de travail, je peux devenir l&#8217;invité universel. ;-)</p>
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		<title>By: Denys</title>
		<link>http://coulmont.com/blog/2010/02/26/canal-plus/#comment-57931</link>
		<dc:creator>Denys</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 08:34:03 +0000</pubDate>
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		<description>Par contre, quand L&#039;Edition Spéciale s&#039;intéresse dans son édition du 5 mars : http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3355-c-p-edition-speciale.html au développement  des églises évangéliques, avec d&#039;ailleurs un intéressant sujet consacré à un pasteur américain, ancien Marine, dont l&#039;audience, très homogène, très jeune, très majoritairement féminine, se distingue sans doute assez nettement de celle de ses homologues africains, on invite Frédéric Lenoir.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Par contre, quand L&#8217;Edition Spéciale s&#8217;intéresse dans son édition du 5 mars : <a href="http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3355-c-p-edition-speciale.html" rel="nofollow">http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3355-c-p-edition-speciale.html</a> au développement  des églises évangéliques, avec d&#8217;ailleurs un intéressant sujet consacré à un pasteur américain, ancien Marine, dont l&#8217;audience, très homogène, très jeune, très majoritairement féminine, se distingue sans doute assez nettement de celle de ses homologues africains, on invite Frédéric Lenoir.</p>
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		<title>By: Régis</title>
		<link>http://coulmont.com/blog/2010/02/26/canal-plus/#comment-56964</link>
		<dc:creator>Régis</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 16:45:24 +0000</pubDate>
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		<description>L&#039;histogramme que vous présentez a le mérite de montrer que c&#039;est le &quot;héros de la Marne&quot; que les milieux populaires ont honoré. Evidemment la Marne est une victoire tactique discutable, et une victoire stratégique qui ne doit pas grand chose à Joffre, mais à ses chefs de corps qui ont eu l&#039;heureuse idée de déclencher, sans ordre clair et sans concentration, une contre-offensive qui a marché- mais il fallait un homme pour incarner cette victoire et la propagande a été remarquable dans son utilisation de Joffre, sympathique baderne en superficie, sévère avec les hommes et encore plus vis-à-vis des officiers supérieurs et généraux)
En 1917, alors que Joffre a été limogé, même s&#039;il a été élevé au rang de maréchal de France, et s&#039;il est envoyé aux USA pour une mission prestigieuse qu&#039;il accomplit sans faute (et la propagande française s&#039;en fait l&#039;écho) quelque chose s&#039;est grippé entre Joffre et les Français. En 1919, alors qu&#039;il défile aux côtés de Foch au défilé de la victoire, sa popularité relève du résidu. Petite résurgence en 1929-30 lors de sa mort. Petite résurgence sous Vichy et le culte du maréchal Pétain. Et de minimes rechutes une génération plus tard.
Avez-vous trace de Foch ou Fochette? il semble que le vrai vainqueur de la Grande Guerre n&#039;ait pas laissé grande trace dans les prénoms en France. Ce n&#039;était pas un républicain! en revanche il y a des avenues Foch un peu partout, surtout dans les anciens quartiers royalistes où on a débaptisé certaines voies qui renvoyaient à une personnalité vraiment réactionnaire (à Lyon, l&#039;avenue Foch était auparavant l&#039;avenue de Noailles...)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;histogramme que vous présentez a le mérite de montrer que c&#8217;est le &#8220;héros de la Marne&#8221; que les milieux populaires ont honoré. Evidemment la Marne est une victoire tactique discutable, et une victoire stratégique qui ne doit pas grand chose à Joffre, mais à ses chefs de corps qui ont eu l&#8217;heureuse idée de déclencher, sans ordre clair et sans concentration, une contre-offensive qui a marché- mais il fallait un homme pour incarner cette victoire et la propagande a été remarquable dans son utilisation de Joffre, sympathique baderne en superficie, sévère avec les hommes et encore plus vis-à-vis des officiers supérieurs et généraux)<br />
En 1917, alors que Joffre a été limogé, même s&#8217;il a été élevé au rang de maréchal de France, et s&#8217;il est envoyé aux USA pour une mission prestigieuse qu&#8217;il accomplit sans faute (et la propagande française s&#8217;en fait l&#8217;écho) quelque chose s&#8217;est grippé entre Joffre et les Français. En 1919, alors qu&#8217;il défile aux côtés de Foch au défilé de la victoire, sa popularité relève du résidu. Petite résurgence en 1929-30 lors de sa mort. Petite résurgence sous Vichy et le culte du maréchal Pétain. Et de minimes rechutes une génération plus tard.<br />
Avez-vous trace de Foch ou Fochette? il semble que le vrai vainqueur de la Grande Guerre n&#8217;ait pas laissé grande trace dans les prénoms en France. Ce n&#8217;était pas un républicain! en revanche il y a des avenues Foch un peu partout, surtout dans les anciens quartiers royalistes où on a débaptisé certaines voies qui renvoyaient à une personnalité vraiment réactionnaire (à Lyon, l&#8217;avenue Foch était auparavant l&#8217;avenue de Noailles&#8230;)</p>
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		<title>By: Baptiste Coulmont</title>
		<link>http://coulmont.com/blog/2010/02/26/canal-plus/#comment-56952</link>
		<dc:creator>Baptiste Coulmont</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 15:12:31 +0000</pubDate>
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		<description>Sur les Joffrette : http://coulmont.com/blog/2008/11/10/des-baby-barack/</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Sur les Joffrette : <a href="http://coulmont.com/blog/2008/11/10/des-baby-barack/" rel="nofollow">http://coulmont.com/blog/2008/11/10/des-baby-barack/</a></p>
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		<title>By: Régis</title>
		<link>http://coulmont.com/blog/2010/02/26/canal-plus/#comment-56942</link>
		<dc:creator>Régis</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 13:51:05 +0000</pubDate>
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		<description>Le choix du prénom est aujourd&#039;hui le fait des parents; les cycles seront certainement plus courts. Je crains que les Léa d&#039;aujourd&#039;hui ne deviennent ringardes beaucoup plus vite que les Georgette d&#039;hier (ou autres diminutifs familiers acceptés par les officiers d&#039;état civil avec bienveillance*)
Dansune structure familiale catholique traditionnelle, les grands-parents tenant sur les fonds baptismaux les deux premiers nés, le premier prénom avait un cycle de deux générations; sinon, lorsque les grands_parents étaient morts, les oncles et tantes prenaient le relais.
L&#039;urbanisation et l&#039;éclatement de la famille verticale ont entraîné la caducité de cette coutume. Ma mère, qui a 70 ans, s&#039;est quand même vue affublée du nom de son père et de deux de ses tantes, d&#039;où un Marcelle Louise Francine (il n&#039;y avait plus aucun autre parent proche)
Je suis de la fin des années 60 et mes parents, complètement urbains, mais mes grands-parents paternels étaient des ruraux, ont cherché une prénom qui fasse un peu mode, sans plus, mais ont consulté leurs parents. Mon grand-père paternel voulait que je m&#039;appelle comme lui, cela paraissait naturel. Comme ses rapports avec ma mère étaient difficiles, histoire de me &quot;déruraliser&quot;, ma mère s&#039;y est opposée.
Ma grand-mère et mon arrière-grand-mère, deux finaudes, ont proposé: Régis, à cette époque peu courant, et mes parents ont accepté de très bon coeur. Pour faire bonne mesure on m&#039;a également prénommé Jean et Marie (que l&#039;officier d&#039;état civil a inscrit comme Jean-Marie...).
La ruse de mes aïeules, je ne l&#039;ai comprise que beaucoup plus tard.
Mon grand-père paternel était communément appelé François. A sa mort, je me suis occupé des formalités administratives, et je découvre qu&#039;en fait il s&#039;appelle Jean-François. (avec un tiret). Son saint patron n&#039;est donc pas Saint François d&#039;Assise, mais Saint Jean-François... Régis, qui ramena au catholicisme le Velay et le Vivarais. De manière quasi invisible, on m&#039;avait raccroché à la tradition familiale et enté dans le terroir régional catholique en me donnant pour patron un jésuite missionnaire ayant &quot;réussi&quot; dans la Contre-Réforme.
Lorsque vous étudiez la sociologie des premiers prénoms, vous dîtes souvent que le second prénom est celui qui marque l&#039;enfant. Peut-être y a-t-il dans le premier prénom des mystères à explorer...
* Il y a bien eu plusieurs centaines de Joffrette entre 1916 et 1920...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le choix du prénom est aujourd&#8217;hui le fait des parents; les cycles seront certainement plus courts. Je crains que les Léa d&#8217;aujourd&#8217;hui ne deviennent ringardes beaucoup plus vite que les Georgette d&#8217;hier (ou autres diminutifs familiers acceptés par les officiers d&#8217;état civil avec bienveillance*)<br />
Dansune structure familiale catholique traditionnelle, les grands-parents tenant sur les fonds baptismaux les deux premiers nés, le premier prénom avait un cycle de deux générations; sinon, lorsque les grands_parents étaient morts, les oncles et tantes prenaient le relais.<br />
L&#8217;urbanisation et l&#8217;éclatement de la famille verticale ont entraîné la caducité de cette coutume. Ma mère, qui a 70 ans, s&#8217;est quand même vue affublée du nom de son père et de deux de ses tantes, d&#8217;où un Marcelle Louise Francine (il n&#8217;y avait plus aucun autre parent proche)<br />
Je suis de la fin des années 60 et mes parents, complètement urbains, mais mes grands-parents paternels étaient des ruraux, ont cherché une prénom qui fasse un peu mode, sans plus, mais ont consulté leurs parents. Mon grand-père paternel voulait que je m&#8217;appelle comme lui, cela paraissait naturel. Comme ses rapports avec ma mère étaient difficiles, histoire de me &#8220;déruraliser&#8221;, ma mère s&#8217;y est opposée.<br />
Ma grand-mère et mon arrière-grand-mère, deux finaudes, ont proposé: Régis, à cette époque peu courant, et mes parents ont accepté de très bon coeur. Pour faire bonne mesure on m&#8217;a également prénommé Jean et Marie (que l&#8217;officier d&#8217;état civil a inscrit comme Jean-Marie&#8230;).<br />
La ruse de mes aïeules, je ne l&#8217;ai comprise que beaucoup plus tard.<br />
Mon grand-père paternel était communément appelé François. A sa mort, je me suis occupé des formalités administratives, et je découvre qu&#8217;en fait il s&#8217;appelle Jean-François. (avec un tiret). Son saint patron n&#8217;est donc pas Saint François d&#8217;Assise, mais Saint Jean-François&#8230; Régis, qui ramena au catholicisme le Velay et le Vivarais. De manière quasi invisible, on m&#8217;avait raccroché à la tradition familiale et enté dans le terroir régional catholique en me donnant pour patron un jésuite missionnaire ayant &#8220;réussi&#8221; dans la Contre-Réforme.<br />
Lorsque vous étudiez la sociologie des premiers prénoms, vous dîtes souvent que le second prénom est celui qui marque l&#8217;enfant. Peut-être y a-t-il dans le premier prénom des mystères à explorer&#8230;<br />
* Il y a bien eu plusieurs centaines de Joffrette entre 1916 et 1920&#8230;</p>
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