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Archives de la catégorie : 'General'

Cartoons

Comment trouver des cartoons américains qui puissent servir d’illustration sur un thème précis m’a-t-on demandé. Voici une réponse possible (qui vous donnera accès gratuitement à des images basse définition mais qu’il faudra payer si vous souhaitez les reproduire).

1- si vous cherchez un “editorial cartoon” (un dessin de presse lié à un événement précis et publié en général à coté de l’éditorial d’un quotidien), vous pouvez regarder sur :
1-a. http://www.amureprints.com (nombreux résultats)
1-b. http://www.politicalcartoons.com (il faut s’inscrire, c’est plus complexe)
1-c. http://www.artizans.com/ (moins riche)
1-d. http://www.copleynews.com/ (cliquer sur editorial cartoons puis “advanced search)

Une autre possibilité (1-e. ?) est d’acheter, sur Amazon.com, les livres intitulés Best Editorial Cartoons (de Charles Brooks) qui ont déjà fait une sélection… c’est environ 10$

2- si vous cherchez un dessin humoristique plus intemporel, il existe la grande base de données du New Yorker : http://www.cartoonbank.com.

Invitation à Gmail

J’ai une invitation à Gmail (le mail par google). Qui la veut?

mise à jour: voir http://isnoop.net/gmailomatic.php

Pour m’écouter

Pour écouter l’émission “Le Bien Commun” de samedi dernier (avec Real Audio), rien de plus simple : il suffit de cliquer ici.

Avec tous les outils du droit

Un texte que j’avais écrit il y a quelques semaines… Commentaires bienvenus

La succession d’événements ayant finalement ouvert en partie le mariage aux Etats-Unis n’a reçu que peu d’écho en France. Rappelons les en quelques mots : en juin la Cour Suprême des Etats-Unis rend caduques les lois de quelques États fédérés (comme la Georgie ou le Texas) qui criminalisaient la sodomie ; en août un évêque gay (vivant en couple) était élu au sein de l’Église épiscopalienne, bastion religieux de l’upper class ; en novembre, la Cour Suprême du Massachusetts décidait que la constitution de l’État permet le mariage des couples du même sexe ; en février enfin, le maire de San Francisco, en Californie, se mettait à marier les couples gays ou lesbiens se présentant à la mairie (plus de 4 000 couples seront mariés en un mois).

Depuis, les micro-événements se multiplient. L’édile a fait des émules : tel comté du Nouveau Mexique marie une quinzaine de couples, le maire d’un village du centre de l’État de New York en marie deux douzaines, un village côtier du New Jersey une poignée, un comté de l’Oregon plusieurs milliers. Pour pouvoir suivre, l’Associated Press publie pendant quelques jours un résumé quotidien.

Ces micro-événements, s’accumulant, font boule de neige : la fin de l’hiver semble entièrement consacrée au mariage gay. Et face à cette avalanche, l’observateur est comme emporté. Au début des années 1990, c’était autour d’Andrew Sullivan, que s’était constituée une revendication néo-conservatrice en faveur de l’ouverture d’un mariage nécessairement « civilisateur » aux gays et aux lesbiennes. Il y a quelques jours, ce même Sullivan déclarait ne plus pouvoir physiquement suivre l’étendue des pratiques. Le mariage gay a quitté le domaine des idées pour celui des usages, variés, divers, flous.

Mais la diversité de ces usages peut être ordonnée : les partisans du « mariage gay » utilisent tous les registres de l’action politique.

Les actions en justice constituent le fond sur lequel les autres événements ont lieu. Ces actions sont l’œuvre d’associations de juristes gais et lesbiens comme le GLAD (Gay and Lesbian Advocates and Defenders) qui ont sélectionné des couples, leur ont demandé de se faire refuser officiellement une licence de mariage, et ont porté plainte contre l’État. L’espoir les mobilise que les juges constitutionnels reconnaîtront la discrimination dont les couples ont été l’objet. Elles n’engagent intensément qu’un petit nombre de personnes, mais les soutiens sont larges : l’Ordre des Avocats du Massachusetts a publiquement reconnu le droit des gays et des lesbiennes au mariage, des groupes d’églises protestantes progressistes leur emboîtent le pas.

Aux actions en justice s’ajoute la pression politique sur les législatures des États fédérés. Cette pression a connu quelques succès récents, sous la forme de lois proches des unions civiles du Vermont, qui donnent aux couples du même sexe les mêmes droits que le mariage donne aux couples de sexes discordants (mais limité au niveau de l’État fédéré). Les États du New Jersey et de Californie (avant l’élection d’Arnold Schwarzenegger) ont notamment voté, sans qu’il y ait débat médiatique, de telles lois : « tout le monde », de droite ou de gauche, reconnaît la légitimité d’une telle reconnaissance de la conjugalité homosexuelle.

La nouveauté vient de nouvelles formes de mobilisation, prenant les contours de la désobéissance civile. Des personnages élus (maires ou juges) et des fonctionnaires locaux (town clerk, avocat du comté), en insistant soit sur le respect de la lettre de la loi (en Oregon) soit sur celui de son esprit (en Californie), ouvrent de leur propre autorité le mariage aux couples du même sexe. Les mariages célébrés ont alors avec eux la force du droit, sans touteois que le précédent fasse encore force de loi. A cette désobéissance civile s’agrègent des membres du clergé, pasteur-e-s ou rabbin-e-s, qui, aux Etats-Unis, sont considérés comme « agents de l’État » quand ils célèbrent un mariage : leur acte religieux a valeur civile.

Ces actions d’insoumission – à la valeur juridique incertaine – reposent toutes sur l’événement qui leur a donné naissance : la décision de la Cour Suprême du Massachusetts rendue en novembre 2003, qui avait donné six mois au Parlement de l’État pour ouvrir le mariage. En conséquence, le 17 mai 2004, le mariage de couples gais ou lesbiens sera reconnu valide par un État. Si le regard s’est tourné vers la désobéissance, il ne faudrait donc pas oublier tout le travail souterrain (de juristes, d’hommes et de femmes politiques), sur lequel repose la sédition.

En quelques mois, et avec une accélération ces dernières semaines, le mariage des gays et des lesbiennes, d’espoir politique à long terme, est devenu une réalité sociale s’appuyant sur des usages stratégiques du droit et de ses frontières.

Camarade

Je connaissais Marc Aymes, la personne, voici Marc Aymes, Le Site. Marc est un des responsables de Labyrinthe. Le site est un peu chargé en gif animés, mais on peut y trouver facilement ce que l’on cherche.

Gmail, 1000GigaBytes ?

Aujourd’hui, en ouvrant mon compte Gmail, je lis en bas : “You are currently using 28 MB (0%) of your 1000000 MB” Est-ce que cela veut dire que Gmail est passée 1 giga à 1000 giga ? (voir la copie écran).

Maines et Laqueur

Dans le dernier numéro de Labyrinthe (n°17), j’ai écrit une note critique sur les ouvrages de Thomas Laqueur, Solitary Sex [à lire] et de Rachel Maines, Technology of Orgasm, deux ouvrages importants pour une histoire de la sexualité qui ne soit pas une histoire des techniques de reproduction. Un signe des liens que ces deux livres entretiennent entre eux, c’est Maines qui fait le compte-rendu de l’ouvrage de Laqueur dans l’American Historical Review.
mise à jour : Solitary Sex a maintenant été traduit en français et publié par les éditions Gallimard : Le sexe en solitaire.

Bulletin du RISS

Le numéro 21 (ou 22?) du Bulletin du Réseau d’Information Sexualités et Sciences Sociales (réalisé, comme à l’habitude, par Jérôme Courduriès et David Michels) est sorti. J’ai mis une copie sur mon site.

Réseaux sociaux

Kieran Healy a étudié les voting patterns des différentes nations lors du concours de l’Eurovision : on remarque très nettement la proximité des votes irlandais et britanniques. Mais il se base sur une hypothèse à mon avis trop forte:

“Given that Eurovision songs are (to a first approximation) uniformly worthless, we can assume that votes express a simple preference for one nation over another, uncomplicated by any aesthetic considerations.”

Le concours (samedi soir) lui donnera-t-il tort?

Google Print ?

Je suis tombé sur un nouveau service de google. Après Gmail, voici GooglePrint, de long extraits d’ouvrages publiés récemment (le lien vous dirigera vers le premier chapitre du livre de Rachel Maines, Technology of Orgasm).