Cartographie avec R (suite)
Je cherche à donner à voir, par des points sur une carte, la localisation d’églises (ou de boulangeries, ou de sex-shops, ou de lobbyistes…) en région parisienne. Il est possible de créer un “mashup” avec google maps, ou une carte dans google earth, mais cela ne donne pas de jolis fichiers PDF utilisables dans une publication scientifique qui se respecte. Imaginons que je dispose des données “Longitude / Latitude” des églises.
Il me faut un fond de carte. On trouve une carte de la France (avec les frontières administratives) sur “cloudmade” : http://downloads.cloudmade.com/europe/france. Il faut télécharger le fichier : “france.shapefiles.zip”
On trouve aussi, ailleurs, une carte des principales rues, routes, autoroutes… d’Île de France : http://download.geofabrik.de/osm/europe/france/ : il faut télécharger la carte de l’Île de France : ile-de-france.shp.zip
Ces cartes “open source” proviennent du projet OpenStreetMap : il y a des erreurs, des morceaux non complets, des manques. Mais à notre échelle, cela suffira. Les fichiers téléchargés sont des “shapefiles”. Ils consistent en 4 fichiers différents : un fichier .prj qui contient des informations concernant la projection, puis trois autres fichiers contenant les données elles-mêmes (un fichier dbf, un fichier shp et un fichier shx).
Ouvrons maintenant R.
library(maptools) #charge le package "maptools"
france<-readShapeLines(
"Desktop/france/france_administrative.shp",
proj4string=CRS("+proj=longlat")
)
l’instruction précédente demande à R de charger les informations de la carte de France dans “france”.
summary(france) # donne la structure de "france"
On constate que dans cette “Data frame” il est indiqué, par “ADMIN_LEVE” le type de frontière administrative: 8 pour les communes, 6 pour les départements.
routesidf<-readShapeLines(
"Desktop/ile-de-france/roads.shp",
proj4string=CRS("+proj=longlat")
)
summary(routesidf)
permet de constater que le type de route est indiqué par “type” : “primary”, “secondary”, “residential”…
les fichiers peuvent être longs à se charger : ce sont des objets très lourds et il serait préférable de demander à ne charger qu’une petite partie des fichiers (par exemple les routes principales et pas tous les chemins communaux). Mais je ne sais pas le faire… pas encore du moins.
plot(france,xlim=c(2.35,2.45),ylim=c(48.87,48.97),lty=3)
donne l’image suivante. Seul un regard averti y discernera le nord de Paris et une partie de la Seine-Saint-Denis :

Rendons cette carte un peu plus lisible :
plot(france[france$ADMIN_LEVE==6,],add=TRUE,lwd=2) plot(routeidf[routeidf$type=="primary",],add=TRUE,lwd=2,col="lightgray") plot(routeidf[routeidf$type=="secondary",],add=TRUE,lwd=2,col="lightgray")

J’ai ajouté les routes principales (de type “primary” et “secondary”), j’ai indiqué certaines des frontières départementales par un trait noir. Je vais maintenant ajouter mes églises, qui sont dans l’objet “coordeglises” : X indiquant la longitude et Y la latitude. :
points(coordeglises$X,coordeglises$Y,pch=20,cex=2,col="red")

Il me semble pouvoir remarquer que mes églises s’installent assez souvent à proximité de ces grandes routes, voire même à proximité du croisement de deux de ces grandes routes.
Note : Mis à part le bel iMac sur lequel j’ai réalisé ces cartes, tout le reste fut “gratuit”. Open Source ou non. Seashore, R, OpenStreetMaps… et l’indispensable géocodage offert par google….

L’on pourrait donc représenter les adresses des lieux de culte comme des directions plutôt que comme des points. Si l’on considère que Château-Rouge est l’origine, alors il est possible de dresser cette carte étoilée, “en oursin” [au centre, Château Rouge, et à chaque extrémité, un lieu de culte]. Inversement, cette carte montre l’attraction régionale (ou le rayonnement) de ce quartier parisien.










Le prénom “Yael” illustre peut-être mieux l’instabilité de l’épicénité : ce “prénom de fille” se masculinise régulièrement entre 1970 et 2000. Mais il ne reste pas androgyne plus de deux ou trois ans : en un clin d’oeil, il devient un prénom deux fois plus donné à des garçons qu’à des filles. Pour ce prénom l’on trouverait des explications ad hoc : l’usage féminin ferait plutôt référence à une héroïne biblique, l’usage masculin s’inscrirait plutôt dans les inventions de prénoms celtiques. Une telle explication incite à ne pas seulement utiliser les rapports mais aussi à utiliser les valeurs absolues : est-ce que l’usage féminin diminue (ou n’est-ce pas plutôt une explosion des usages masculins de Yael sans que ne diminue le nombre de bébé-filles Yaël naissant chaque année?)…
Le graphique représente ici le nombre annuel de naissances “presque épicènes” : je n’ai retenu que les prénoms donnés aux deux sexes, et donnés moins de 4 fois plus à un sexe qu’à un autre [c’est à dire les prénoms où les garçons représentent entre 20 et 80% du total].

Je continue mon exploration des données du “Fichier des prénoms” de l’INSEE, et je me plonge dans des outils statistiques que je ne maîtrise plus. Aujourd’hui, il s’agissait de combiner la “


