Total Choice Hosting étant passé au PHP5, le blog était cassé une partie de la journée. J’en ai profité pour passer de mon côté à la version 2.3.1 de wordpress… et cela a pris un peu plus de temps que prévu (de vieux plugins vicieux généraient des erreurs tordues).
Normalement, tout refonctionne.
(enfin…, non, la page “English” est toute fofolle… on va l’enlever un moment)
La Vie des Idées “point FR” devrait être en ligne aujourd’hui. Je ne sais pas ce que cela va donner. Bon courage Wojtek !
Les Editions Zones (un imprint de La Découverte) proposent leurs livres en ligne… et en texte intégral. La Petite histoire de la voiture piégée mérite même d’être achetée… C’est de Mike Davis.
Commençons par un peu de bonne sociologie : « L’externalisation des illégalités. Ethnographie des usages du travail “temporaire” à Paris et Chicago [PDF] » est une collaboration de Nicolas Jounin (qui commence sa carrière de maître de conférences en sociologie à l’université Paris 8) et Sébastien Chauvin (dont les travaux ont été récemment entrevus ici-même, ou — il y a quelques années — mentionnés ici aussi).
Le résumé annonce la couleur : « cet article s’intéresse à la manière dont le recours à l’intérim est devenu l’occasion d’une « externalisation des illégalités ». Une telle dynamique, qui ne se laisse guère approcher que par l’observation directe des usages du travail temporaire, autorise une révocabilité accrue des salariés, une réduction de leurs revenus, ou encore l’emploi d’étrangers sans titre. Les entreprises utilisatrices d’intérim en bénéficient sans avoir à en assumer les risques judiciaires ou réputationnels. »
Les entreprises d’intérim jouent en quelque sorte un rôle d’assurance. C’est l’examen de cette assurance en France et aux Etats-Unis, à partir de deux enquêtes par observation, que Chauvin et Jounin entreprennent.
Je ne vais ici que citer certains exemples de ces illégalités assurantielles structurelles. Le premier exemple a beaucoup à voir avec l’objectif de réduction du prix de la main d’oeuvre :
Sur le terrain français, l’usage veut qu’on ne fasse pas signer de contrat aux intérimaires, ou seulement en fin de « mission » (ce qui permet une régularisation de l’opération ex post), alors que selon le Code du travail, il doit être signé dans les 48h suivant le début de la mission. L’objectif comme le résultat de cette pratique sont de pouvoir renvoyer les intérimaires à tout moment. Sans cette illégalité fondamentale assurée par un tiers, le recours à l’intérim (qui implique de rémunérer l’intermédiaire) aurait moins d’intérêt que le contrat à durée déterminée (qui présente les mêmes modalités d’établissement et de rupture). Routinière et rarement contestée, une telle pratique suggère que l’illégalisme n’est pas l’anomie.
(…)
Aux Etats-Unis : une entreprise a bien aujourd’hui le droit de supprimer les « benefits » de l’ensemble de ses salariés (en d’autres termes, de s’auto-exonérer de charges sociales qui seraient, en France, obligatoires). Mais si elle ne le fait pas pour l’ensemble de sa main-d’œuvre, elle risque d’être poursuivie en justice pour discrimination6. Si elle souhaite le faire, il lui est donc recommandé de segmenter sa main- d’œuvre en trouvant des statuts d’emploi alternatifs pour le reste de ses salariés. (…) l’externalisation de la main-d’œuvre par l’emploi durable de « permatemps » constitue donc un moyen privilégié d’exclure ces derniers des bénéfices sociaux stipulés dans la convention collective ou l’accord syndical.
Le deuxième exemple est centré sur le statut illégal de certaines agences d’intérim, qui peuvent ainsi supporter les coûts de leurs entorses au droit du travail :
Dans l’intérim en France, certaines agences se montent le temps de quelques mois, ne déclarant aucun de leurs salariés à l’URSSAF, fermant avant d’avoir été contrôlées. (…) Dans le travail journalier à Chicago, beaucoup d’agences situées à l’écart de la ville, loin de la capacité de contrôle d’un Département du Travail de l’Illinois en sous-effectif chronique (77 personnes en 2006, dont 7 inspecteurs), ne sont pas déclarées, ou déclarées auprès de certaines institutions (comme le Department of Motor Vehicles) et pas d’autres (comme le Département du Travail) alors même qu’elles peuvent par ailleurs faire de la publicité dans l’annuaire ou sur internet. Certaines opèrent dans des arrière-cours, des garages de maisons individuelles, d’autres, sans locaux, à des coins de rue à certaines heures matinales.
Le dernier exemple insiste sur certaines modifications du régime d’assurance :
A terme, si la fonction assurantielle des intermédiaires de main-d’œuvre est trop sollicitée (par des mises en causes judiciaires notamment), il importe de trouver des solutions alternatives. En France, dans le métier du ferraillage de chantier, un changement s’opère actuellement, qui vise à substituer progressivement un type d’intermédiaire à un autre. Jusqu’au milieu des années 2000, les entreprises de pose d’armatures (qui, elles-mêmes, doivent leur naissance à un mouvement d’externalisation dans les années 1980) ont eu recours principalement à des intérimaires, qui constituaient au moins les deux tiers de leur main-d’œuvre, le reste étant surtout composé de cadres de chantier embauchés. Ces intérimaires, étrangers, souvent maghrébins, étaient aussi fréquemment sans-papiers. Mais sur un nombre croissant de chantiers, les entreprises utilisent désormais un autre mode de mise au travail : la prestation transnationale de services, par le biais d’entreprises polonaises détachant leurs salariés. L’argumentaire des responsables du ferraillage fait expressément référence au problème que posait la présence de sans-papiers dans le contexte d’une augmentation des contrôles menés par les pouvoirs publics. (….) le contrôle des illégalités est rendu beaucoup plus difficile, car il nécessite souvent de collecter des données dans le pays d’origine de l’entreprise.
L’étude des illégalismes — séparée de toute étude des “scandales” ou “polémiques” — m’a intéressé : ils sont structurels, leur étude permet de comprendre les stratégies des entreprises ; ils sont aussi, parfois, indicibles.
Continuons par une salade composée de liens divers en rapport avec l’Université Paris 8 :
NNN NNN [lien effacé sur demande de l’auteure], étudiante, voit ses sapins brûler :
10 mois après avoir mis le feu dans le jardin qui donne dans la rue, hier soir « ils » ont recommencé ! Cette fois-i c’était dans la soirée. Une femme nous a prévenus que nos sapins étaient encore entrain de griller. Heureusement qu’elle nous a prévenu car nous n’avions rien entendu.
Les dessous d’un département (Sciences de l’éducation) sont dénoncés de manière fort peu transparente (car anonyme) :
Bonne ambiance à la fac ! Certains profs post-libertaires se comportent comme de vulgaires employeurs. Bref, je crois qu’ils vont expérimenter le boomrang expérentiel en ligne (…)
Vous voulez tout savoir ! Vous voulez des noms ! Des anecdotes ! Et surtout comprendre les enjeux des luttes sans merci que se livrent 2 labos recrutant leurs mercenaires parmi leurs étudiants.
Le blog du département d’anthropologie de l’université Paris 8 a repris : « Pendant tout un semestre, la voix nous manquait, les bras nous en tombaient… » Magie de la chirurgie (ou des grandes vacances…) les bras (et les doigts) ont repoussé !
Une vidéo de Paris 8 sur youtube :
Elodie N.Y. arrive en master de géopolitique à Saint-Denis… et son sujet semble très intéressant :
J’étais à Paris il y a 10jours pour régler les problèmes d’inscription en master et me trouver un appart. Mission accomplie, non sans difficultés. Je vais donc finalement en Master de Géopolitique, spécialité Enjeux territoriaux et gestions des conflits de pouvoirs… à Paris 8. Et cours, euh uniquement 1 jour par semaine, le reste du temps, je dois bosser sur mon mémoire, que je fais sur devinez quoi ??? Un projet d’urbanisme très controversé à Brooklyn, Atlantic Yards.
Petit Sucre raconte quelques interactions avec les secrétariats (cette scène se passe à Jussieu) :
J’aime pas la secrétaire des L3. Déjà, elle ne me plaisait pas beaucoup au 1er semestre,(cf tout 1er article) mais là, je crois que c’est encore pire. Pour plus d’anonymat, (mais surtout parce que je ne connais pas son vrai nom), nommons la Martine, en référence à une célèbre secrétaire de ParisVIII du même nom (et surtout du même genre).
Il y a à peine 2 semaines, après les resultats des partiels, Claire, Joëlle et moi sommes passées au secrétariat de L2 maths pour quelques questions sur les rattrapages et inscription en 3ème année…et Martine était là (on se demande pourquoi d’ailleurs; comment un bouledogue pareil peut etre “amie” avec des anges comme les secretaires de L2) et bien évidemment, c’est elle qui nous a répondu:
“Pour les rattrapages, bah c’est évident ! Faut faire un papier comme quoi vous voulez participer a telle épreuve tout en precisant que vous conservez la compensation. Et puis faut nous l’apporter c’est pourtant logique !!!”
“…et puis on a reçu un papier pour les inscriptions de L3 mais il n’y a pas de date precise dessus alors on aurait voulu savoir quand….”
“Rho mais c’est pas vrai ça !!!! C’est ecrit sur le site ! vous avez qu’à chercher c’est tout !!!!”
Bon, acquiessement de notre côté…on s’est dit qu’on était peut être tombé à un mauvais moment, ou un mauvais jour (ou autre excuse bidon nécessitant une mauvaise humeur chronique face à toute personne de moins de 25 ans).
[La responsable des programmes d’échanges internationaux] m’a tout de suite conseillée d’aller en Grèce, (ils parlent anglais et les cours sont en anglais) et m’a donné le site Internet de l’école des Beaux Art d’Athènes car c’est avec cette école que l’université où je suis inscrite est partenaire. (À savoir l’université Paris 8).
Je suis allée voir ce site, (en grec et en anglais) où il y avait marqué « sculpture » « cours de nu » « marbre » « scénographie » etc. ! Il y avait des annexes de l’école situées sur les iles où les étudiants peuvent aller y travailler pour leur projet de pratique artistique, et où ils sont logés gratuitement.
SofyyAthènes est aussi le blog d’une étudiante de Paris 8 en séjour Erasmus à Athènes (et d’ailleurs la précédente en parle) :
je continue une partie de mes études en Grèce histoire de changer d’air, de connaitre une toute autre vision du monde, une culture bien que européenne mais si différente de notre bonne vieille France. Cette aventure je l’ai entreprise avec une camarade et bonne amie Sonia.
At the Sorbonne, I’m taking Métiers de L’Ecrit (careers in writing); at Paris VIII, the institute for feminine studies, I’m taking Ecrire devant la Mort (writing before death). I’m a little nervous about the university courses. They start next week.
Retour aux histoire de secrétariat, cette fois-ci à Saint-Denis… J’ai du mal à comprendre pourquoi l’inscription des étudiants à l’université peut être aussi compliquée, à Paris 8. Chaque année, on trouve sur internet des plaintes, justifiées à mon avis, d’étudiants ne comprenant pas le système. Cette année, une étudiante américaine, Elaine, décrit :
Then I went to St. Denis to register for classes. Pure. Mayhem. SFSU has got it EASY: you go online and you put in your number for the class, and you press a button. Not here. You go to the secreteriat’s office, you look at a posting of classes and make your schedule there, and then you wait in line to speak to the secretariat so that she can put you on the list for each class. It’s a nightmare. This poor Japanese girl who’s in the foreign language program (but not through MICEFA) had freaking tears in her eyes, but this nice guy who works there (he had helped me out too), was explaining everything to her. I felt really bad. But you gotta be tough here. No one’s going to hold your hand.
Faut-il traduire ? “Et je suis allée à Saint Denis pour m’inscrire en cours. Un… Véritable… Désordre bordélique… (Il faut) aller dans un secrétariat, regarder une liste des cours et construire sur place son emploi du temps. Et ensuite, il faut attendre, faire la queue, pour parler à la secrétaire afin qu’elle te mette sur la liste, pour chaque cours. C’est un cauchemar ! Cette pauvre japonaise (…) avait des larmes aux yeux. (…) Je me sentais mal. Mais il faut être fort ici ! A Paris 8, no one can hear you scream” (la fin de la traduction est libre…) Et toujours… : une liste partielle de blogs liés à Paris VIII Terminons par un exemple de l’élasticité politique de la RATP. L’Hommage à Guy Môcquet de la station de métro Guy Môcquet était en déliquescence depuis plusieurs quinquennies. Sa fameuse lettre, couverte de la poussière collante et grise du métro, était jaunie par les ans. Mais l’actualité récente du jeune résistant communiste a poussé la Régie autonome des transports parisiens à la bougeotte :
J’ai reçu aujourd’hui une demande de collaboration d’une maison d’édition, que j’appellerai “Ovale” :
Les OGM… hmmm… m’intéresse pas. Le nucléaire… bof bof… Le cerveau qui fuit… m’arrive trop souvent… Qu’y a-t-il d’autre… Oh, ça semble intéressant :
Faut-il leur envoyer l’adresse de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme ? Où est-ce la preuve que c’est vraiment “le premier des chantiers” ?
Depuis quelques jours, certaines communications concordantes laissent accroire l’élaboration d’une destruction des sciences sociales françaises.
Le ministre Goulard avait, il y a quelques semaines et sur un mode michelsardouiste, décrit la filière “E/S : Economique et sociale” du secondaire comme une usine à chômeurs. Le Gizmoblog en avait parlé. C’est sa suppression programmée qui est maintenant mentionnée (sur Rue89).
L’association “Positive Entreprise” trouve que les manuels scolaires de seconde ne sont pas assez gentils avec les dirigeants d’entreprise. Un peu comme les associations de créationnistes américains (pardons, de “intelligent design“) qui considèrent que la science officielle est idéologique, ou les associations catholiques s’opposant à la contraception, “Positive Entreprise” estime son expertise amateure supérieure à celle des professionnels de l’éducation. Dans leur dossier de presse très bien diffusé (France Inter s’en est fait l’écho fidèle ce matin), leurs conclusions sont sans appel : il faut faire plier les auteurs des manuels à une “vision objective” (i.e. celle de “Positive Entreprise”) :
L’association Positive Entreprise lance ainsi un appel à l’ensemble des parties prenantes (Ministère de l’Education Nationale, Corps enseignant, parents d’élèves, étudiants, Entreprises…) pour réactualiser les données des manuels scolaires et proposer une vision objective et si possible optimiste du monde de l’entreprise. Un enjeu majeur pour mieux armer les jeunes français qui sont souvent désorientés dans les premières années de leur vie active.
On trouve, parmi les membres de cette association un «diplômé d’un Executive MBA (Management Institute of Paris) à l’issue duquel il a soutenu un mémoire sur le Management des Jeunes.» Le Management des Jeunes… ça commence dès les manuels de seconde !
Pour en savoir plus, lire Olivier Bouba-Olga
Cela ne se limite pas au secondaire.
Le président de la section “36” du CNRS, Dominique Duprez, a publiquement démissionné de ses fonctions, et une lettre au directeur général du CNRS circule, exposant les raisons de la démission, dont voici quelques extraits :
Le courrier des membres du jury d’admissibilité de la section 36 en date du 4 juillet dernier suite aux déclassements et sur-classements arbitraires, de notre point de vue, de nos propositions n’a donné lieu à aucune réponse, ni de votre part, ni de celle
de la direction scientifique.
En conséquence, j’ai le regret de vous présenter ma démission de Président de la section 36 et de membre du Comité national. J’ai été élu par mes pairs sur une orientation claire d’un Comité national qui doit assurer ses fonctions d’évaluation en toute indépendance.
En clair : la section chargée du recrutement des sociologues (et juristes) au CNRS voit son travail en partie modifié par d’autres personnes, qui modifient les classements définitifs.
Entre septembre 2000 et le 1er mars 2006, les effectifs de la section 36 sont passés de 306 chercheurs à 262. Et ce n’est rien par rapport à ce qui va arriver. À l’horizon de cinq ans, on peut ainsi estimer que 18 à 25% des chercheurs du département SHS [Sciences Humaines et Sociales] feront valoir leurs droits à la retraite. Dans la section 36 [sociologie], comme dans la section 38 [anthropologie], cette proportion dépasse les 30%. Si l’on se projette à 10 ans, les évolutions apparaissent plus catastrophiques encore. D’ici 2016, plus de 55% des chercheurs actuellement en poste dans la section auront pris leur retraite. Ici encore, cette tendance générale au département SHS apparaît particulièrement accusée dans les sections 36 et 38. Pour compenser ces départs, il faudrait procéder dès maintenant à 14 recrutements annuels en moyenne dans le cadre des concours de CR2 et CR1. Vu sous cet angle, le nombre des postes mis au concours cette année en section 36 n’est pas susceptible d’empêcher la mort programmée de la section.
Seuls une poignée de sociologues et anthropologues sont recrutés chaque année au CNRS : dans une vingtaine d’années, il en restera une centaine. Si cette politique était décrite publiquement et revendiquée… passe encore. Mais c’est une gestion par l’incertitude et le bruit de couloir qui a cours : personne ne sait trop quelle est l’état des destructions, ni comment les décisions sont prises. Ni s’il y a un objectif chiffré de stabilisation du nombre de sociologue au CNRS (à 50 ?).
Exemple de bruit : seules Paris X (Nanterre), Paris V (Descartes) et Paris I (Panthéon-Sorbonnes) devraient conserver des Unités Mixtes de Recherche de Sciences sociales… le CNRS souhaite y rapatrier les différentes unités encore attachées à d’autres universités “périphériques”. Lire aussi : Sébastien Fath,
j’ai recu (sic) ma réponse pour Paris 8 (st denis). Ma candidature a été accepté (sic). Bon je tiens à vous avouer qu’il va vraiment falloir que je n’ai (sic) pas le choix pour choisir cette fac.
(apparemment, il n’aime pas beaucoup…)
D’autres ont peur :
Mais bon je dois déjà choisir où je vais allé (sic) m’inscrire!!
Paris 13? Paris 12? Paris X ? Paris 8?
Tout le monde me dit de ne pas m’inscrire en sciences de l’éducation à Paris 8, c’est peut être pour ça que cette Université (mal réputé [sic]) m’attire autant… allez savoir.
(source)
Mais ces commentaires sont ceux de personnes n’ayant pas fréquenté l’université. Laissons alors la parole à Askiparait :
Alors direction une autre fac – Paris8 à Saint Denis – section cinéma. là je me suis encore plus éclatée. Je crois que ce qui m’a plu à l’université, c’est le fait de travailler pour soi, sans juge, mais avec la possibilité d’avoir du soutien quand il y a besoin. C’est aussi toutes ces potentialités qui s’offrent à vous : Je faisais un peu de militantisme, j’ai repris des cours de russe, j’ai commencé à apprendre l’arabe… et surtout, à paris 8, j’étudiais ce qui m’intéressait et j’étais entouré [sic] d’étudiants qui avaient les mêmes intérêts ! Je crois que j’ai vraiment bien profité de ce que la fac m’offrait : on a tourné des court-métrages, on voyait pleins de films et je suis partie 5 mois en séjour Erasmus à Dublin. Un de mes plus beaux souvenirs ! la suite…
Ailleurs, une sorte de reportage photo… (ce sont en grande partie mes photos, ou celles de Marie Ménoret, recomposées par une étudiante).
Mais Paris 8, mon université, dans l’actualité… Ce n’est pas toujours pour de bonnes raisons. Après les histoires étranges entre la nouvelle présidence et l’ancienne présidence (plaintes déposées, articles dans le Canard Enchaîné, publication d’un livre de semi-fiction…), voici du détournement d’argent. Ce qui est amusant, c’est que la désorganisation interne de Paris 8 — c’est du moins mon explication — a permis à cette personne de ne pas être découverte :
Une employée du Trésor s’est fait verser le salaire d’un professeur fictif pendant 15 ans
(sources inconnues – peut être “Le Parisien”)
Une agent du Trésor public de Seine-Saint-Denis a réussi pendant 15 ans à se faire verser un salaire de professeur des universités d’environ 4.000 euros avant d’être arrêtée en milieu de semaine dernière, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Le ministère du Budget a confirmé l’existence de ce détournement, qui atteindrait 600 000 euros au total, dans un communiqué publié en début de soirée.
Cette fonctionnaire de 54 ans, chargée de la paye des professeurs de l’Université de Marne-la-Vallée, a été mise en examen vendredi pour “détournement de fonds publics par personne dépositaire de l’autorité publique”, selon la source judiciaire, qui confirmait une information du Journal du Dimanche.
Mise en détention provisoire, elle risque 10 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende.
“Une procédure judiciaire de révocation de l’agent concerné” a de surcroît été engagée par l’administration, selon le ministère. Convoquée mercredi par la police judiciaire à l’issue d’une enquête ouverte en juin 2007, la fonctionnaire a avoué en garde à vue avoir ouvert en février 1992 un compte fictif à la trésorerie générale, au nom d’un professeur qui n’existait pas, d’abord rattaché à l’Université Paris VIII-Saint-Denis, puis à l’université de Seine-et-Marne.
“Les salaires étaient versés sur un compte bancaire ouvert par l’agent sous une fausse identité”, selon la source judiciaire, qui précise qu’elle “a fait des investissements immobiliers, donné de l’argent à sa famille ou fait des prêts à des proches”. “Elle gérait directement le dossier fictif en calculant régulièrement augmentations et avancements“, précise cette source.
C’est en mai et juin 2007 que l’Université de Marne-la-Vallée a découvert des bulletins de paie ne correspondant à aucun professeur dans son courrier. Ces bulletins envoyés par le Trésor public avaient échappé cette fois au fonctionnaire indélicat, déclenchant une enquête.
CB
L’affaire a été suivie par Valeurs actuelles, “libéral et de droite” (sans commentaire).
La façade d’un des deux sex-shops de Loughborough (/lɘf.bɹɘ/, Royaume Uni) est reproduite ci-dessous :
J’étais à Loughborough University pour un colloque Sex life politics (mêlant principalement géographes et sociologues).
J’y ai rencontré, entre autre, l’artiste conceptuel Paul Hartfleet, qui plante des pensées aux endroits mêmes où des injures homophobes ont été prononcées : The Pansy Project (“pansy” est une de ces injures, un peu vieillotte).
Kishore Biyiani explique au Wall Street Journal pourquoi il a transformé ses supermarchés supercleans en supermarchés artificiellement bruyants, encombrés et sales :
Mr. Biyani, 45 years old, has built a large business and a family fortune on the simple premise that, in India, chaos sells.
Americans and Europeans might like to shop in pristine and quiet stores where products are carefully arranged. But when Mr. Biyani tried that in Western-style supermarkets he opened in India six years ago, too many customers walked down the wide aisles, past neatly stocked shelves and out the door without buying.
Mr. Biyani says he soon figured out what he was doing wrong. Shopping in such a sterile environment didn’t appeal to the lower middle-class shoppers he was targeting. They were more comfortable in the tiny, cramped stores — often filled with haggling customers — that typify Indian shopping. Most Indians buy their fresh produce from vendors who keep vegetables under burlap sacks. lire la suite de l’article
Toutes proportions gardées, ça me rappelle les marchés faussement paysans du sud de la Loire, avé l’huile d’olive dans la bouteille ébréchée, voire même certains marchés parisiens. Biyiani place religieusement quelques oignons pourris parmis les oignons frais : l’acheteur a ainsi, en choisissant l’oignon frais, l’impression d’avoir gagné…
Yet even as Dr. Knowles and others urged that much more rigorous inspection procedures be adopted to guard against lead finding its way into children’s mouths, the experts conceded that the toy recall fiasco felt like another case of Et tu, déjà vu? Humans have a long, tangled relationship with lead, now celebrating its pliant versatility, now fearing its orotund power, and who knows if we can ever put our saturnine genie back in the bottle we’ve been mining for at least 5,000 years.
J’ai enfin trouvé un plugin pour wordpress créant presque des “heatmaps” (une représentation graphique en deux dimensions où la valeur des observations est codée en couleur). Click Tracking de Davor Strehar permet de repérer où les visiteurs de ce site cliquent : ce qui attire le regard et la souris. Sur l’image de gauche, chaque point blanc représente un clic. Je ne peux guère tirer de conclusions encore à la lecture — au visionnage — du comportement de mes visiteurs.
Mais dans quelques 50 000 clics, j’aurai une idée plus précise… même s’il semble que, déjà, les seins nus de la couverture de mon livre aimantent les souris.
Il existe d’autres systèmes (crazyegg.com notamment), mais ils sont soit payants, soit limités à quelques milliers de clics et à quelques pages… jusqu’à ce que google-analytics intègre une heatmap.
(L’ennui, c’est que cela semble faire exploser Internet Explorer… Non ?)
Gizmo raconte une petite histoire de fraude universitaire très amusante. Extrait :
Le 31 janvier, je reçois le mail ci-dessous :
bonjour madame cai pour vous dire que il eu un changement de note au niveau de ma note de devoir,votre colloques m’avai donné une note et il se trouve que cette feuillle decontrole n’etait pas moi ,il a fait une confusion et sur cette feuille il y’avaitmeme pa de nom. En effet j’ai retrouvé ma feuille de controle . merci de votre comprehension la suite…
Une heure de peine, le blog d’un agrégé de sciences sociales, s’intéresse à la violence des mineurs :
Je me fixe pour cette note une ambition plus modeste : interroger l’un des principaux arguments, récurrent dans le débat public, celui que les délinquants seraient « de plus en plus jeunes, de plus en plus violents ». la suite…
Sébastien Fath propose une analyse éclairante et limpidifiante d’une controverse catholique mayennaise : Ca barde à Niafles, un article qui mérite une visibilité plus grande…
Je commencerai par pointer, dans ces événements, trois éléments révélateurs communs aux mutations religieuses françaises actuelles. Je soulignerai ensuite en quoi ces événements montrent aussi la distance culturelle persistante qui sépare l’univers catholique de l’univers protestant.
(La Suite…)
Je dois donc préciser que s’il est vrai que je suis très critique à l’égard de Bourdieu, que j’ai beaucoup de sympathie pour Lemieux, j’ai une grande estime pour Beaud, qui est beau et (sensible) à la fois. Stéphane Beaud, total respect ! Il me sera pourtant difficile de laisser mon ironie au vestiaire. Je m’y efforcerai, car ce blog est vraiment amical.
(la suite…)
j’ai recu ma réponse pour Paris 8 (st denis). Ma candidature a été accepté. Bon je tiens à vous avouer qu’il va vraiment falloir que je n’ai pas le choix pour choisir cette fac.
Apparemment, il n’aime pas beaucoup…, ce que ne sait pas Paris For a Year :
I think I found my new home in the 18th arrondissement! I’m currently communicating with a girl who is renting out a studio in Montmartre, which is in the northern part of Paris and closer to Paris VIII-St. Denis where I’ll be attending classes. It’s not for sure yet. I’ve always wanted to live in Montmartre and fulfill my Amelie fantasy, and I’ve been on Paris craigslist everyday looking for a place to stay.