Billet

Quand s’arrêter ?

Billet publié le 03/11/2011

Il est conseillé d’arrêter l’enquête ethnographique quand est atteinte une certaine “saturation”.

Lorsqu’une hypothèse, par rectifications successives, atteint un degré de pertinence, vient un moment où les données empiriques diverses lui apportent une confirmation régulière. Cette régularité, est-il besoin de le dire, n’a jamais rien d’une «loi» de la nature, mais renvoie simplement à la notion approximative de «bonne résistance» dans des situations empiriques variées. Alors on peut estimer que cette hypothèse est «saturée», c’est-à-dire qu’elle se comporte suffisamment bien au cours de nombreuses mises à l’épreuve pour pouvoir être considérée comme fiable.
(p. 286 de la postface au Hobo de Nels Anderson, le fameux texte sur “l’empirisme irréductible”)

La petite recherche que je mène actuellement sur les affichage des assemblées pentecôtistes africaines en région parisienne n’est pas vraiment ethnographique… Je constitue un corpus. Mais quand saurais-je que j’ai atteint un moment de saturation. Pas de saturation des hypothèses, mais de saturation des données ?
Je me dis actuellement que c’est quand j’aurai une vision assez complète des personnes présentes sur les affiches. On peut représenter cela par des points noirs (les personnes) sur des affiches (des carrés gris). Quand une personne se trouve sur une affiche, alors un point noir relie un carré gris.
Le dessin suivant montre six mois d’observation.

Ce graphe comporte une grosse vingtaine de “composantes connexes” (de groupes non reliés entre eux). Comme le montre le graphique suivant, le nombre de composantes ne cesse d’augmenter : pour l’instant, après trois ans de recueil, je vois toujours arriver des affiches qui ne comportent aucun individu qui était déjà présent dans mon corpus. [Vous pouvez voir ce phénomène dans l’animation du réseau proposée ici].

Mais depuis début 2009, il arrive que des nouvelles affiches fassent chuter le nombre de composantes, en reliant entre elles des composantes qui n’avaient aucun lien avant.
Peut-être que la saturation sera atteinte quand une nouvelle affiche ne pourra plus que faire diminuer le nombre de composantes.

1 commentaire

Un commentaire par moisan patrick (07/02/2012 à 15:01)

sur votre livre des sex schops de baptiste coulmont

le premier a été ouvert au 110 bd de clichy 75018 en 1965 il avait de surface 2 x 3

il a été ouvert en 1965 par Mr paul darmon qui était chauffeur de taxi
suite a cela il en a ouvert plusieurs a pigalle ou il instala ses fréres et soeurs
par la suite il ouvrira le 88 rue st denis 75001 paris en 1972
ses activitées se pourssuiveront jusqu a son décé le 30 juillet 1986 a l age de 54 ans
j ai été un de ses vendeurs en 1978 , au 88 rue saint denis et a pigalle au 108 bd de clichy
paris 75018
jusqu en novembre 2007

vous avez etre dutmal renseigné pour écrire votre livre sur les sex schop

Mr moisan patrick