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Variations du recrutement, agrégation et capes

Billet publié le 19/09/2010

Suite à une question de David Monniaux j’ai demandé à mon collègue Charles Soulié des données sur le nombre de postes ouverts aux concours du CAPES et de l’agrégation depuis 1960. Je pense disposer de données solides.

Les données, ici, portent sur les concours externes.
Que faudrait-il ajouter ?
– le nombre de candidats, d’abord, qui varie aussi, mais pas dans les mêmes proportions (le taux de réussite à l’agrégation en 1990 est de 1 sur 5, il n’est plus que de 1 sur 10 en 2008).
– le nombre d’élèves inscrits, chaque année, dans l’enseignement secondaire (ou un indicateur comme le nombre d’élèves passant le bac, ou le brevet des collèges)

Les variations, très rapides et de grande ampleur depuis une vingtaine d’année, contribuent sans doute à perturber les possibilités de prévision des candidates. L’agrégation, par exemple, se préparait, jusqu’à récemment, en 5 ans (bac+4 et un an de préparation)… mais personne (sauf dans un ou deux bureau du ministère) ne sait, un an avant le début des concours, combien de postes seront ouverts.
Le “creux” dans les recrutements autour de 1975-1980 va sans doute avoir des conséquences très prochainement : ces recrutés, peu nombreux, vont partir à la retraite.

3 commentaires

Un commentaire par Joël (21/09/2010 à 22:07)

Quelle conséquence tires-tu du départ en retraite de la génération 75-80 ? Logiquement il devrait y avoir encore moins de postes mis au concours, non, étant donné que la règle c’est le (non) remplacement d’un départ sur deux en retraite ?

Un commentaire par Baptiste Coulmont (22/09/2010 à 8:03)

ca risque d’être ça, oui…

Un commentaire par DM (25/09/2010 à 11:11)

Merci pour ces données. Elles confirment un phénomène que l’on m’avait décrit informellement: ouverture des vannes au début des années 70, tour de vis sur la fin. En revanche je n’étais pas conscient du recrutement de masse ensuite.

Il me semble qu’il faut être très prudent quant aux conclusions que l’on peut en tirer sur la « difficulté » des concours. J’ai l’image de l’université d’avant, disons, 1975, comme d’un système où il était difficile d’entrer (peu de gens faisaient un lycée général, on dirigeait beaucoup les jeunes sur des formations courtes et professionnalisantes; les études coûtaient cher; on incitait les jeunes filles à se marier rapidement, etc.) mais où, une fois que l’on était dedans, il était facile d’obtenir son diplôme et un travail (p.ex. dans l’administration, au début des années 70). De nos jours, il me semble plus facile d’entrer, mais les débouchés sont plus aléatoires.