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Louise Labé, Septième Sonnet Sonnets, Élégies, Épitres... baptiste.coulmont@nyu.edu |
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français
allemand
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On voit mourir toute chose animée,
Lors que du corps l'âme subtile part :
Je suis le corps, toi la meilleure part :
Où es-tu donc, ô âme bien aimée ?
Ne me laissez pas si longtemps pâmée :
Pour me sauver après viendrais trop tard.
Las ! ne mets point ton corps en ce hasard :
Rends-lui sa part et moitié estimée.
Mais fais, Ami, que ne soit dangereuse
Cette rencontre et revue amoureuse,
L'accompagnant, non de sévérité,
Non de rigueur, mais de grâce amiable,
Qui doucement me rende ta beauté,
Jadis cruelle, à présent favorable.
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Man sieht vergehen die belebten Dinge, sowie die Seele nicht mehr bleiben mag. Du bist das Feine, ich bin das Geringe, ich bin der Leib : wo bist du, Seele, sag ? Lass mich so lang nicht in des Ohnmacht. Trage Sorge für mich und rette nicht zu spät. Was bringst du deinen Leib in diese Lage und machst, dass ihm sein Köstlichstes enträt ? Doch wirke so, dass dieses Sich-Begegnen in Fühlbarkeit und neuem Augenschein gefahrlos sei : volliehs nicht in verwegnen und herrischen Erschütterungen : nein, lass sanfter in mich deine Schönheit gleiten, die gnädig ist, um länger nicht zu streiten. Traduction de Rainer-Maria Rilke |
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