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Archives de la catégorie : 'Publicité'

Sex-shops : en solde

C’est les soldes… et amazon a décidé de solder mon livre. Vous pouvez donc acheter Sex-shops, une histoire française avec une réduction de 30% ! 12 euros, c’est donné !
Et quand amazon n’en aura plus : il existe de bonnes librairies, qui l’ont encore…

Asile aux fous

Je suis depuis quelques années membre du comité éditorial des Presses universitaires de Vincennes, les PUV, où je peux suivre en partie le travail de publication des livres, de l’arrivée du manuscrit à la sortie, en passant par l’évaluation…
Il est inévitable que certains ouvrages m’intéressent plus que d’autres, et je voulais mentionner ici L’Asile aux fous de Philippe Artières et Jean-François Laé, notamment pour le beau travail réalisé par les PUV : le format (“paysage”), le papier crème, la couverture en kraft… donnent l’impression d’entrer dans une vieille enveloppe recelant des photos oubliées…

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Ces photos sont celles d’un médecin psychiatre, qui fixait sur la pellicule, en cachette, la vie des hôpitaux dans lesquels il était en poste. Photos interdites, bien entendu, ou alors à la limite de l’autorisé.

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(Mes photos, malheureusement, ne rendent pas justice à la qualité formelle du livre).

Pour plus d’informations….
Pour l’acheter sur amazon.
Scriptopolis, un blog tenu entre-autres par Philippe Artières : une photo, un texte.

Liste de choses

  • Facebook me dit qu’il faut que je sois ami avec l’auteure de Paperolettes. Lisons d’abord ce qu’elle écrit : Condamnations immédiates :

    Lundi 30 mars, 13h30, tribunal de grande instance de Paris.
    On les appellera S et T. Ils sont jeunes, une vingtaine d’années. L’un est un peu basané, veste en jean, l’autre est noir, blouson noir. Ils sont tous deux dans le box des accusés et comparaissent pour « extorsion d’un bien », en l’occurrence, des cigarettes.
    S et T reconnaissent les faits, et acceptent d’être jugés immédiatement. Le 28 mars (samedi dernier), à 21h35, ils marchaient dans la rue et ont vu quelqu’un avec un paquet de cigarettes. « Un Roumain ». Ils lui ont demandé des cigarettes (…)
    lire la suite

  • Petit bonheur ce matin dans mon flux RSS. Daniel Little de l’université du Michigan rend compte, sur son blog, du manuel que j’ai écrit avec Céline Béraud : French sociology as a distinctive tradition. Sa lecture prend comme point de départ la permanence apparente d’une tradition nationale distincte…

    Here I’d like to sketch out a fairly specific hypothesis: that French sociology forms a substantially distinct tradition of social thinking in the twentieth century, and that this tradition has remained largely intact in spite of the substantial amount of Franco-American interaction that has occurred in the social sciences and humanities. I don’t mean to suggest that there are no important themes of convergence, shared issues, and some cross-fertilization between French and American sociology. But I am suggesting that French sociology has developed through French academic institutions and traditions since the 1920s

    Une discussion se poursuit sur globalsociology.

  • Dommage que je ne lise pas l’espagnol ! L’auteur de Le Prêtre et le sexe, Alessandro Stella, donne accès, sur le site de son éditeur, à 500 pages de transcription de procès de l’Inquisition contre des prêtres pédophiles, adultères, fornicateurs, homosexuels ou pire… mariés…

    Il importe qu’une documentation conçue et écrite pour demeurer secrète et accessible exclusivement à des juges de l’Église catholique, puisse être offerte à la lecture d’un public universel. Sans passer par le truchement de l’historien, le lecteur peut ainsi approcher de première main l’information historique.
    source, PDF, 503 pages

    Je salue ici très vivement cette diffusion des matériaux !
    Vous pouvez aussi vous faire une idée du contenu de l’ouvrage : l’éditeur met en ligne 90 pages.

  • Stop les moustiques !

    moskito-librairieUn peu de publicité pour Moskito, un album illustré pour qui n’aime pas les moustiques, ici photographié dans la librairie Le Rideau Rouge (rue Riquet, 75018). Mais on trouvera ce livre en forme de Baygon Rouge un peu partout en France.
    À offrir en cadeau à toutes les personnes atteintes de malaria, de chikungunia, de West Nile Virus, ou à toutes les peaux mousticopètes. Il n’y a que deux couleurs (noir et rouge) : les daltoniens ne seront pas perdus. En plus, le livre est sans parole : idéal pour les jeunes enfants ne sachant pas lire, les vieux sans lunettes ou les lecteurs aimant inventer leurs histoires.

    Vous en saurez plus en visitant le site de l’auteure, Hélène Degroote, ou le site de l’éditeur L’Atelier du poisson soluble (rubrique “nouveauté”).

    moskito-poissonsoluble

    Ailleurs : Le Petit Chaperon Rouge en infographics.

    Indices

    Mon premier livre a été tiré à 2000 exemplaires, et a été vendu, pour l’instant, à 410 exemplaires. Il est présent dans 27 bibliothèques universitaires. C’est donc loin d’être un best-seller, et je n’ai touché, directement et matériellement, que 300 euros. Mais “symboliquement”, il est probable que le retour sur investissement soit plus rentable.
    La vie de l’ouvrage continue : des stocks existent, et de nombreuses manières de l’acheter existent. Directement chez l’éditeur, ou sur les sites de vente par internet, ou dans votre librairie de quartier (il suffit de le commander). Il est probable qu’une trentaine s’en vendront chaque année, pendant encore quelques années.

    En suivant le “rang” que le livre occupe sur amazon, il est possible de repérer les ventes (chaque “pointe” correspond à la vente d’un livre sur amazon) depuis sa sortie :

    ventes sur amazon

    J’ai été surpris de l’absence apparente de corrélation entre couverture médiatique et ventes. Seule une chronique sur Canal +, dans une émission de la mi-journée, a déclenché une succession visible d’achats sur amazon, dans les heures qui ont suivi. Mais à la réflexion, il semble quand même que (sur amazon) le livre se soit aussi autant vendu les six premiers mois que les douze suivants… ce qui donne une prime à la nouveauté.
    Au moment de la sortie du livre, j’avais fait la même chose.

    Listes : voeux, qualif

    Meilleurs voeux ! Et pour de jolis voeux, rien de tel que des cartes aux messages personnalisés :
    blog annee
    Ailleurs sur internet : Mowgli Nomade qui recherche la qualification du CNU, écrit :

    Je déteste « faire » mon CV, empaqueter dix années de ma vie en quelques lignes. J’ai l’impression que ça me renvoie à la figure toute la vacuité de ma vie, ma paresse, que c’est le vide sidéral.

    Alors j’ai cherché des exemples de CV de qualif/ de MCF sur internet pour voir comment ils étaient structuré. Et là j’ai halluciné : des CV de 10, 20, 30 pages. De jeunes chercheurs qui ont la trentaine et qui postulent sur les mêmes postes que moi, moi qui n’ai jamais réussi à dépasser 4 pages en interligne double avec des titres en taille 18. Des fleuves de publications, des responsabilités « administratives et collectives » à la pelle, des projets de recherche motivés en pagaille.
    suite

    Et, pour ne pas que l’appel se perde, un rappel : La Contre-Réforme de la recherche et de l’université françaises, par Patrick Weil et A. Lesueur (publié le 31/12/2008 dans La Tribune).

    Pub : Courants contemporains

    béraud coulmont courants contemporains sociologieCéline Béraud parlait de notre livre, les Courants contemporains de la sociologie, la semaine dernière sur France Culture, dans l’émission “A plus d’un titre“.
    Un compte-rendu du manuel Les courants contemporains… par Ph. Deubel a été publié sur melchior.fr.
    Et les PUF m’ont appris par ailleurs que le livre allait être traduit en arabe, une belle surprise à fêter dignement…
    Pour en savoir plus sur ce manuel, une page spécifique avec quelques documents (dont un extrait de l’émission de France Culture) est disponible sur le site… ou vous pouvez même l’acheter sur amazon.fr.

    En courant…

    Une page de publicité :
    Je suis heureux de voir la sortie du manuel que j’ai écrit avec Céline Béraud, Les courants contemporains de la sociologie, aux Presses universitaires de France, dans une nouvelle collection, “Licence”. Il est dès maintenant dans la plupart des librairies. Il fut un temps, quand j’étais jeune, où les PUF avaient une collection, “Premier Cycle” dont la couverture était faite d’une photo très peu flatteuse de l’auteur sur fond blanc. Le Béraud-Coulmont n’est pas dans cette collection. Ouf !
    Plus d’informations ici sur mon site, ou plus loin, sur le site www.licence.puf.com. (J’en reparlerai, un peu plus tard, ici même.)

    *

    Deuxième page de publicité : Godes’ Story est un livre illustré sur l’histoire des “sex toys”, pour lequel j’ai été interviewé. Ce n’est pas un ouvrage académique : il est richement illustré (notamment par la collection de godemichets de la Brigade mondaine) et présente les activités de quelques commerces français, mais aussi des interviews de Rachel P. Maines, Sandra Boehringer et Agnès Giard. En bonus : un DVD, la version doublée en français de “Passion and Power, The Technology of Orgasm“.

    Why blog ?

    On me demande pourquoi j’ai un blog… et on ne me le demande pas qu’une fois : André Gunthert s’associe à Timothée Poisot.
    Allons-y donc… (avec une certaine réticence… et en répondant un peu à côté)
    Historique : J’ai un site internet depuis fin 1995, qui a contenu des nouvelles policières non publiées et pourtant formidables, des exposés, puis mes premiers articles et d’autres textes. En 2001 et 2002, alors que je mettais de plus en plus souvent mon site à jour, j’ai découvert les blogs de Kieran Healy et celui de Andrew Sullivan. En juillet 2003, après quelques semaines d’expérimentations, j’ai ajouté une section “blog” au site, c’était plus simple que de rédiger en HTML et transférer par FTP…
    Raisons : Je ne sais plus pour quelles raisons j’ai ouvert un blog, ni dans quel but. Mais à l’origine, le “blog” n’était pas perçu (de l’extérieur) comme un outil lié à la recherche ou à la vie académique. Quand mon site a été référencé par liens-socio, voici comment il le fut (et comment il l’est toujours) : “Sur son site, vous trouverez un certain nombre d’articles portant sur les relations entre religion, mariage et homosexualité. Et depuis peu, son “blog”, journal personnel en ligne…
    En fait, il y a eu très peu de journal personnel, et surtout du journal de recherche (même si les premiers mois montrent rétrospectivement une voix qui se cherche). Très peu de compte-rendus de lecture, mais des morceaux de réflexion.

    Problèmes : Aucuns. Je n’ai jamais entendu d’échos négatifs [d’autres s’interrogent sur les conséquences sur la carrière]. Depuis la mise en place du “wiki-auditions“, c’est un peu différent : cette initiative (qui n’est pas un blog) est plus connue, et je rencontre des personnes qui lisent le blog mais que je ne connais pas. J’entends aussi quelques échos…
    Le principal problème “en ligne” aurait pu venir des commentaires. Ma politique n’est pas de modérer, mais d’effacer rapidement les commentaires qui ne me plaisent pas, et de fermer le formulaire de commentaire quand le billet devient utilisé à des fins autres. La discussion a les limites que je lui fixe.
    L’empilement antichronologique des billets m’a profondément gêné : j’en comprends l’utilité pour une lecture quotidienne (le dernier billet s’affiche en haut)… Mais une fois l’actualité passée, les billets doivent se lire dans l’ordre chronologique. Les Archives mensuelles et annuelles du blog sont donc publiées dans l’ordre chronologique, ce qui permet, sur certains thèmes, de suivre le déroulement de la recherche ou de la réflexion. De même les archives de L’Affaire Olesniak sont présentées dans l’ordre de l’écriture.

    Autre idée : J’ai démarré sans ligne directrice, mais à partir de juin/juillet 2004, ce que j’écris devient plus long, et s’oriente vers le journal de recherche, qui continue jusqu’aujourd’hui. Mes dadas ont peu changé en cinq ans : la sociologie des prénoms (le premier billet public était sur ce thème), l’objectivation spatiale des activités religieuses (si si…), le commerce pornographique. L’abandon progressif du thème central de ma thèse est lié à une profonde lassitude (qui a pris la suite d’un enthousiasme de trois ans).

    Ce qui me pousse à écrire aujourd’hui sous le mode du “blog” ? C’est principalement pour stabiliser des morceaux de pensée, que de toute manière je doit stabiliser par écrit avant toute rédaction finale. Accessoirement, c’est pour diffuser certaines informations (comme l’immonde saleté des toilettes du bâtiment B de Paris 8).

    La question de l’autocensure : c’est la plus difficile à gérer. Jean-Louis Fabiani est parfois confronté aux conséquences de certaines publications.

    Conclusions : Je n’ai pas du tout apprécié écrire ce billet : je n’ai pas de théorie de ma pratique. Cela sera peut-être différent pour de plus jeunes sociologues. Un manuel tout récent de Serge Paugam, La pratique de la sociologie consacre quelques pages aux blogs de sociologues dans l’espace des publications. Je pense que dans quelques années, la question sera abordée lors des séminaires “pratiques” (“comment rédiger une demande de financement”, “faut-il avoir un blog”, “qu’est-ce qu’un bon CV”…) ou de lecture de textes (un bon exercice en master1 : comparer un article scientifique, un billet de blog et une tribune libre dans Le Monde, du même auteur, sur le même thème).

    Et pour reconclure : Les théories de la pratique sont toutes référencées chez Tom Roud, sur la Why Blog Meme Page.
    Il faut donner quelques noms pour que la chaîne continue. Prenons un sociologue de la politique Joël Gombin, un sociologue des loisirs Damien Babet et un sociologue de l’espace Romain j. Garcier.

    Reçus gratuitement

    Je reçois parfois des livres gratuitement… Cela fait sans doute partie de l’inscription dans le monde de la recherche et de la fréquentation de gens qui écrivent. J’ai notamment reçu, ces derniers mois :

    La revanche du clitoris de Maïa Mazaurette et Damien Mascret. Un livre court, synthétique et sérieux sur cette partie du corps méconnue : j’ai apprécié notamment l’usage qui est fait des enquêtes statistiques (du type ACSF / CSF) dans l’argumentation. Maïa Mazaurette blogue notamment sur sexactu.com.

    Les scripts de la sexualité : de John Gagnon. Un ouvrage important pour l’analyse sociologique des comportements sexuels. Les analyses en terme de “scripts” ont fait florès, principalement en langue anglaise. Ce livre devrait permettre leur importation en France. En tout cas, je sais que cet ouvrage va (me) servir.

    Guide de l’étudiant européen en sciences sociales. Parmi les questions que je pose aux étudiants se trouve celle-ci : “Quand prévoyez-vous de partir à l’étranger : au cours de la deuxième année de licence ou en 3e année ?”. Le but : restreindre l’alternative. Ne pas leur demander “si” elles comptent partir, demander “quand”. Et passer le “guide” aux étudiantes qui voient des inconvénients à partir. (Ça doit être de cette manière que je l’ai perdu !)
    (Voir aussi un compte-rendu)

    Les nuits de la main courante : Les sociologues “objectivent”, c’est le point initial de la recherche… mais ils ne sont pas les seuls. Laé s’intéresse ici aux étapes liminaires de l’objectivation, les premières notes… et il se sert de cette activité de prime-objectivation comme matériel pour une analyse des “écritures au travail”.