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Universités en grèves

Le 2 février, tout s’arrête…
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/02/universits-jour.html
http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2009/02/les-enseignants.html
http://www.libemarseille.fr/henry/2009/01/grve-des-profs.html
http://universitedemocratique.blogspot.com/
http://www.sauvonsluniversite.com/ (a des petits problèmes de site en ce moment)
http://www.rue89.com/2009/02/01/chers-etudiants-voici-pourquoi-je-ne-donnerai-pas-vos-notes-0

Le syndicat AutonomeSup appelle au blocage des universités (enfin… des conseils universitaires)

… et des motions votées par les sections du Conseil national des universités :

La Section 04 (Science politique) du CNU demande expressément :
1° le retrait du projet actuel de décret modifiant celui du 6 juin 1984 (n°84-431) fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs. Ce projet crée les conditions propices à une gestion locale arbitraire des activités exercées par les enseignants-chercheurs, qui accentuerait les inégalités et les tensions entre personnels, disciplines et établissements, au détriment de la recherche scientifique et de la formation des étudiants ; il revient sur l’une des dimensions fondamentales de notre métier qui consiste, à partir de nos activités de recherche, à élaborer nos enseignements dont le volume horaire ne saurait en aucun cas excéder le niveau actuel de 192hTD ; il réduit l’autonomie des enseignants-chercheurs par rapport aux instances administratives et remet gravement en cause leurs libertés académiques et leur indépendance scientifique.
2° La reconnaissance du rôle du CNU, seule instance nationale d’évaluation représentative des enseignants-chercheurs , dont le rôle ne saurait se réduire à celui d’une simple instance consultative ou de recours à l’encontre de décisions prises par les organes dirigeants des universités.
Ce retrait doit être le point de départ d’une concertation nationale visant à assurer le renouveau et le développement de l’Université, mais aussi à donner aux enseignants-chercheurs les moyens et le statut garantissant l’accomplissement de leurs missions.

Parmi d’autres protestations, celle de la 19e section (sociologie et démographie) :

CNU 19e section – Motion 1
Les membres de la 19e section du CNU, réunis le 22/1/2009, ont décidé la rétention des résultats des évaluations concernant les qualifications à fin d’obtenir le retrait du décret n° 84-431 du 6 juin 1984 sur les statuts des enseignants-chercheurs.
Ils demandent aux autres sections de procéder de la même manière.
CNU 19e section – Motion 2
Les membres de la 19e section du CNU demandent le retrait du projet actuel de modification du décret n°84-431 du 6 juin 1984 sur les statuts des enseignants-chercheurs.
Ce texte confère aux exécutifs locaux des établissements d’enseignement supérieur des pouvoirs exorbitants qui fragilisent les équilibres de la recherche et de l’enseignement au mépris de l’intérêt scientifique et de celui des étudiants.
Ils réclament que soit restitué au Conseil National des Universités son rôle d’instance collégiale de gestion des carrières des enseignants-chercheurs.

J’allais oublier… : un prix nobel, Albert Fert critique sévèrement, très sévèrement, les projets en cours : réforme dangereuse et hypocrite ! (lire sur fabula.

Colère universitaire

Depuis quelques semaines, la colère monte. Suppressions de postes, diminution de budgets, éradication des post-doctorats… plusieurs groupes se sont plaints. Les présidents d’université en décembre. Des chercheurs et universitaires aussi.
Certains départements traditionnellement peu grévistes s’inquiètent fortement, ne serait-ce que parce que les concours de recrutement des professeurs du secondaire vont être supprimés ou profondément modifiés (c’est la “mastérisation”, qui élimine aussi l’année de stage rémunérée des jeunes professeurs).
Même les Instituts Universitaires de Technologie “bougent”, eux qui pensaient que la LRU leur bénéficierait… et qui voient la balance des pouvoirs pencher dans l’autre sens.

Récemment une “tribune libre” dans Le Monde, intitulée “Université : pas de normalisation par le bas”, était signée par des collègues estimés et respectés (Christophe Charle et Bernard Lahire entre autres). Une autre, dans La Tribune, comparait la France à d’autres pays.

Un préavis de grève a été déposé à l’université de Limoges, et les initiatives peuvent être suivies sur universitedemocratique.blogspot.com.

Sur une liste de diffusion, un collègue écrit :

Il faut aussi savoir commencer une grève…
Pour information, une quarantaine d’enseignants chercheurs de la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de l’université de Lille 2 ont adopté à l’unanimité moins trois abstentions le principe de la rétention des notes et de la non participation aux jury qui se tiendront chez nous dans une quinzaine de jours. Pour commencer.

J’avoue commencer à avoir du mal à suivre précisément les initiatives… Mais elles sont nombreuses.
Il y a quelques mois, le ministère de l’enseignement supérieur, privé des services d’espionnage des Renseignements Généraux, lançait un appel d’offre sur le repérage des lanceurs d’alerte. Ce billet devrait rendre service.

Comités de spécialistes sélection

Le mode de recrutement des collègues a changé, dans l’université française. Les “comités de sélection spécialistes” ont remplacé les “commissions de spécialistes” : ces comités sont plus réduits, sont éphémères dans leur composition, et contiennent au moins 50% de membres extérieurs à l’université.
Trouver ces 50% d’Extérieurs (l’adjectif a été substantivé) ne va pas être simple. Surtout quand l’on sait que ces comités ne sont plus disciplinaires, mais peuvent être composés pour partie de juristes, de médecins, de physiciens et autres musicologues pour proposer le recrutement d’une linguiste.

Je profite donc du blog pour me porter candidat à un comité, en tant que membre extérieur. Il ne devrait pas y avoir de recrutement de sociologues à Paris 8 pour la session d’automne. Mais pour la session de printemps, j’aimerais réussir à comprendre les nouvelles logiques de fonctionnement des “comités”. Mes compétences sont limitées, mais participer au recrutement d’une historienne, d’une sociologue, d’un sciencepolitiste ne me dérangerait pas.

Mise à jour : Je me suis emmêlé les pinceaux de la terminologie. Gizmo a corrigé. Merci.