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Un enthousiasme débordant

« Par procuration, mais pas par défaut » : quelques pages qui décryptent le vote par procuration, à partir des données de l’Enquête électorale française du CEVIPOF (ENEF). Il apparaît bien comme une modalité préférentiellement choisie par des jeunes, des cadres, des diplômés du supérieur…
Mais ce que j’ai trouvé de plus intéressant, c’est le niveau d’intérêt des mandataires, celles et ceux qui reçoivent une procuration : ce sont des enthousiastes. J’imaginais, peut-être un peu naïvement, que les mandants (celles et ceux qui ne peuvent voter et qui font une procuration) étaient les plus enthousiastes (les plus intéressés par la politique en général, les plus décidés à voter, les plus intéressés par l’élection en particulier), notamment parce qu’ils doivent faire la queue, remplir un formulaire, etc… Mais non.
Mais alors pourquoi un tel enthousiasme ?

  • Voter est coûteux (en temps, en déplacement…) pour un rendement faible : que vaut sa toute petite voix individuelle ? Mais le rendement double pour les mandataires : ils sont porteurs de deux voix, la leur et celle de leur mandant. Doublement du rendement. Doublement de l’utilité de son déplacement. Création d’enthousiasme ! C’est la version pour économiste.
  • La confiance accordée par le mandant ou la mandante apporte de la satisfaction. « Vote pour Fillon. Je te fais confiance. » L’échange du secret (celui du vote) a un effet psychologique qui se traduit par une forme d’enthousiasme à l’idée de satisfaire la confiance qui nous a été faite. La version pour psychologue.
  • Le pouvoir détenu sur celle qui nous a donné sa voix pourrait aussi être une des pistes à suivre. « J’ai tout pouvoir sur cette voix. » La version libidinale.
  • C’est un effet de sélection. Face à divers choix possibles, les mandants ont sélectionné celui ou celle qui apparaît la mieux disposée à voter. « Théo BOF ? Non. Léa MOUAIS ? Non. Cléo WAOUH ? Ah oui. » On ne donne qu’aux plus enthousiastes du lot. La version à ne pas oublier.
  • L’enthousiasme préexiste, et il est même à l’origine de la procuration. « Quoi, tu n’es pas là dimanche ? Voter c’est important. En plus Mélenchon il a le meilleur programme ! Sérieusement. C’est facile de faire une procu. Ca te prendra même pas 15 minutes. Tu vois, tu télécharges et hop. T’as plus qu’à aller au commissariat. Non, c’est facile. Je t’y emmène. Là oui, tout de suite ! » La version dispositionaliste.
  • Ce n’est qu’un effet de la composition socio-démographique du groupe des mandataires : un peu plus âgés, plus “cadres sup”, plus diplômés, avec un peu plus d’enfants… que la moyenne. Si l’on compare à composition égale, il n’y a plus de débordement d’enthousiasme. L’enthousiasme n’est ici qu’un mirage. C’est la version toute-chose-égale-par-ailleuriste.

Tant d’hypothèses à tester ! N’est-ce pas formidable ?
Vous pouvez lire l’étude (sans la mise à l’épreuve des hypothèses) sur https://www.enef.fr/les-notes/

Procuration, mobilisation

Au premier tour des régionales de 2015, 10578 Parisiennes et Parisiens ont votés par procuration (ils ont du trouver environ 10500 électeurs pour voter à leur place). Au second tour, ce sont 18104 personnes qui ont voté par procuration à Paris. Presque le double. Et comme il faut un nombre équivalent de personnes mandatées pour mettre le bulletin dans l’urne, ce sont environ 36 000 votes qui sont concernés par la procuration.
Cette augmentation des votes par procuration entre les deux tours ne sont pas réparties aléatoirement sur l’espace parisien. C’est surtout dans les bureaux de votes qui avaient déjà vu un grand nombre de procurations au premier tour que l’augmentation est la plus forte, mais on repère aussi que dans les arrondissement de l’Ouest (8e, 17e, 16e) le recours à la procuration avait été faible au premier tour, il est fort au second tour.
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Les votes par procurations à Paris (régionales 2015)

Le premier tour des élections régionales de décembre 2015 a suscité relativement peu de votes par procuration (moins de 2% des votes exprimés). Mais la géographie parisienne des votes par procurations en décembre 2015 ressemble à celle des élections européennes de 2014 : plus de procurations au centre de Paris.

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Il y en avait eu deux fois plus lors des Européennes de 2014 (mais elles avaient eu lieu le 25 mai, c’est à dire à un moment où il est agréable de partir en week-end dans sa maison de campagne).

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La carte des procurations lors des élections présidentielles et législatives n’est pas tout à fait la même : les procurations sont alors bien plus importantes à l’Ouest qu’à l’Est.

Le second tour des élections régionales devrait voir plus de procurations, si l’on en croit la presse (Le Figaro, Le Parisien, 20 Minutes) : il semble en effet qu’à Paris (mais aussi Toulouse ou Arras ou Ajaccio et Grenoble) de nombreuses personnes cherchent à établir des procurations. Il y en avait aussi eu beaucoup au second tour des présidentielles de 2002.

Et voici, comme autre point de comparaison, une carte similaire pour le premier tour des municipales de 2014 à Paris. Des petites différences se repèrent : certains arrondissements sans aucun suspens électoral (16e, 20e, 19e, 13e…) voient peu de votes par procuration.
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Journée d’étude sur les “virtuoses du vote”

Vendredi 14 novembre 2014, à partir de 9h, je co-organise avec Lucie Bargel (Université de Nice) une journée d’études sur les virtuoses du vote, celles et ceux qui non seulement vont voter, mais qui, en outre, votent « à leur manière » : dans une autre commune que celle de leur résidence, ou bien sans se présenter au bureau de vote, ou encore en ré-agençant les listes candidates.

Le programme-affiche en PDF est là.

Et le programme est aussi sur une page dédiée (avec les résumés des communications). Il y aura des présentations sur des pratiques aussi étranges que le “panachage” de listes (encore possible dans certaines communes), sur le vote blanc (qui demande une certaine virtuosité pour ne pas devenir un vote nul : un message comme “ceci est un vote blanc” en fait un vote nul), sur les votes en dehors du lieu de résidence, sur la procuration, etc… En s’intéressant au vote comme acte concret, acte matériel, nous allons revisiter ensemble ce que l’on appelle la compétence politique.

Le tout se tiendra au 59 rue Pouchet (75017 Paris), dans la toute nouvelle salle de conférences.

Le vote par procuration (au niveau de l’individu)

Après avoir analysé le vote par procuration à l’échelle du bureau de vote, tournons-nous maintenant vers les individus, les votants. Il est possible de travailler sur ces actes de vote car les listes d’émargement, pendant dix jours après les élections, sont accessibles à tout électeur. J’ai travaillé sur trois bureaux de vote parisiens après les municipales et les européennes.
Ces données sont riches : il est possible de déceler certaines des caractéristiques de celles et ceux qui ont recours à la procuration par comparaison avec celles des inscrits et des votants du même bureau de vote.
Mais comme la procuration implique deux personnes, le ou la mandant, le ou la mandatée (ou mandataire), commençons l’analyse par ce couple. Plus tard, nous nous intéresserons au sexe. Débutons par l’âge.
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Premier panneau : la différence d’âge entre mandaté et mandant est stable en fonction de l’année de naissance des mandants. Sur ce panneau, +20 signifie que le mandaté (né en 1954 par exemple) est plus âgé que le mandant (né en 1974 dans ce cas). Comme ni mandatée ni mandante ne peuvent avoir moins de 18 ans, les plus jeunes tendent à donner procuration à une personne plus âgée.
Deuxième panneau, avec les mêmes données : ici l’on s’intéresse à l’âge du mandaté en fonction de l’année de naissance des mandants.
Il me semble que l’on pourrait aisément distinguer deux types de procuration. Les plus nombreuses impliquent des personnes proches en âge : conjoints, frères-sœurs, amis… On les repère autour de y=0 dans le premier panneau, ou sur la seconde diagonale dans le 2e panneau. L’autre type de procurations implique des personnes éloignées par l’âge : enfants et parents probablement. Dans ce cas, mandaté et mandant sont bien différents : la procuration n’est, sur ce point, pas neutre.

Géographie de la procuration

Les votes par procuration, à Paris, lors des Européennes de mai 2014, ont été plus fréquents dans les arrondissements centraux.
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[Alors que, lors des Présidentielles ou des Législatives, septième, huitième et seizième ont un recours plus intense que d’autres arrondissements… Petite modification, donc, à prendre en compte.]

La procuration au premier tour (Paris, municipales, 2014)

Centre et périphéries à Paris : le recours à la procuration fut peu important au premier tour des municipales. Il fut plus important dans les arrondissements centraux.
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Can you really vote twice? Proxy votes in France

Here is the companion piece to my blog post on The Monkey Cage (thanks Erik!). You can also see Arthur Charpentier’s companion piece.

France does not allow for early voting nor mail-in voting. If you want to vote, you have to go to the ballot box, or vote by proxy. Proxy voting is now easier than before, but one still has to go to the police, the gendarmerie or to a local tribunal to officialize the proxy. And one has to sign “sur l’honneur” that going to the ballot box on the day of the election is impossible. Another condition : The proxy voter needs to be registered to vote in the same city.
I was surprised to realize that French political scientists never studied proxy voting (it has been extensively studied by legal scholars of electoral fraud). Until a few years ago, it was indeed a rounding error in ballot box results, but that is not the case anymore. And to be brief, proxy voting seems to be a way for the politically active to vote when they can not physically vote. With two colleagues, Arthur Charpentier and Joël Gombin, we have begun to explore the social and political logics of the “procuration” — as proxy voting is known in France. We focused our inquiry, at first, at the polling station level (bureaux de vote) : it is a very small geographical unit of around 1000 voters, and in many cities it should be somewhat homogeneous (at least with a smaller variance than bigger geographical units).
We focused on polling stations data because the “electoral participation surveys” of the INSEE (the French National Statistical Institute) did not gather information about “proxy votes” (they were considered to be too few).

For a few years now, the main French cities have put some data online. And in a few cases, we have data about proxy votes :

  1. Montpellier : Electoral results (1994-2012), and the shapefile of the Bureaux de vote for 2012.
  2. Nantes : electoral results (2007 to 2012) and shapefile of the polling stations (for 2012)
  3. Paris : electoral results (2007-2012) But no shapefile here. I have had access to a shapefile created by the Cartelec group
  4. Lyon : It is more complicated here. Data have to be scrapped from the municipal website. The shapefile of the polling station is available. Julien Barnier put on GitHub the code used to gather electoral results

In the working paper published by La Vie des idées, we also used data created by the ANR Cartelec, which recombined data from the French census to fit the geographical units of the polling stations.

Feel free to ask for more information about la procuration en France.

Explorer la procuration

La Vie des Idées vient de publier un article écrit avec Arthur Charpentier et Joël Gombin, article qui porte sur le vote par procuration en France.
Je poursuis ici l’exploration des données du vote par procuration et Arthur Charpentier fait de même sur son blog.

Tout d’abord un mot sur les données :
Dans l’article, nous nous appuyons sur les données recueillies par l’ANR Cartelec, notamment pour les fonds de carte des bureaux de vote (au format shapefile .shp) et pour les données du recensement à l’échelle de ces bureaux de vote. Ces données sont accessibles sur le site de Cartelec.
Mais Cartelec n’a pas d’informations concernant les procurations. Et il n’est pas simple de trouver le nombre de votes par procuration aux niveaux nationaux, départementaux, communaux ou à l’échelle du bureau de vote. Mon premier réflexe a été de rechercher des données dans les enquêtes “Participation électorale” de l’INSEE (1983-2012)… mais ces enquêtes n’a-ont pas pris en compte les procurations… Ce qui est dommage, car l’on dispose, avec ces enquêtes, de données individuelles.
Il a donc fallu se rabattre sur d’autres sources, partielles et à une échelle agrégée… Nous avons travaillé ici avec des données “écologiques” (et donc avec un risque d’ecological fallacy) À ma connaissance, seules quatre grandes villes donnent accès à des données sur les procurations.

  1. Montpellier : Résultats des élections (1994-2012), et aussi le shapefile des Bureaux de vote pour les élections de 2012.
  2. Nantes : résultats des élections (de 2007 à 2012) et shapefile des Bureaux de vote (pour 2012)
  3. Paris : résultat des élections (2007-2012) Etrangement, la ville de Paris n’a pas mis à disposition des citoyens le shapefile des bureaux de vote
  4. Lyon : C’est plus compliqué dans le cas de Lyon. On trouve bien le shapefile des bureaux de vote, mais les résultats doivent être moissonés sur le site de la ville de Lyon. Julien Barnier a mis en ligne le code R sur github pour récupérer les données et une analyse ici

J’ai contacté les sites « opendata » de Strasbourg, Marseille, Toulouse et Bordeaux pour essayer d’obtenir des données similaires, mais pour l’instant soit “le logiciel” des services électoraux municipaux ne recueille pas le nombre de votes par procuration (Strasbourg), soit les services des élection diffusent un format inutilisable (Marseille), soit les services des élections, très occupés en ce moment, répondront plus tard à ces demandes.
J’ai aussi contacté (à deux reprises au moins) la préfecture des Hauts de Seine, pour connaître le nombre de votes par procuration à Neuilly et aux alentours, mais sans réponse.
Le bureau des élections du Ministère de l’Intérieur m’a envoyé un fichier excel contenant pour la France entière des données départementales très “trouées” : apparemment, le Ministère ne contrôle pas de très près le nombre de votes par procuration et beaucoup de préfectures n’envoient pas les chiffres. Cela rend très complexe l’évaluation de l’évolution nationale de la fréquence de la procuration.
Mais j’ai réussi à faire cette petite carte nationale (en faisant soit la moyenne des deux tours, quand c’était disponible, soit en ne prenant qu’un seul tour) :
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Il semble y avoir un peu plus de procurations dans le Sud de la France en avril-mai 2012… Mais si, lors du premier tours, les trois zones scolaires étaient en vacances, ce n’était pas le cas le 6 mai quand seule la zone B (Lille, Aix…) était en vacances. La région parisienne et la Corse ont un recours plus intense à la procuration.

Une autre carte qui ne se trouve pas dans l’article de la Vie des idées est reproduite ici. Une carte parisienne montrant le rapport entre votes par procurations et votes “blancs ou nuls”, carte intéressante : elle permet de bien distinguer des zones où les votes par procurations ne sont pas beaucoup plus nombreux que les votes nuls et des zones où le vote par procurations est de 6 à 17 fois plus fréquent que le vote nul, c’est à dire des zones où l’offre politique disponible rencontre tellement bien l’assentiment des résidents qu’ils votent même en cas d’empêchement.

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Terminons par quelques “copies d’écran” montrant le rôle d’internet dans la procuration.

L’équipe de NKM, candidate à la mairie de Paris, a mis en place une procédure permettant à un sympathisant UMP de trouver quelqu’un pour qui voter (comme l’équipe de Hollande l’avait fait en 2012) :

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L’équipe d’Anne Hidalgo fait presque la même chose, mais en permettant aussi à des personnes souhaitant être mandatées de se déclarer, en jouant sur le plaisir du vote : “Vous êtes disponible et impatient-e (…) Votez deux fois !”
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Ces deux dispositifs peuvent se comprendre comme des “pièges à sympathisants” : l’UMP locale — et le PS local — connaît sans doute ses militants, mais moins ses sympathisants. Avec ce dispositif, des informations peuvent être recueillies sur des personnes qu’il est possible de mobiliser ensuite.

Et dans le même temps, le gouvernement prépare la dématérialisation de l’établissement du vote par procuration :
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Simplifier le vote par procuration vise à rendre plus aisé l’acte de vote. Mais l’on voit — c’est mon hypothèse — que la procuration semble utilisée de manière prioritaire par des personnes aisées (diplômées, propriétaires, cadres…) : c’est à mon avis une des modalités du vote des classes dominantes. Il est fort possible que rendre plus aisée la procuration ne bénéficie pas vraiment au gouvernement actuel… mais c’est une autre histoire.

Propositions de sujets de master

Le département de sociologie de l’université Paris 8 est un lieu vivant de recherche sociologique. Pourquoi ne pas y faire un master ?

  1. Pourquoi pas un master sur un thème de sociologie politique sur le vote par procuration, à partir de sources administratives notamment. Il s’agirait non seulement de faire des entretiens avec des responsables politiques locaux (dans les permanences des partis, auprès de ceux qui géraient les sites internet des candidats), mais aussi de repérer, sur les listes d’émargement, qui est le mandant de qui. Ces listes sont consultables dans les mairies, les procurations sont indiquées en rouge… Comment les mandataires choisissent leur mandant ? Quelle rôle joue la confiance ? quel rôle joue la proximité politique ?
  2. La nomination des animaux : Qui choisit le prénom des animaux domestiques ? Comment ces prénoms sont utilisés (par les vétérinaires notamment) ? Utilise-t-on le prénom sous lequel le chien est enregistré ou un prénom d’usage différent ? L’enquête pourrait porter aussi bien auprès de vétérinaires qu’auprès des organismes gérant l’identification des animaux domestiques, mais aussi auprès des éleveurs et des propriétaires…
  3. Les mariages civils : cérémonie “pauvre” en ritualité ? Il s’agirait ici de travailler à partir de sources publiques : les bans de mariage; mais aussi de lieux publics : les halls des mairies, les salles des mariages… Travail d’observation et de comptage (combien d’invités, combien de temps d’attente…). Avec l’ouverture possible du mariage aux couples du même sexe au cours des prochaines années, le sujet prendra une autre dimension. Et déjà, cette cérémonie est devenue un lieu d’affrontement politique car accompagnée de trop de rituel
  4. les francisations : le journal officiel publie les noms et prénoms des personnes ayant choisi, au moment de leur naturalisation, de “franciser” leurs noms ou prénoms. Quelques milliers d’individus le font chaque année. A partir de ces décrets de francisation, il devrait être possible d’estimer quelques unes des caractéristiques de celles et ceux qui optaient pour la francisation en 1955, 1965, 1975… 2010. [Voir ci dessous un exemple illustré de ce que l’on trouve dans le Journal officiel
  5. La liste de sujets de master continue : certains des sujets que je proposais en 2009 n’ont toujours pas trouvé preneur

Les étudiantes intéressées peuvent me contacter, ou contacter les responsables du master de sociologie de l’université Paris 8.

Extrait du Journal officiel : les décrets de francisation donnent des informations sur l’âge, le pays de naissance, le sexe, le département de résidence en France, le prénom/nom de départ le prénom/nom d’arrivée :