Je commence en septembre 2010, jusqu’en septembre 2012, une recherche sur les changements de prénoms.
Cette recherche est pour l’instant financée par la Mission de recherche Droit et Justice, et sera co-réalisée avec Thierry Mayer.
Je commence en septembre 2010, jusqu’en septembre 2012, une recherche sur les changements de prénoms.
Cette recherche est pour l’instant financée par la Mission de recherche Droit et Justice, et sera co-réalisée avec Thierry Mayer.
Des sites comme facebook ou google+ insistent ou ont insisté pour que leurs utilisateurs s’identifient sous leur “véritable prénom”. De nombreuses raisons les poussent à agir ainsi : s’assurer de l’identité des utilisateurs permet sans doute plus de rentabilité… et permet aux autres utilisateurs de trouver “en ligne” les connaissances qu’ils ont “dans la vie [...]
En catimini ?En catimini, le coeur juridique de ma recherche actuelle, sur les changements de prénom, vient d’être modifié. Les réponses à la question “Comment changer de prénom ?” ne changent pas, mais les réponses à la question “Qu’est-il possible de changer ?” oui. En effet, la « loi n° 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification [...]
La plurinominationLes ethnologues de la France rurale, dans leurs travaux des années 1970, ont montré la survivance de pratiques de plurinomination [deux exemples : Segalen, M. [1980], Le nom caché. La dénomination dans le pays bigouden sud. L’Homme, 20[4], p.63-76. ou encore Zonabend, F. [1977], Pourquoi nommer ? (Les noms de personnes dans un village français [...]
Qu’est-ce qu’un prénom “français” ? suite
Dans la suite du billet précédent, j’étudie ici deux versions de la “liste indicative des prénoms français”. Entre une version diffusée au début des années 2000 et la dernière version en date, certains prénoms ont été abandonnés. Lesquels ? La liste nouvelle des prénoms français représente-t-elle mieux la réalité des prénoms des personnes nées en France ?
Au moment de la naturalisation, il est possible de franciser son prénom. Une liste indicative des “prénoms français” a été produite par le ministère de l’intérieur. Cette liste, plus ou moins confidentielle, s’avère intéressante à étudier.
Fin 2009 Dominique et Isabelle ont donné à leur fils le prénom “Titeuf”. Le journal municipal de leur lieu de résidence en rend compte dans la rubrique “Etat civil, Naissances”. Les voisins de Titeuf sont Kara, Noa, Tiago, Flora, Logan ou Faustine. Dans la même ville, quelques mois plus tôt, est né un (ou une) [...]
Johnny StigmateL’on trouve, dans Stigmate de Goffman, de belles descriptions du “contrôle de l’information” nécessaire à certains individus pour que leur stigmate, cet attribut discréditable, reste inconnu. L’une des techniques de contrôle est de “diviser le monde en deux groupes” : « l’un, nombreux, auquel il ne révèle rien, et l’autre, restreint, auquel il dit tout et [...]
Le député s’appelait MarieEntre 1803 et 1955, il est possible de changer de nom de famille, mais il est impossible de changer le prénom inscrit à l’état civil : la justice ne le permet pas, aucune procédure n’existe. Le prénom est « immuable ». Fin 1953, après 150 ans du même régime d’immutabilité, un député propose d’autoriser les [...]
Recherche étudiants de masterLes personnes qui souhaiteraient faire un master de sociologie sous ma direction, et sur la question des changements de prénom, peuvent me contacter.
De Yves à Valérie
Changer de prénom, c’est se rajeunir. Ce n’est pas nécessairement prendre un prénom à la mode, mais c’est prendre un prénom dont la mode est plus récente (que celle associée au prénom abandonné). Ce ne semble pas explicitement recherché par celles et ceux qui demandent à changer de prénom, c’est un petit supplément gratuit.
En 2003, dans le cadre de l’enquête “Histoire de vie”, l’INSEE a demandé à un peu plus de 8000 personnes : « Est-il déjà arrivé que l’on se moque de vous, que l’on vous mette à l’écart, que l’on vous traite de façon injuste ou que l’on vous refuse un droit à cause de votre nom ou votre prénom ? »
Il est possible, au moment d’être naturalisé français, de demander la “francisation” de son prénom (ou de son nom de famille). Quelques 6% des naturalisés, au milieu des années 2000, acceptent cette francisation : le plus souvent, c’est le prénom qui est francisé.