Boing Boing
Un lien en provenance de Boing Boing et les statistiques explosent !
Un lien en provenance de Boing Boing et les statistiques explosent !
Il y a quelques mois maintenant, Brayden King, dans son blog, rendait compte d’un article publié dans l’American Sociological Review. The prestige of academic departments :
a department’s prestige is not only a function of quality of research and publications, but also a result of accumulated social capital – or, more specifically, the exchange networks of PhDs between institutions.
Dans cet article, le “capital social” (qui peut être grossièrement défini comme l’ensemble des ressources dérivant de l’appartenance à un réseau) est un des éléments qui permettent de comprendre le prestige d’un département universitaire.
Dans un article tout récent de la Revue Française de Sociologie (qui — le croyez vous? — n’a aucun site sur internet), Olivier Godechot et Nicolas Mariot explorent un des versants français du même problème, dans un article intitulé “Les deux formes du capital social: Structure relationnelle des jurys de thèse et recrutement en science politique”.
L’article se penche plus précisément sur la constitution des jurys de thèses en science politique et leur impact sur le recrutement des candidats aux postes académiques. La perspective générale de l’article s’éloigne de travaux qui, globalement, se plaçaient dans un cadre de sociologie des sciences (d’où la prise en compte du “prestige”) pour se placer dans un cadre de sociologie économique : un poste au CNRS ou à l’université est alors un “bien rare”.
Le jury de thèse a ceci d’intéressant qu’il matérialise, à un moment donné, un réseau dont les relations sont orientées (A invite B au jury), parfois répétitives (A peut inviter B à plusieurs reprises dans le temps). La soutenance de la thèse est l’étape qui permet le recrutement à la plupart des postes d’enseignant-chercheur ou de chercheur.
Ils concluent
L’examen de l’incidence des relations d’invitation (à un jury de thèse) sur la probabilité d’obtention de postes confirme l’existence de deux mécanismes relationnels, analytiquement distinguables, qui peuvent fonctionner au service de l’obtention de biens rares:
- d’une part, la diversification à l’intérieur du groupe permet à l’échelle individuelle de gagner les doubles avantages, stratégiques et informationnels de la non-redondance,
- d’autre part, la cohésion et la densité du groupe permettent au groupe d’exister, de limiter la concurrence en son sein et de se mobiliser contre les autres groupes pour l’obtention d’avantages pour ses propres membres.
La deuxième partie de la conclusion (sur la cohésion et la densité) traite de ce qui est couramment appelé le “localisme” (le recrutement dans un département d’une personne qui a effectué sa thèse dans ce département), dont Godechot et Mariot donne une mesure possible.
Si l’article de la RFS est absent d’internet, des versions préparatoires de l’article sont disponibles (ici, résumé, au format PDF dans le Bulletin de la Fédération Paris-Jourdan, ou ici, version longue, en PDF.
L’astrosociology est une tentative de Jim Pass de créer un nouveau champ disciplinaire (déjà évoqué ici et là) qui puisse étudier les effets sociaux de la présence humaine dans l’espace.
Cette tentative a suscité l’étonnement et l’ironie d’une bonne partie des sociologues disposant d’un blog — créant, selon Brayden King, un mème –, ce qui a poussé Jim Pass à réagir aux commentaires sur son initiative, réaction qu’il présente en terme très généraux:
A spacefaring future is a legitimate possibility. We are more likely to move into space than back into caves, humor notwithstanding. The arguments against astrosociology seem dated as we continue to move forward in our expansion into space. Current measures such as the number of human beings in space are irrelevant to the overall trend. That is, the pace of progress in space is less important than its inevitability. It should be obvious that sociological inquiry in this area of social life is an important undertaking despite detractors.
La découverte de l’Astrosociology a déclenché l’écriture de plusieurs sociologues américains: Kieran Healy, Brayden King, Jeremy Freese, Drek (et autres, comme Fafnir). (source)
Le consensus semble être absolu: l’astrosociology a peu de chance de s’établir. Drek écrit par exemple:
While work has been done in sociology that deals with the space program, it certainly hasn’t necessitated the creation of an entirely new section! So what does this new astrosociology get us? What new, wonderful benefit may we reap from the crafting of astrosociology that otherwise would remain beyond our grasp? Well, if I had to guess, it would be the ability to use the word “astro” to describe what we do. I mean, think about it, what isn’t cooler with the word “astro” attached to it?
update : Jeremy Freese a beaucoup réfléchi. Pour lui, “astrosociology has provoked such a reaction because it seems to finally mark the point at which the prospective continued substantive dissipation of sociology […] has gone too far.
Pour la prochaine conférence de la Société internationale de sociologie des religions, qui aura lieu à Zagreb en juillet 2005, j’organise avec Andrew Yip de Nottingham Trent University, une session intitulée “Homosexualités et religions, des frontières vers le centre?”. Les propositions de communication sont à m’envoyer, ou à envoyer à Andrew Yip, avant le 31 octobre 2004.
Homosexualités et religions : des frontières vers le centre ?
Baptiste Coulmont, Université Paris 8
Et
Andrew Yip
Division of Politics and Sociology, Nottingham Trent UniversityLes communications de cette session chercheront à saisir l’importance que peut revêtir l’homosexualité, et les débats qu’elle déclenche, dans les espaces religieux. Les condamnations repoussant l’homosexualité au delà des frontières du religieux sont bien connues, mais l’intégration des gays, des lesbiennes et de leurs familles – par l’ordination ou le mariage notamment – au centre de la vie religieuse l’est moins.
Il y a de cela quelques heures (merci Sébastien!), les membres de l’American Sociological Association ont reçu un mail leur annonçant la création d’un panel dédié à l’astrosociology
An open forum for astrosociology will take place at the upcoming ASA meeting, along with an Informal Discussion Roundtable. Because very few sociologists have even heard of astrosociology, I wanted to announce my efforts to as many members as possible. I invite all members who may be interested in the establishment of astrosociology as a new subfield to attend both events in order to discuss how this may be accomplished. One effort already in motion is an attempt to create a new section devoted to astrosociology (…). Generally, astrosociology is the study of astrosocial phenomena (a subset of all social phenomena) which include all human behaviors related in some way to outer space; a neglected area of sociological inquiry (…)
On se souvient qu’il y a quelques années, le doctorat qui avait été accordé à Elizabeth Tessier par Michel Maffesoli avait sucité l’indignation des sociologues français. Michel Maffesoli n’avait pas récidivé, mais n’avait pas non plus été sanctionné.
Le champ de la sociologie américaine, structuré par l’ASA et ses revues, semble moins innovant que celui de la sociologie française: Jim Pass, fondateur de l’astrosociologie s’intéresse moins aux astres en tant que tel qu’aux conséquences sociales de l’envoi d’humains et de machines dans l’espace…
En revanche, Jim Pass travaille fortement à la création d’un champ. Outre www.astrosociology.com, il place des publicités sur google :

Le numéro de Courrier International (n°712) de cette semaine : Etre gay dans le monde arabe.
A lire, ici ou là, comment les invitation à Gmail proposées sur divers blogs, s’en vont, il semble bien que la vitesse de dispersion soit liée à la popularité du blog. Par exemple, mes invitations sont très lentes à partir, celles de padawan sont parties vite, celles de Pierre Carion sont parties en mettant “plus de temps que chez Russ“…
Mais mes invitations ont eu quelque succès : Brayden King en est fort content et Kieran Healy s’est avéré un peu jaloux…
mise à jour: voir http://isnoop.net/gmailomatic.php
Le New Yorker est l’un des meilleurs magazines américains. On peut y lire des fictions, de courts articles, des critiques d’expositions et de films et de longs articles sur des thèmes variés. Plusieurs des journalistes du New Yorker ont un site où ils proposent certains de leurs textes:
Et bien entendu, il reste le site du New Yorker, avec les articles de Seymour Hersh.
Il semble que, plus je distribue mes invitations à Gmail, plus google m’en donne. Donc je suis heureux de vous annoncer que celui ou celle qui le souhaite (il suffit de laisser un commentaire) pourra s’ouvrir un compte.
Apparemment, nombreux sont les détenteurs de compte (ici, ou ici, ou encore là et là…) qui offrent désespérement des invitations à Gmail.
mise à jour: voir http://isnoop.net/gmailomatic.php