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Archives de la catégorie : 'Publicité'

Vu à la télé

Peu de billets sur le blog en ce moment (fin de semestre, jury d’oral à l’ENS)…
allodocteurs
Juste une surprise : voir la couverture de mon livre lors d’un plan de l’émission “Allô Docteurs” (France 5), une émission consacrée aux fantasmes… (Mais il fallait avoir l’oeil averti pour repérer la couverture, ça dure une demi seconde).

Photo

Il y a un peu plus d’un an, Antoine Doyen, ancien étudiant en master de sociologie à Paris 8 et photographe, était venu prendre quelques photos chez moi. Dans quel but ? (Voir les commentaires, si Antoine D. souhaite décrire ce projet…)
Je lui ai demandé hier ce que ces clichés avaient donné, et il m’a envoyé deux photos (ici toutes réduites pour tenir sur 500 pixels) :
Baptiste Coulmont par Antoine Doyen
crédit : Antoine Doyen / antoinedoyen.net
Je n’ai jamais réussi à prendre des photos aussi nettes et flatteuses ! [Mes tentatives de photos documentaires et artistiques sont sur flickr] L’image de droite : un état non rangé et antérieur de mon espace de travail… pas flatteur, mais fidèle. L’appareil photo est placé à la hauteur d’un enfant de 6 ans, je ne vois pas mon bureau de cette manière.

Diffusion de la recherche

Arearevue)s(Il y a quelques jours a paru la revue Arearevue)s( (parenthèses incluses) : un numéro consacré au design, avec une interview. A l’occasion de l’interview, j’ai eu l’occasion de découvrir un de ces lieux artistiques parisiens qui parsèment silencieusement la ville, une galerie nommée La Réserve.

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Un peu avant, j’avais été interviewé pour une émission passant sur le cable. La journaliste (qui posait les questions, prenait le son et filmait) a gardé peu de choses de mon propos… mais c’est la règle du jeu, le reportage ne fait que 4 minutes. Il reste, en revanche, de jolies images :
Coulmont TPS-STAR

Conférence à Lyon : 29/11/2007

Je serai à Lyon, le jeudi 29 novembre, pour parler de mon livre Sex-shops, une histoire française, à l’Ecole normale supérieure Lettres et Sciences Humaines. Toutes les informations sont présentées ici. [En résumé : 18 heures en salle F005, au 15, Parvis René Descartes, dans le 7e arr. de Lyon]
Dans cette conférence, j’essaierai à la fois de présenter l’ouvrage (auquel a participé Irene Roca Ortiz) et mes recherches récentes-récentes.
(Pub : Sex-shops… est disponible sur amazon)

Mouvements sociologiques

Le Caliméro de la “sociologie” française m’avait, il y a deux ans, envoyé une lettre (il m’avait inscrit sur une liste noire après avoir vu mon nom sur une pétition) :

Madame, Monsieur,
Vos nom, grade et qualité figurent sur une liste invraisemblable, protestant, en un même mouvement, contre le manque de parité au C.A. du CNRS, et contre ma nomination à ce même conseil. Ayant pris le temps de la réflexion, il me semble que cela pose quelques questions.
Est-ce bien “scientifique” de faire une confusion entre deux choses qui mériteraient d’être distinguées ?
Les débats intellectuels peuvent-ils se régler à coup de pétitions?
Que cache ce harcèlement à mon encontre ?

Depuis, ce professeur ensorbonné continue d’être harcelé : après avoir été nommé au conseil d’administration du CNRS, il a été nommé, avec plusieurs de ses camarades, au Conseil National des Universités, section 19. Le monde entier lui en veut, et surtout Pécresse.
D’ailleurs, preuve encore, même les doctorants lui en veulent : ils sont 151 (Cent Cinquante Et Un) à s’être inscrits avec lui, d’après le Fichier Central des Thèses (Merci L.C. !) ! Cent Cinquante Et Une personnes (plus Germaine Hanselmann non référencée), presque une tribu… Certainement, ces doctorants le harcèlent, car les encadrer prend du temps … Et son encadrement donne naissance à de très bonnes thèses, “très honorables” dirai-je… Mais le harcèlement continue ! Au Conseil National des Universités, le CNU, ses doctorants étaient jugés non-qualifiables. Mauvais. Leurs thèses, bien que très très honorables, ensorbonnées elles-aussi, ne passaient pas la barrière. Et pourtant il était le recordman des directeurs de thèses, avec 11 docteurs demandant la qualification entre 2005 et 2007. La solution, consistant à faire partie de la commission avec quelques amis, afin de résoudre les problèmes en aval plutôt qu’en amont… s’imposait. Et elle avait été, dès 2005, programmée par Caliméro (notamment dans ce texte sur la grippe, lire avec attention la note n°2, tout en bas).
L’outrage fait à la discipline à laquelle j’appartiens est immense : non content de faire soutenir des thèses d’astrologie (“faire soutenir” est une de ses expressions), il souhaite faire croire qu’elles sont de bonnes thèses de sociologie… et il représente, auprès du ministère de la recherche, la sociologie.

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La L.R.U. parle un peu (beaucoup) du recrutement des nouveaux employés du Président de l’université. Je ne sais pas si les mutations sont mentionnées. Recruter quelqu’un à la mutation est, pour le moment, un peu complexe : les auditions sont interdites, mais on peut “rencontrer” les candidats et candidates… Les classements sont impossibles (et l’on doit donc s’assurer que la personne recrutée à la mutation prendra le poste).
Il existe un autre mode de mobilité, les “échanges de poste”. Imaginons qu’une sociologue de l’art à Metz souhaite rejoindre son amie à Nantes, et qu’un sociologue de l’art de Nantes souhaite migrer vers Metz… il est tout à fait possible que ces deux personnes s’entendent pour s’échanger leurs postes, et cette décision peut être acceptée par les universités de départ et d’arrivée. Mais comment prendre connaissance de ces désirs de mobilité ?
Les Mathématiciens français pratiquent ces échanges grâce à la Machine Ouverte aux Universitaires qui Veulent Echanger :

Il s’agit donc ici d’aider les enseignant-es ou enseignants-chercheurs à effectuer dans les meilleures conditions le rapprochement géographique qu’ils souhaitent, et ce, en globalisant l’information au niveau national.

Et cela marche !! :

2007 : quatre résultats à mettre au crédit de MOUVE, à notre connaissance : une permutation s’est opérée en début d’année entre 2 MCF 28, entre Paris et Marseille, et trois autres à la rentrée : 2 MCF 64, entre Bordeaux et Nice ; 2 MCF 30 et 63, entre Bordeaux et Paris ; 2 MCF 26, entre Montpellier et Paris.
2006 (année faste !) : pas moins de NEUF permutations ont abouti grâce à MOUVE :
2 MCF 27 entre Montpellier et Paris, 2 MCF 25 entre Poitiers et La Réunion, 2 MCF 26 entre Toulouse et Lyon, 2 MCF 71 entre Lyon et Grenoble, 2 MCF 25 et 28 entre Paris et Grenoble, 2 MCF 26 et 28 entre Montpellier et Grenoble, 2 PRAG entre Grenoble et Marseille, 2 MCF 66 entre Paris et Nice, 2 MCF 65 et 66 entre Marseille et Montpellier

Et les “mouvements” peuvent se faire non seulement entre deux personnes, mais aussi en cycle, entre 3 ou 4 MCF…
Pour l’instant, très peu de disciplines des sciences sociales s’y sont inscrites. Mais j’invite tous les sociologues souhaitant bouger à s’inscrire au MOUVE, ou à consulter les offres. C’est tout simple. Les pages sont protégées par un mot de passe, afin que le Grand Oracle Omniscient qui Groupe Les Enseignants (G.O.O.G.L.E.) n’indexe pas cette base de données, mais le login est « mouve » ainsi que le mot de passe.
Essayer de mouver avant l’application de la LRU est peut-être une bonne idée…

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La Tribune du Plaisir - Godes MaisonMes recherches se diffusent peu à peu. Dernièrement, c’était dans La Tribune du plaisir (n°5, novembre 2007), un magazine échangiste et pornographique. J’apparais dans un article intéressant — mais trop court… — consacré aux “godemichets faits maison”. J’avais connaissance du design vernaculaire pratiqué par des groupes féministes ou queer qui proposaient des ateliers de création, je ne connaissais pas d’autres facettes (petits artisans comme ce menuisier berlinois…). Sur une échelle de légitimité professionnelle, ce magazine est probablement situé tout en bas (absence de comité de rédaction ?). Plus haut sur l’échelle, probablement, la revue Area [ arearevue)s( ]… (n°15), une publication d’art et de réflexion sur l’art, dans laquelle je suis interviewé.

Télévision !

Logo Paris CapJe suis invité ce soir dans l’émission “C à Paris” de Patrice Carmouze, sur la chaîne cablée “Paris Cap”. Le sujet de l’émission : “Paris Erotique”. Je parlerai des sex-shops.
Depuis quelques temps, j’ai commencé à refuser émissions de télévision et de radio. Des aides de l’animateur Cauet m’avaient contacté pour être le sociologue de service (l’émission portait sur les personnes qui s’exhibent sur internet), et j’avais poliment refusé. Quelques jours plus tard, c’était Radio Notre Dame (oui, les jours ne se ressemblent pas) pour un tout autre sujet. M6 sur les universités pauvres… Cet été, par deux fois, France 24 (une fois pour la sociologie des Simpsons, une autre pour une étude pipeau d’un fabricant de préservatifs). France Info, sur les massacres à l’arme à feu dans les universités américaines… Un magasine de jeunes, sur la “Tektonik”…
Je refuse pour plusieurs raisons : le plus souvent, c’est parce que je ne m’estime pas compétent ou que j’estime que d’autres sont bien plus compétents. Mais parfois, c’est le style de l’émission qui va me gêner. Le « dans les conditions du direct » ne m’inspire pas confiance. Mais toujours, j’essaie de donner aux journalistes (ou aux assistants) qui me contactent d’autres noms (même s’ils n’intéressent pas toujours les journalistes). Et il me semble qu’internet et les échanges de noms servent aux journalistes pour repérer des invités (l’invitation de ce jour fait partie de ces échanges de bons procédés)… plus que les livres, malheureusement.
Pourquoi ai-je accepté d’être à la télé ce soir ? L’émission est en direct (c’est un plus). Elle est disponible 15 jours sur internet (encore un plus) sur le site de Paris Cap, et j’ai pu vérifier ce que je crois être la bonne tenue des échanges. Et ce n’est ni pendant mes vacances, ni pendant des horaires de cours.
Mise à jour : Regardez l’émission au format Quicktime

Sociologie des sex-shops

logo france interVous êtes peut-être arrivé ici après m’avoir entendu sur France-Inter dans l’émission Cha cha tchatche… vous voulez peut-être en savoir plus sur moi (un CV académique est disponible) ou sur mon livre Sex-shops, une histoire française, disponible dans toute les bonnes librairies. Si vous souhaitez réagir à mes propos, vous pouvez le faire de manière confidentielle (grâce au formulaire de contact) ou de manière publique en laissant un commentaire.
J’en profite : je suis à la recherche de photographies de sex-shops des années 1970 (si vous avez été touriste à Paris… n’auriez-vous pas une ou deux photos de l’époque), de témoignages d’anciens vendeurs ou d’anciens gérants, de vieux catalogues…
Mise à jour : L’émission au format MP3

Retours de vacances

couverture inrockuptibles 609 sexe 2007De retour de vacances, je découvre une bonne critique de Sex-shops, une histoire française dans Les Inrockuptibles (numéro spécial “Sexe 2007”), illustrée d’une photo du film “Sex Shop” de Claude Berry (1972). Un extrait : «Mais qui dit boutique dit personnel, et c’est sans doute la meilleure part du livre, celle qui tend à réhabiliter les vendeurs des sex-shops, chaînons manquant entre les “gros” de l’industrie du X (producteurs, hardeurs et hardeuses, réalisateurs) et le consommateur.» (Olivier Nicklaus, Les Inrockuptibles, n°609, août 2007, p.105)
Cette partie appréciée par le journaliste trouve son origine dans le travail de ma co-auteure, Irene Roca Ortiz.
Si tout se passe bien, je serai sur France Inter vendredi matin (17 août), dans l’émission Cha Cha Tchatche (l’émission, prévue fin juillet, avait été reprogrammée).

Quelques documents rapportés de Suède :
Une publicité dans un journal gay gratuit Kom Ut pour “Sex med Victor”…
sex med victor
Une façade d’un sex-shop de Göteborg :
Martin Shop Goteborg

Statistiques futiles

Le site de vente par correspondance amazon.fr a un outil formidablement addictif, le “Amazon sales rank”, qui propose, pour chaque livre, son rang parmi les ventes. Ce chiffre est recalculé en gros toutes les heures et ne dit rien du volume des ventes. J’imagine que la librairie mondiale de Seattle a créé cela dans le but unique de scotcher les auteurs à des statistiques inutilisables…
L’algorithme à l’origine de ce chiffre est, bien entendu, secret-secret, mais plusieurs personnes ont essayé de reverse-engineerer. L’on trouve ainsi sur internet diverses explications en anglais, ou autres explications en anglais. Le travail le plus conséquent est celui de ces chercheurs du MIT : Consumer Surplus in the Digital Economy: Estimating the Value of Increased Product Variety at Online Booksellers.
Des services payants ou gratuits, mais restreints à la version “dot com” d’amazon, permettent de suivre l’évolution de son “sales rank” (pour un exemple, voir titlez.com). Je n’ai rien trouvé s’appliquant à la version “point fr” de la librairie…
Un peu de bidouillage (nécessitant l’apprentissage rapide de “cron” et le débroussaillage d’un peu de “php”) m’a permis d’installer un suivi quotidien automatique de mon Classement parmi les ventes Amazon.fr, pour le livre “Sex-shops, une histoire française. Les résultats sont reproduits, pour les dernières semaines, sur ce graphique :

rangamazon-mai2007.gif
Rang sur amazon.fr du livre “sex-shops, une histoire française”

L’échelle du graphique est logarithmique principalement en raison des effets de seuils produits par les calculs amazoniens : si vous êtes dans les environs du rang 100 000, un seul achat vous propulse vers le rang 2 000; un autre achat dans les 24h qui suivent et vous passez au dessus du rang 1 000. Mais si, les jours suivants, les achats ne se répètent pas, le livre retombe, progressivement et logarithmiquement, dans les profondeurs du classements. Il y a quelque chose de heartbreaking de voir son livre retomber, rapidement, dans les 5 000, les 10 000… À peine 10 jours et tout est dépeuplé.
Quelques événements médiatiques peuvent ainsi générer une poignée d’achats, sans que ces derniers ne conduisent à une stabilisation haute du rang (à cause de la dégénérescence très rapide de ce dernier, et son absence relative de prise en compte de l’histoire passée). Mon passage récent sur France Culture n’a pas encore, d’ailleurs, fait exploser les ventes (c’est certainement que vous n’avez pas écouté l’émission : elle est disponible en mp3 ici…).

Publicité – encore

Un peu d’auto-congratulation et de publicité :

  • Mathieu B. (a.k.a. Matoo) participe à l’émission Le 6e sens où sa rubrique est consacrée aux blogs. Le mien a fait l’objet de la chronique du 15 avril 2007.
  • L’Humanité propose un petit papier sur mon livre : « le sociologue Baptiste Coulmont […] en se penchant sur les sex-shops, livre un regard passionnant sur la manière avec laquelle le droit, la politique et l’économie dessinent les contours et les limites de ce qu’il y a de plus ou moins privé, de plus ou moins légitime. » (S.R. dans L’Humanité, 19 mai 2007 — copie-image de l’article)