Sex-shops, une histoire française écrit par Baptiste Coulmont avec Irene Roca Ortiz (disponible sur amazon.fr ou auprès des éditions Dilecta sur le site de alapage.com, sur le site de la Fnac, sur chapitre.com… et dans toutes les bonnes librairies)
« Sex-shops, la face sombre de la libération sexuelle ? Depuis trente ans, la tolérance est allée grandissante concernant les comportements sexuels des gens. Mais les sex-shops ne sont jamais vraiment sortis de l’opprobre dans laquelle ils ont été plongés dès leur apparition. C’est ce que met en évidence l’enquête de Baptiste Coulmont, qui analyse les mille et unes astuces trouvées par leurs adversaires pour contenir l’activité de ces commerces libidineux (…)» (Xavier Molénat, Sciences Humaines, août 2007)
« Aussi curieux que cela puisse paraître, cet ouvrage de Baptiste Coulmont est le premier du genre à s’intéresser aux sex-shops. Voilà pourtant un sujet qui pourraît paraître à première vue attrayant (pour ne pas dire « vendeur ») pour un chercheur comme pour le public… à moins que l’objet de recherche ne suscite la même réaction de tension entre fascination et répulsion que les commerces en question. »
(Igor Martinache, Liens-socio, octobre 2007)
« le sociologue Baptiste Coulmont [...] en se penchant sur les sex-shops, livre un regard passionnant sur la manière avec laquelle le droit, la politique et l’économie dessinent les contours et les limites de ce qu’il y a de plus ou moins privé, de plus ou moins légitime. » (S.H. L’Humanité, 19 mai 2007)
«Mais qui dit boutique dit personnel, et c’est sans doute la meilleure part du livre, celle qui tend à réhabiliter les vendeurs des sex-shops, chaînons manquant entre les “gros” de l’industrie du X (producteurs, hardeurs et hardeuses, réalisateurs) et le consommateur.» (Olivier Nicklaus, Les Inrockuptibles, n°609, août 2007, p.105)
« un livre tout à fait surprenant et riche d’enseignements » (Sylvain Kahn, Planète Terre, sur France Culture, 23 mai 2007)
« Dans “Sex-shops, une histoire française”, le jeune normalien Baptiste Coulmont retrace l’histoire de ces épiceries du cul avec un sérieux sociologique qui lui évite les travers de la gaudriole. » (Vincent Cocquebert, Technikart, juin 2007, n°113, p.99)
« Aborder la France et la société par le biais de Pigalle, de ses sex-shops, de ses travailleurs du sex…shop, c’était un pari osé ! » (Justine Miso, LeMague.net, avril 2007)
Présentation
À l’automne 1970, journalistes, députés et policiers s’interrogent. Dans la foulée de mai 68, une nouvelle pathologie sociale semble contaminer la France: l’invasion des sex-shops. Leurs visées répressives finissent par créer un type de magasins particuliers aux vitrines opacifiées: interdits aux mineurs, spécialisés dans la pornographie, contrôlés par la police.
Magasins ridicules? Abcès urbains? Lieux de regroupement de pervers? Les sex-shops sont dénoncés par des groupes politiques locaux qui trouvent rapidement, malgré la fin de la notion de «bonnes mœurs», le soutien de la loi. À l’intérieur des magasins, le travail des vendeurs obéit à d’autres règles: il faut classer les DVD, nettoyer les cabines, conseiller les clients mais respecter leur volonté d’anonymat.
À la fois enquête sociologique et histoire des sex-shops, ce livre raconte comment un monde spécifique s’est progressivement construit, façonné par ses acteurs (entrepreneurs, vendeurs, fabricants) comme par ses détracteurs (élus, associations, riverains). Un monde en voie de disparition ? La mode des sex toys, la vente par correspondance et sur Internet ou l’ouverture de sex-shops «féminins» font en tout cas imploser un groupe qui n’avait guère d’unité.
Vos commentaires
Vous avez lu le livre et vous avez des commentaires à faire, des précisions à apporter, des réflexions, des oppositions… J’ai mis en place une page spécifique (et même si vous n’avez pas encore lu le livre, vos commentaires me sont précieux… n’hésitez pas !).
Pour être tenu au courant : une liste de diffusion
Vous pouvez vous inscrire ci-dessous (seuls un nom et un mail sont obligatoires) pour être tenu au courant de la sortie et des événements associés (signatures, conférences, présentations, participation à des émissions de radio ou de télévision…). Je n’envahirai pas votre boîte à mail !Les auteurs : deux sociologues
Baptiste Coulmont enseigne la sociologie à l’université Paris 8 (Vincennes — Saint-Denis) depuis 2004. Sex-shops… est son premier livre. Son CV en ligne vous en apprendra plus.
Irene Roca Ortiz est étudiante en Master de Sciences Sociales à l’Université René Descartes (Paris V – Sorbonne). Sous la direction de Philippe Combessie, elle a effectué des enquêtes qualitatives sur les animateurs et animatrices services sexuels à distance (téléphone et internet « rose ») et sur les employé-e-s des sex-shops parisiens, auxquels elle a consacré son mémoire de maîtrise. Actuellement, elle a tourné son regard sur son pays d’origine, réalisant une étude ethnographique sur une communauté Ayoréode (anciens chasseurs-cueilleurs) située dans le bidonville de Santa Cruz (Bolivie), en cours d’écriture.
Références
Titre : Sex-shops, une histoire française
Auteur : Baptiste Coulmont, avec Irene Roca Ortiz
Editeur : Dilecta (Paris)
ISBN : 978-2-916275-16-1
EAN : 139782916275161
10 commentaires
Un commentaire par ramadhana (25/04/2007 à 23:14)
Bonjour Mr Coulmont
C’est superbe que vous ayez pu écrire un livre sur les sex-shops c’est tellement tabou et ça concerne tous le monde comme on a pu le voir jespere que vous insisterez sur l’”innocence” et l’ “utilité” des sex-shops. (Pour tous les étudiants qui au premier cours se sont sauvés lorsque vous avez exposé le sujet du cours!!)
Un commentaire par Baptiste Coulmont (26/04/2007 à 19:21)
Merci Mlle Ramadhana ! Je me souviens aussi de tous les étudiants qui ont préféré ne pas suivre le cours : mais celles et ceux qui sont restés étaient bien motivés !
Un commentaire par Devillierre (13/05/2007 à 9:04)
Bonjour M. Coulmont,
Je viens de parcourir votre ouvrage « Sex-shops, une histoire française » avec un intérêt certain, en particulier pour sa conclusion. Je possède quelques connaissances sur le sujet, ce qui me permet dans une large mesure de douter de l’efficacité de votre démarche. Pour ce qui me concerne, les chercheurs en sciences sociales se répartissent en deux classes, les vraiment sérieux, comme Michel et Monique Pinçon-Charlot, et les pas sérieux du tout, comme Michela Marzano. J’ai du mal pour le moment à vous classer, mais nous pouvons en débattre. Il me semble utile de vous préciser que mon activité professionnelle est très éloignée du domaine des sciences sociales qui est le vôtre. Il me revient à l’esprit cette réflexion d’un de mes prof plutôt reconnu pour sa compétence dans sa matière, et qui avait dit en substance que si nous devenions chercheurs, il nous faudrait avoir sans cesse à l’esprit de publier. Bientôt quarante ans plus tard, je serais plutôt enclin à rajouter, publier sur tout et n’importe quoi, il faut bien gagner sa vie. Conclusion, je ne suis pas devenu chercheur.
Cordialement
Denis Devillierre
Un commentaire par Baptiste Coulmont (14/05/2007 à 7:39)
M. Devillierre
Merci beaucoup pour votre commentaire ! Pour vous rassurer — peut-être — je me sens aussi plus proche, théoriquement et en pratique, des Pinçon–Pinçon-Charlot que de Marzano : et cela se perçoit dans le coeur du livre (appuis sur des sources statistiques institutionnelles, des archives publiques et privées, analyse de la presse, entretiens…).
Je vous contacterai plus longuement dans quelques temps afin de pouvoir discuter plus longuement.
Un commentaire par Clément (10/06/2007 à 16:41)
Bonjour M. Coulmont,
Je n’ai pas lu votre ouvrage pour être tout à fait honnête mais je salue l’initiative. Lors d’un de nos travaaux en sociologie dans le cadre d’un séminaire d’études culturelles, nous avons du traiter ce sujet quelque peu épineux. Lorsque nous avons fait un tour d’horizon des ouvrages académiques portant sur ce sujet, nous nous sommes retrouvés bien embêtés!
Pour avoir conduit nos propres études de terrain avec des difficultés sans cesse plus nombreuses, je ne peux qu’imaginer le travail que cela a du nécessiter. Je trouvais simplement la coincidence amusante. Pour notre part nous avons du nous contenter d’une approche en terme de sociologie de la déviance et de stigmate social, à notre humble niveau d’étudiant cela va de soi.
Je ne peux que vous souhaiter bon courage si vous persistez plus avant sur ce domaine d’étude qui ne doit plus rester une enclave où la sociologie n’aurait pas son mot à dire.
Cordialement,
Mathieu Clément
Un commentaire par Baptiste Coulmont (12/06/2007 à 17:42)
M. Clément, merci bien… Et merci aussi de m’avoir envoyé votre mémoire. Au fur et à mesure des contacts, je m’aperçois que des petites études sur les sex-shops sont réalisées chaque année par des étudiants (rien que cette année : des étudiants parisiens, nantais, montpelliérains, belges, toulousains, bordelais…).
Un commentaire par Estelle (26/09/2007 à 20:58)
Bonjour M.Coulmont et Mle Roca Ortiz,
Durant tout mon cursus de sociologie je me suis passionnée pour les dirty studies, les objets peu académiques. Aujourd’hui les sexualités font parties de toutes mes études et je salue votre initiative. Je trouve qu’il serait grandement temps, en France, d’académiser certains thèmes d’une évidence et d’une nécessité sociale qui ne sont plus à démontrer. Aussi j’ai lu d’une traite ce petit livre rose qui donne très envie d’en savoir encore plus. Je m’intéresse justement aux représentations de la pornographie (voire aux partiques mais là le biais est considérable) chez les lesbiennes pour un axe de mon sujet de thèse.
Je vis à Marseille et ici se reproduit exactement le même shéma que celui décrit pour les sex shops parisiens, à moindre échelle certes mais les constats sont semblables. J’avoue avoir eu aussi l’idée de faire de l’observation participante au sein des magasins mais je n’ai jamais trouvé le temps ou tout simplement le courage. Alors merci et à suivre…
Un commentaire par Tortelli Michel (10/01/2008 à 16:44)
Une année s’est écoulée depuis ma demande d’info. sur la règlementation des sexe-shop :Merci pour vos conseils. J’ai ouvert fin Octobre 2007 : osez , La Boutique glamour pour adultes( love-shop et non sexe-shop) sur la commune de L’UNION (31 240).
Le site: osez-desir.com , bientôt la boutique en ligne. Meilleurs voeux à tous pour 2008.Michel.
Un commentaire par ESCALON (18/02/2008 à 22:08)
Bonjour M. Coulmont,
Je suis actuellement en première année en sciences sociale à Paris 5, et, dans le cadre de l’UE “méthode sociologique” nous devons réaliser une enquête qualitative. Nous devons réaliser chacune un entretien enregistré de une heure. Deux de mes camarades et moi même avons choisi de nous intéresser aux vendeurs des sex shops. Mais une première approche du terrain nous a montré que le milieu était plus fermé que nous ne l’imaginions. J’ai alors pensé que peut-être vous pourriez nous aider à trouver des contacts. Cela nous serait d’un grand secours. Nous vous remercions par avance.
Cordialement,
Perla Escalon
Un commentaire par LAURENE (13/04/2008 à 22:42)
Bonjour M COULMONT,
J’ai actuellement comme projet d’ouvrir un sex-shop “libertin” mais je connais très peu la réglementation dans ce domaine.
Comme Escalon, je me suis rapprochée des sex-shops et complexes libertins, milieux très fermés, où j’ai obtenu très peu d’information.
Pourriez-vous m’informer à ce sujet, car mis à part la loi 2007-293 du 5 mars 2007 sur la distance par rapport aux lieux d’enseignement, je ne trouve pas grand chose.
De même, les publicités pour le lancement du magasin sont-t-elles autorisées et dans quelles limites ?
Je vous remercie d’avance de votre réponse.
Cordialement, laurène