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Archives de la catégorie : 'Publicité'

En public

En quelques jours, à la fois suite à un article mentionnant mes recherches dans Le Monde (24 avril) et à la sortie d’un film (Le Prénom), ma personne et mon dernier livre — Sociologie des prénoms — ont retrouvé une actualité. J’ai cité à plusieurs reprises la boutade de Boltanski, qui s’amuse de voir le sociologue spécialiste des kinésithérapeutes intervenir à la radio à chaque fois qu’un kiné est assassiné. Me voici dans la position de celui qu’on invite quand un prénom (ou le bon goût) est assassiné.
Cela ne me dérange pas, bien au contraire. J’essaie de faire passer deux ou trois choses quand j’interviens : 1- le prénom est affaire d’État (il y a une socio-histoire du prénom, il y a un encadrement juridique, même libéralisé), 2- les prénoms peuvent être des indicateurs (plus ou moins flou) de différentes caractéristiques sociales collectives (le sexe, la génération, une origine sociale…) et 3- les usages du prénom (manière de choisir, de les utiliser…) sont variés, et peuvent relever d’une approche sociologique.
Règle du jeu radiophonique ou télévisé, il faut que l’idée passe, en 30 secondes, avec un exemple “vivant”.
Interviews filmées récentes :

Les autres interventions enregistrées ou filmées sont disponibles sur une page dédiée.

Interview (radio suisse)

La Radio-télévision suisse a diffusé ce matin une interview autour de mon livre, Sociologie des prénoms (La Découverte, 2011), dans le “Journal du samedi”. Si vous étiez en Suisse et réveillé vers 8h, vous avez pu l’entendre. Pour tous les autres, voici le lien pour écouter l’interview, ou, directement, un lien vers le fichier mp3 de l’interview.
Jeudi, sur France Culture à 15h, ce sont les liens entre prénoms et droit qui seront abordés, avec Antoine Garapon, dans l’émission Le Bien commun.
 
Rappel : Il est encore et toujours possible d’acheter Sociologie des prénoms sur amazon, ou dans une librairie indépendante ou ailleurs…

Sur France4

J’ai été interviewé la semaine dernière pour l’émission “Une semaine d’enfer”, sur France 4. Ce fut l’occasion de parler un peu de Sociologie des prénoms des humains, mais aussi des prénoms des chiens.

lien vers le reportage

J’avais aussi été interviewé, il y a quelques jours, pour une chronique sur France Info : chronique disponible ici

Il en faut bien un…

De Luc Boltanski j’apprécie particulièrement cette citation :

Je pense qu’il y a actuellement un degré de professionnalisation et de spécialisation que je regrette. Vous avez des gens qui font une excellente thèse, par exemple, sur, je ne sais pas moi, sur les kinésithérapeutes par exemple et puis, ensuite, toute leur vie ils vont rester spécialistes des kinésithérapeutes et puis, quand il y a un drame chez les kinésithérapeutes, ils vont parler à la radio des kinésithérapeutes.
références

J’y pense à chaque fois qu’une journaliste m’appelle : de quoi le spécialiste est-il le nom ? Cette semaine, ce ne fut pas suite à un drame chez les kinés mais à un procès impliquant un magasin vendant des gadgets pour adultes. En 2006-2007, un groupe de députés a réussi à modifier une loi datant de 1987 interdisant l’installation des sex-shops à proximité des écoles, en étendant à la fois la zone d’interdiction, la définition des magasins soumis à la loi et celle des associations pouvant porter plainte contre ces magasins. Depuis 2007 donc, j’attendais le test judiciaire, la mise à l’épreuve de cette loi.
En avril 2011, deux associations décident de porter plainte contre un magasin du centre de Paris. Le procès a eu lieu mercredi dernier, et quelques journalistes (ou assimilées) ont cherché à recueillir mon discours, ce qui a parfois donné à des propos retranscrits dans les articles suivants :

Parce qu’un sociologue expert ès procès contre les marchands de sex-toys, il en fallait bien un.

Et sans transition… une page de pub

  • Cette page de pub, ce sera ce portrait flatteur paru dans Sciences Humaines (numéro de février 2012), par Marie Deshayes — qui a bien perçu ma fausse modestie.
  • En ce jour où un juge aux affaires familiales a rendu possible d’appeler son enfant Daemon, vous trouverez, sur le site de La Vie des idées un entretien vidéo réalisé avec Pauline Peretz. 5 questions sur les prénoms : Le prénom, support personnel de l’identité ?

  • Si vous êtes lecteur du magazine Marie-France, vous trouverez, autour de la page 70 du numéro de février 2012, un article de Stéphanie Torre sur Sociologie des prénoms
  • Des erreurs dommageables

    Il n’y a rien de pire que d’écrire pour personne. C’est pourquoi j’ai découvert avec un certain plaisir qu’un de mes articles [celui-ci] n’était pas “exempt[] d’erreurs dommageables”. Plaisir, car, au minimum, cela signifie qu’il avait été lu.
    Dans une thèse de 2006 [Le Religieux dans la ville du premier vingtième siècle — La paroisse Notre-Dame Saint-Alban d’une guerre à l’autre] portant sur une paroisse lyonnaise, Natalie Malabre étudie l’action de l’abbé Remillieux, que j’avais analysé en tant que promoteur des fiançailles catholiques. A la différence de Natalie [sans h] Malabre, je ne m’étais pas appuyé sur des archives, mais sur de la littérature secondaire : j’ai donc raté une bonne partie du sens que les fiançailles avaient pour Remillieux, et le rôle qu’elle jouaient pour les « Compagnes de Saint-François ».
    D’où l’intérêt, toujours, de s’appuyer sur des sources primaires.
    [Note : je constate avec amusement que l’auteure, en citant mon article, se trompe d’année, en l’indiquant publié en 2003. Il y aurait donc pire que de ne pas être lu… être mal cité ?]

    Toutes les Suédoises…

    Le premier compte-rendu “de taille” de mon Sociologie des prénoms vient d’être publié, sous forme tronquée sur nonfiction et sous-forme entière sur le Carnet de recherche de Marie-Anne Paveau, auteure du compte-rendu, Pensée du discours : « Nom d’un prénom ! (4) Toutes les Suédoises s’appellent Ingrid.
    Ce compte-rendu pose plusieurs questions, et il faut que je prenne du temps pour y répondre (et améliorer ainsi une hypothétique deuxième édition du «Repères», si la première se vend bien).

    En dents de scie

    Il y a, dans un recoin caché d’Amazon, « Author Central » qui permet de créer des “pages auteurs” sur le site de vente. Quel intérêt ?
    Amazon a bien compris que certains auteurs apprécient de consulter leur “rang” parmi les ventes. J’avais, il y a quelques années, installé un “script” qui aspirait une fois par jour ce chiffre. C’est plus difficile maintenant, semble-t-il… mais Amazon met à disposition des auteurs de jolis graphiques. Voici le “rang” de mes livres depuis août :

    Aux Etats-Unis, Amazon donne accès aux données “Nielsen”, qui permettent de savoir dans quel “marché” son livre se vend le mieux. C’est en lisant l’article du L.A. Times que j’ai cédé à la tentation.
    Je vois ainsi que “Sociologie des prénoms [lien amzn]” se vend, plus que le manuel, et le manuel plus que “Sex-shops [lien amzn]”. Et je sais que leur destin, à tous les trois, est de se retrouver, un jour, bien au chaud au fond du classement…

    Le prix lycéen du livre d’économie et de sciences sociales

    Oh, voici Sociologie des prénoms sélectionné pour participer au Prix lycéen du livre de SES. Quelles sont ses chances d’emporter le prix ? De très sérieux concurrents sont aussi dans la sélection.
    À ma gauche mon collègue du département de socio de Paris 8, Nicolas Jounin — et alii avec « On bosse ici, on reste ici ». La Grève des sans-papiers : une aventure inédite. À ma droite, mon ancien “co-jury” du concours d’entrée à l’ENS, Coulangeon, avec Les métamorphoses de la distinction. Inégalités culturelles dans la France d’aujourd’hui.

    Mais aussi du Pialoux & Corouge Résister à la chaine. Dialogue entre un ouvrier de Peugeot et un sociologue, du Gojard (Le métier de mère) et un livre intriguant que je devrais lire, Sandrine Rousseau, François-Xavier Devetter, Du balai. Essai sur le ménage à domicile et le retour de la domesticité.
    Beau programme de lecture en perspective.

    Au cas où…

    Au cas où vous arriveriez ici après avoir lu l’article de Libération :

    1. toutes les informations concernant le livre Sociologie des prénoms se trouvent sur cette page.
    2. si vous préférez écouter, deux émissions de radio sont sur cette page.
    3. ce qui concerne la sociologie et l’histoire des prénoms sur le blog se trouve ici : https://coulmont.com/blog/category/prenoms/.