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Archives de la catégorie : 'Université'

Ci-gît scriptopolis, mais où ?

Scriptopolis a connu une sérieuse rupture d’anévrisme, ou un infarctus qui nécessite une double greffe.
Scriptopolis est un blog de sociologue créé il y a quelques années. Y écrivent Jérôme Denis et Philippe Artières (et David Pontille, le troisième mousquetaire, oublié injustement dans une première version du billet). L’un des intérêts de ce blog orienté autour de “petites enquêtes sur l’écrit et ses mondes” était de rendre accessible, de manière allusive, un regard académique sur l’écriture, l’archive, le scriptural, l’écrit, les griffures & biffures. De nombreux billets recelaient une oscillation parfois ironique, entre la permanence des marques physiques et leur caractère éphémère (visible dans la photographies accompagnant chaque billet exemple) : c’est peut-être ça, la rémanence.
Mais hier, ou il y a deux jours, @jrmdns, sur twitter, écrivait « scriptopolis est tout cassé. Il semblerait qu’on ait perdu nos archives, pensant naïvement que la sauvegarde du dossier www suffisait. »
L’archive électronique est bien fugace, et n’a aucune rémanence. Pour l’instant, scriptopolis vit encore — et en partie — dans le “cache” de google, mais pas dans archive.org . Il doit, je pense, y avoir aussi une copie partielle à la Bibliothèque nationale (qui indexe de nombreux sites et blogs français, mais qui ne permet pas la ré-exportation vers le site d’origine des textes aspirés).
Mais sera-t-il possible de reconstituer scriptopolis à partir de ces tombeaux fragmentaires ?
 
Et maintenant : ceci doit nous rappeler, surtout si nous fabriquons notre petit site artisanal, que, comme les disquettes qui se démagnétisaient, les disques durs qui tombent en panne, il faut penser, régulièrement, à copier, copier et recopier, faire des copies de sauvegardes etc… Il existe une manière payante et automatique, vaultpress, il existe surement des moyens “artisanaux” pour créer des copies régulières de l’ensemble d’un site.

Un mythe à détruire ?

Les Presses universitaires de Vincennes viennent de publier un très beau livre Un mythe à détruire ? Origines et destin du Centre universitaire expérimental de Vincennes, livre dont j’ai pu suivre d’assez près la réalisation.
Ouvrage de près de 500 pages, il se distingue fortement des quelques autres livres publiés sur Vincennes-l’université. En effet, il ne se centre pas sur les égos surdimensionnés des membres du “noyau cooptant” (Badiou, Serres, Foucault, Cixous, Duroselle…) mais sur les disciplines et les départements. Les années soixante voient la recomposition des facultés et des disciplines académiques sur de nouvelles bases… et Vincennes est une université “à départements”, où la pluridisciplinarité s’est toujours appuyée sur des départements, disciplinaires, à l’identité affirmée.

Un mythe à détruire interroge donc les niveaux intermédiaires du monde universitaire, absents des hagiographies : les étudiants (et notamment les étudiants étrangers, rapidement très nombreux à Vincennes), les chargés de cours, les “professeurs ordinaires” qui font “tourner la boutique”, et les logiques internes au monde académique (souvent éloignées de la fabrique des grands hommes).

Ces niveaux intermédiaires sont saisis par l’intermédiaire de traces statistiques laissées un peu partout dans les archives de l’université : origines des étudiants, choix des mineures (il y a un beau graphe montrant les flux entre mineures), statuts des enseignants-chercheurs (chargés de cours, vacataires, maitre-assistants…). Un gros travail a été accompli pour synthétiser ces traces, fort bien mises en valeur dans l’ouvrage :

D’autres traces se prêtent moins à la mise en tableau : Un mythe à détruire a recours aux illustrations (ci-contre, un jeu de l’oie “Vincenn-oie”) pour montrer le monde de l’époque. Ainsi le “participationnisme” électoral est rendu visible à la fois par des statistiques (le département de sociologie était très peu “participationniste”) et par la reproduction de tracts de l’époque.
 
La présentation générale [PDF] rédigée par Charles Soulié est en ligne sur le site des PUV.
Un mythe à détruire est sur amazon, dans les bonnes librairies à partir du 22 mars, et dès maintenant sur le site des Presses universitaires de Vincennes.

 
Je disais plus haut que j’avais suivi ce livre…
Il y a quelques années, alors que se préparait le quarantième anniversaire de l’université Paris 8, fondée en tant que “Vincennes” à la fin des années soixante, Charles Soulié, collègue du département de sociologie avait commencé à réunir autour de lui une petite équipe qui s’était donnée pour tâche d’explorer l’histoire et la sociologie de l’université de “Vincennes → Saint-Denis”. Et je savais par ailleurs, parce que j’étais au comité éditorial des Presses de Vincennes (qui sont les presses universitaires de Paris 8), qu’existait un intérêt à la publication d’un ouvrage en lien avec les “40 ans”. Ma contribution fut de relier ces deux envies de recherche (et de participer à la relecture de versions préliminaires des différents chapitres). Charles Soulié et son équipe ont laissé passer les “40 ans”, et c’est pour le mieux : l’anniversaire a contribué en partie à libérer la parole de certains, et ce temps a aussi permis la découverte d’archives inexplorées.
 
Note : Pour les anciens du département : vous trouverez page 188 une copie de la carte d’étudiant “millésime 1969″ de Guy B*, qui fut longtemps secrétaire du département de sociologie.

Réseaux de sociologues : l’état actuel de la sociologie française

Plusieurs articles récents viennent éclairer l’état actuel de la sociologie française. Un article de Demazière, un autre de Stéphane Beaud. Je voulais apporter ma contribution au débat. Beaud et Demazières diagnostiquent la sociologie française depuis leur position, et les méchantes langues disent que ces articles reflètent moins l’état actuel de la sociologie française que l’état actuel de Beaud et Demazière. Mon approche est différente : de par mes fonctions au CNU, et intéressé par l’objectivation statistique de la discipline, j’ai recueilli le jury de soutenance de tous les candidats à la qualification en section 19 cette année (un peu plus de 500) [ce qui vient compléter l'étude de la proximité entre sections du CNU et permettra de mieux rédiger le rapport annuel de la section].
On sait, par les travaux de Godechot notamment [un exemple ici], que les jurys de soutenance permettent d’établir d’intéressants constats. Beaud, par exemple, à la fois par sa position institutionnelle, ses intérêts scientifiques, sa connaissance du comportement des collègues… n’invite pas n’importe qui aux soutenances de ses doctorantes. Et c’est la même chose pour tous les autres.
Ces invitations et co-participations permettent de dresser une sorte de carte de la sociologie française, en utilisant un algorithme qui rapproche les personnes qui s’invitent les unes les autres aux jurys de thèse.

Cliquez pour télécharger un fichier PDF zoomable (mais pas toujours très lisible)

Sur ce graphe présentant une sélection des données [1] vous constaterez qu’au Nord se trouve une certaine sociologie économique (autour de Flichy, Cochoy, Paradeise, Vatin, Grossetti, Segrestin, Licoppe) Weber et Steiner se trouvent un peu plus au sud de ces personnes.
Au Sud-Sud commence l’empire du STAPS, avec During, qui se poursuit au Sud-Est où se trouve plusieurs représentant de la sociologie/anthropologie du corps, ou ce qu’on appelle les “STAPS” : Andrieu, Héas, Le Breton, Bodin, Duret. Dans la même zone se trouve aussi plusieurs représentants de la sociologie du travail (Bercot, Lallemand, Demazière, Gadéa) : une représentation n’utilisant que deux dimension fait se superposer des personnes ayant peu de liens.
A l’Ouest se trouve les islamisants ou les spécialistes des relations interethniques Roy, Fregosi, Khosrokhavar, Gole, Streiff-fenart.
Au coeur de la constellation vont se trouver les politistes (Spire, Deloye, Gaiti, Offerlé, Sommier) et un groupe où je retiens les noms de Beaud, Mauger, Schwartz, Lagrave Marry, Carricaburu, Fabiani, Sapiro…
Au total, les liens multiples engendrés par les jurys de soutenances ne dessinent pas un monde fragmenté, où une faction serait ostracisée par toutes les autres. Au contraire, des liens multiples relient tout le monde avec tout le monde.
Certes la méthode ici utilisée a ses nombreuses limites : il faudrait, sur une période plus longue, mettre en valeur les liens répétés, ou les invitations rendues. Pour l’instant, mes données permettent de repérer certains liens habituels (qui sont épais, sur le graphe), mais ces liens sont peu nombreux (et tendraient à faire ressortir les politistes). Rendez-vous l’année prochaine pour une étude sur deux ans.
 
Notes : [1] n’ont été retenues que les individus invitées au moins 2 fois ou ayant été directeures d’au moins une thèse.

Proximités disciplinaires

Comment, en France, est organisée la proximité entre disciplines universitaires? Est-ce que la psychologie et la sociologie sont proches ? Est-ce que la géophysique et la géographie partagent beaucoup ?
On pourrait regarder “qui cite qui” dans les articles académiques. On peut aussi estimer la proximité à partir du travail du Conseil national des universités. Pour devenir Maître de conférences, en France, il faut être “qualifié” par une section du CNU au moins. On peut l’être dans deux sections ou plus. Et certaines sections partagent des qualifiés. La 04 (science politique) et la 19 (sociologie, démographie) partagent des qualifiés. La 25 et la 26 (mathématiques) aussi.
Et au niveau global ?

Au niveau global [lien vers le PDF], il apparaît deux groupements bien séparés. Avec des intermédiaires, comme l’économie, la gestion, les STAPS, la psychologie, avec un pied dans les lettres, un pied vers les maths ou la médecine.
Je me suis servi ici, outre du package igraph de R, de données qui ne concernent que les doubles qualifs MCF.

Origine des données : Thomas (Loic) et Rossi (Pasquin) “Etude de la promotion 2011 des qualifiés aux fonctions de maître de conférences et de professeur des universités“. Ministère de l’enseignement supérieur et de la Recherche, DGRH A1-1

La transparence dans les recrutements

Depuis la mise en place du wiki-auditions, en 2007, on en sait un peu plus sur le recrutement en sociologie-démographie, parce qu’il est possible d’avoir une information synthétique sur la composition des comités de sélection, la liste des auditionnés et autres classements.
Certains département de sociologie résistent encore. L’année dernière, un comité de Paris13 n’avait pas voulu diffuser le classement auquel il avait aboutit. Un autre comité, à Reims, avait fait de même, restant sourd aux demandes de la communauté des sociologues.
Les raisons de ce refus de la transparence sont diverses, mais un argument revient souvent : “c’est illégal de diffuser le classement avant que le Conseil d’administration se soit prononcé”.
Cet argument est fallacieux : quand des avocats examinent les textes juridiques régissant le recrutement universitaire, il concluent que cet argument ne tient pas la route. Quand des juristes se demandent si la diffusion des classements est légale, ils concluent que oui, la diffusion des classements est légale.
De plus, « Le rapport 2010 du comité de suivi de la loi LRU écrit : En outre, l’autonomie des universités doit aller de pair, là encore, avec une exigence de transparence des établissements sur leurs pratiques et critères de recrutement et d’évaluation. »
Enfin, vous trouverez tout cela, et bien plus, sur le site de l’Opération Poste de la SMAI.
En espérant que les derniers récalcitrants à la diffusion de l’information entendent cela…

Les cordons de la bourse : le petit financement

La recherche en sciences sociales est faite de “petites” dépenses liées, par exemple, à la reproduction de la thèse, aux déplacements pour participer à un colloque ou rendre visite à des archives conservées hors de portée du métro.
Et il m’apparaît que tous les laboratoires ne fonctionnent pas comme le mien (l’équipe “CSU” du “CRESPPA”, une “UMR” Paris8-CNRS). Dans mon labo, donc, existe un “comité trésorerie” composé de plusieurs personnes, dont une représentante des doctorantes. Ce comité se réunit environ une fois toutes les six semaines et les demandes sont examinées. Un compte-rendu précisant quelles demandes ont été acceptées / refusées est ensuite envoyé aux membres du labo. C’est très utile pour savoir comment les maigres financements récurrents (c’est à dire non sur projet) sont dépensés.
Je sais bien qu’il n’en va pas de même partout. Joël Gombin écrit sur twitter que « dans mon labo, c’est examiné en conseils de labo ouverts à tous (et de droit jusqu’à 300 € par an) ». Son labo, c’est le CURAPP, à Amiens. Il répondait à une doctorante à qui son labo refuse ces “petits” défraiements, sous diverses excuses, du type : “il faut demander à l’école doctorale”, “le directeur va examiner votre demande”, “il faut demander à votre directrice”, “on ne finance pas la participation aux colloques, mais seulement les terrains”, “on ne finance pas les terrains, mais la participation aux colloques”, “c’est fini pour cette année, il n’y a plus de sous”… Mais, quand l’évaluation quadriennale ou quinquennale de l’AERES arrivera, ce labo inscrira dans son rapport d’activité les participations aux colloques et les éventuels articles de cette doctorante, qui aura travaillé gratuitement.
C’est l’occasion, tout d’abord de rappeler l’existence de ce site, antidoctorat (dont l’unique conseil est “ne faites pas de thèse”, et dont le second est : si vous en faites une, voici les coulisses). Et ensuite de demander aux collègues : chez vous, dans votre labo/équipe/UMR… comment ça se passe ?

Liste de liens commentés

Voici de la lecture :

  1. Concernant le Conseil national des universités :

    1. Liste de motions
    2. Lettre du Syndicat “SNESUP” au Ministre L. Wauquiez
    3. Section 19 : Informations (sur Agora)
    4. Communiqué de l’Association des sociologues enseignants du supérieur
    5. Et quelques mots des gestionnaires, section 06
  2. Concernant la nuit :
    1. Sur HAL-SHS, un livre entier en PDF La nuit en question(s), dirigé par Catherine Espinasse, Luc Gwiazdzinski et Edith Heurgon
  3. Concernant le choix d’un nom :
    1. Utiliser google pour avoir une idée de la tête des porteurs du prénom
    2. …chose que n’ont pas fait les parents du petit Daemon, selon La Voix du Nord
    3. U ou V ? Parfois, il vaut mieux ne pas choisir :

      - M’sieur, m’sieur, on a cours dans quelle salle ?
      - U ou V
      - U ou V ?
      - non, pas “U ou V?”, “U ou V”, c’est le nom de la salle, “U ou V”
      - …
  4. Concernant des choses variées :
    1. Apogée, le logiciel, après plus d’un an d’installation ne fonctionne toujours pas, à Paris 8
    2. La protestation par la nudité publique est-elle collective ou individuelle ? [Relire Elias, et plutôt deux fois qu'une : la première pour le "processus de civilisation" et les seuils de la pudeur; la deuxième pour la "société des individus" et ses discussions sur l'individuel et le collectif.]
    3. Un documentaire, en anglais, d’une heure sur la chirurgie esthétique appliquée à la vulve, via sexactu
  5. Concernant des statistiques :
    1. Une analyse structurale du Code de l’environnement !
    2. Une animation des mutations géographiques du vote aux USA

Plagiat universitaire et obligation du guillemet

Il y a à Paris8 plusieurs affaires de plagiat impliquant des docteurs, des doctorants et leurs directeurs de thèse. L’un d’entre eux, débusqué par Jean-Noël Darde, a porté plainte pour diffamation [voir ici]. Mais, ironie des ironies, le texte rédigé par ce Professeur des universités ou son avocat ne respecte pas les conventions habituelles de citation… Conventions qui sont au principe des enquêtes de Darde…
Voici un extrait d’une lettre envoyée par JND aux instances de l’université :

L’ordonnance a été rendue aujourd’hui, ce 28 novembre 2011. Le Président du Tribunal de Grande Instance de Paris, après avoir constaté que:
« les propos litigieux ne sont, pour la plupart d’entre eux, ni datés de façon précise, ni mentionnés par des guillemets de sorte que le demandeur reproduit parfois en italique tant les propos tirés du blog litigieux que ses propres commentaires et que les références aux articles poursuivis sont imprécises en mêlant à ses propos, ceux du défendeur qui sont en l’espèces disséminés »,
a considéré par ordonnance rendue le 28 novembre 2011, qu’ « il n’ [était] pas possible au juge des référés de faire droit aux demandes formées par [Prénom Nom] au regard de l’assignation en date du 26 octobre 2011 qui sera déclarée nulle en application de l’article 53 de la loi du 29 juillet 1881 » sur la liberté de la presse.
L’ordonnance a en effet rappelé que ces formalités qui exigent que le demandeur précise clairement les propos qu’il entend poursuivre, « sont substantielles aux droits de la défense et leur inobservation entraîne la nullité de la citation elle-même ».

Comme quoi, il faut parfois rappeler aux universitaires les conventions élémentaires de la citation, ce que fait ici le juge. Si on en est là, eh ben, c’est pas gagné…

Un nouveau CNU19

La réunion d’installation du CNU19, la 19e section du conseil national des universités, “sociologie, démographie”, a eu lieu ce matin, dans une heureuse ambiance collégiale, à “Supméca” (Saint-Ouen), où nous étions tous, élus et nommés, convoqués à 10h par le Ministre.
L’un des seuls problèmes de cette réunion, de mon point de vue, concernait les nominations très tardives. En effet, si les sections sont composées de 2/3 d’élus, le dernier tiers est nommé, après les résultats des élections, par le Ministère de la recherche. Et, cette année, les nominations n’ont toujours pas eu lieu officiellement (du moins, elles n’ont pas été publiées et n’étaient pas complètes). C’est très dommageable, car cela empêche d’essayer de se connaître avant les réunions formelles. [mise à jour : je m'aperçois ne pas avoir été assez précis. Les collègues nommés étaient bien nommés et présents ce matin. Mais certains n'avaient pas encore de suppléants.]
Dans quelques jours, nous connaîtrons officiellement la liste des nommés : je ne donnerai donc pas de liste incomplète ici.
Cette réunion était principalement consacrée à l’élection du “bureau” de la 19e section. Ont été élus :
- président, Olivier Martin (Paris 5)
- première vice présidente, Isabelle Astier (Amiens)
- second vice-président, Sylvain Laurens (Limoges)
- assesseure, Céline Bessière (Paris 9)
C’est ce bureau paritaire qui, maintenant, travaille : à l’élection de la “Commission permanente” du CNU cette après-midi. À la répartition des dossiers entre rapporteures demain.

Pour en savoir plus : réflexion sur ma candidature (en novembre 2010), précisions sur ma candidature (en septembre 2011).
Et ailleurs : un rappel de ce qui s’est passé lors du précédent CNU, sur agora.

Blogs sociologiques

Les blogs de sociologues n’ont jamais été très nombreux en France. Les choses ont un peu changé avec l’émergence d’Hypotheses.org, mais l’écriture est souvent collective.
Quelques blogs sont encore, pour moi, “nouveaux” :

  Antérieurement sur le même thème : 2008, 2005, 2003