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Archives de la catégorie : 'sexualité'

Privacy could only be had in public…

Privacy could only be had in public écrivait George Chauncey dans son formidable Gay New York : l’absence d’espace privé repousse les pratiques sexuelles dans l’espace public… et les transforment en questions sociales.
Le Washington Post de ce jour consacre un long article (Sex at School Increasing) aux relations sexuelles au lycée… plus précisément dans certaines salles du lycée. L’article est étrangement neutre : on y discerne une condamnation morale, mais aussi tout un monde lycéen dont il faudrait pouvoir comprendre la place de la sexualité et des pratiques (orales, génitales, de groupes, de couple, en tant que voyeur, en tant que participant, en public, en “privé”…) dans les classements… et l’étrange place des joueurs de football dans tout cela.
Ceux qui voudraient aller plus loin peuvent lire en complément, l’article de Bearman, Moody et Stovel, “Chains of Affection” sur les relations affectives et sexuelles (envisagées sous l’angle du réseau social) de lycéens américains, et, pour remonter plus loin, dans une autre perspective, lire “The Social Integration of Queers and Peers” de Ira Reiss, dans Social Problems (1961, 9:102- 120), sur les relations entre groupes de jeunes hommes (ouvertement virils et hétérosexuels) — les “Peers” — et homosexuels masculins — les “Queers”…

Des bombes gaies ?

Très étrange, cette histoire polonaise :

Un groupe homosexuel revendique la pose de fausses bombes à Varsovie
AFP 20.10.05 | 15h54
Une organisation inconnue d’homosexuels a revendiqué jeudi la pose de plus d’une dizaine de fausses bombes dans différents points de Varsovie, provoquant un chaos dans la capitale polonaise.
“Vous paralysez notre vie alors nous allons paralyser la vôtre”, ont écrit les auteurs d’un courriel adressé à plusieurs rédactions de médias polonais, signés “Brigades Power gay”.
source : le monde

Après tout, pourquoi pas… l’attentat peut probablement être considéré comme une ressource à mobiliser dans le cadre d’une mobilisation collective… Mais ça me semble plutôt ressembler à une fausse revendication.
mise à jour du 23/10 : Pédérama revendiquerait presque…

Religion et homosexualité dans les années soixante

Le groupe LGBT Religious Archives Network vient de mettre en ligne une sélection d’archives du “Council on Religion and the Homosexual”. Ce “Council” regroupait, à partir de 1964, des membres du clergé et des membres d’associations homosexuelles de San Francisco. Si des travaux d’historiens et de sociologues (John D’Emilio dans Sexual Politics, Sexual Communities, Nan Boyd dans Wide Open Town, Elizabeth Armstrong dans Forging Gay Identity) se sont penchés sur cette alliance, il est toujours intéressant de pouvoir consulter certaines des sources “en ligne”.
C’est une descente de police lors d’un bal homosexuel du Nouvel an 1965 qui montre l’efficacité d’une coalition clergé-homosexuel: la conférence de presse qui suit, où les pasteurs expriment leur outrage face à la police, suivi d’une retraite tactique de la police, est restée comme un événement “fondateur”.

Marche des trans

J’ai eu l’occasion d’écrire quelques lignes au sujet de quelques transsexuels/transsexuelles/transgenres il y a quelques mois, quand des parents d’élèves d’une école de Rouen avaient dénoncé au journal local une institutrice, et quand Monsieur Alliot-Marie avait empêché deux personnes de se marier parce que l’une portait des jupes tout en étant un homme ([rappel 1], [rappel 2] [rappel 3], [rappel 4]).
La Marche des trans (video format QuickTime) est l’occasion de quelques mots supplémentaires. Cette manifestation, Existrans a déjà quelques années, et s’inspire fortement des Gay pride parades, maintenant “Marche des fiertés”. Quoi de mieux pour affirmer son existence dans l’espace public qu’une forme de visibilisation routinisée, la manifestation. Surtout si cet outil fait partie d’une boîte (à outils) identitaire composée d’associations trans (ASB, Caritig, PASTT…), de porte-parole, de slogans, de revendications s’adressant à l’arène publique…
Mais simultanément, une partie du travail identitaire consiste à gommer toute différence. Mis à part celles et ceux qui revendiquent une identité transgenre plus ou moins permanente, refusant d’être assigné à un endroit sexué particulier, les autres vont plutôt demander une forme d’invisibilisation : être trans’ est pour elles et eux un moment plus que la fin d’un “parcours” qui vise le changement de sexe (civil et/ou génital).
C’est comme un paradoxe, très intéressant, qui parcourt le mouvement associatif trans, où d’un côté l’utilisation d’armes de visibilisation doit servir à une meilleure reconnaissance, et où d’un autre côté l’utilisation d’armes d’invisibilisation (rééducation vocale, hormones, chirurgie, manières de marcher…) fait partie du travail quotidien — et des exigences des médecins spécialisés auxquels sont confrontés les transsexuels : pour un exemple, lire le blog Journal d’une Trans-formation d’un-e jeune trans de Montpellier.
Pour aller plus loin, et beaucoup plus loin, la somme de Joanne Meyerowitz, How Sex Changed (Harvard University Press) est à lire. [En attendant : Existrans (Reportage de France 3, video format QuickTime)

La Redoute et ses objets intimes

La Redoute et les Trois Suisses proposent depuis très longtemps des vibromasseurs, et depuis moins longtemps des godemichets. Il est souvent remarqué que ces objets sont présentés de manière désexualisée, une jeune femme pressant contre sa joue les vibratiles… (quelques exemples où les lecteurs du catalogue ont remarqué cela : ici, ou encore ou ici encore).
Mais les choses ont changé et certains trouvent même que Ca n’est plus ce que c’était, quand ils remarquent que la jeune femme a disparu et que les objets présentés ne dépareilleraient pas à Pigalle :

(Catalogue La Redoute, hiver 2005-2006, p.438, image empruntée chez stefirst)
Mais les objets présentés (de 1 à 4) se trouvent dans le catalogue depuis 1994 au moins : en 1994, les Trois Suisses, et jusqu’en 2003 La Redoute, présenteront une partie de ces objets sur la joue, en effet, d’une jeune femme.
Les débuts du vibro-masseur avaient, cependant, été un peu différents :
Vibromasseur La Redoute 1967
Cette photo du catalogue de 1967 ne présente pas de jeune femme ni de joue, mais s’adresse à une femme assez agée, pleine de “rides”, de “bourrelets superflus”, de “sciatiques” et de bronchites…
Au milieu des années 1970, les “Trois Suisses” proposent, en accompagnement, sur la même page (la page “hygiène intime”), un livre, Amour sans carré blanc, décrit, je cite, comme “Un livre clair, précis, traitant de l’initiation sexuelle. 150 pages agrémentées de nombreuses illustrations”.
La jeune femme et ses joues n’apparait en fait qu’au début des années 1980… Pourquoi ? mystère !

D’autres billets sur des sujets connexes : “tupperware sex toys parties”, localisation des “sex shops”, histoire administrative du contrôle de ces magasins, jurisprudence récente…

Les bisous

Certaines formes de discrimination sont plus rentables que d’autres. Les organisateurs du salon du commerce homosexuel, Rainbow Attitude en savent quelque chose, qui ont vu leurs affiches, où s’embrassaient deux hommes et deux femmes, mais l’un avec l’autre et l’une avec l’autre, refusées par la régie de publicité du métro de Paris. L’affaire a fait grand bruit médiatique (article dans le quotidien Metro, dans Le Monde, dans de nombreux blogs : deux que je lis fréquemment, cossaw et gratyn et d’autres qui me sont inconnus : alscyl, provisoire, sam qui propose une analyse syllogistique, skinnyboy… et tant d’autres que le GoogleBlogSearch n’a pas trouvé… Je joins ma contribution avec ce reportage de France3 (format .mov Quicktime) sur le sujet.
Pour tous, c’est un scandale, une forme de censure, et il est vrai que si l’on compare les projets d’affiches à celle que Le Printemps avait utilisé dans le métro, où le visage d’une jeune femme en extase recevait une sorte de liquide sirupeux… l’on ne peut que supposer un traitement inégal des affiches en fonction du degré d’hétérosexualité supposé.
publicité pour Le Printemps
source de l’affiche du Printemps

Un petit dernier pour la route

Il a pu être écrit, dans le cadre d’une étude sur la ville de Flint, siège de General Motors, dans le Michigan, que « The car made Flint, and the car made Flint’s gay community ». L’auteur précise : « Homosexual life shifted gears from private networks to public commercial establishments almost as soon as cars came off the assembly line » (Retzloff 1997 : 229 et 243). Autour de la voiture, les parkings, les toilettes publiques des aires de repos… deviennent autant de lieux possibles d’une consommation sexuelle entre hommes comme le remarque Humphreys au début des années 1970.
Un article du New York Times s’intéresse à ces parkings :

There is a narrow parking lot in Cunningham Park in Queens surrounded by playing fields for adult softball and youth soccer and baseball. At one end of the lot, retirees arrive to practice their golf and mothers in minivans gather to wait for their Little Leaguers.

The other end is popular with another set with a much lower profile in this suburban setting: gay men cruising for sex. Their playing field is the parking lot itself and the goal is a sexual encounter, usually quick and anonymous.

Manhattan may have its gay bars and such traditional pickup spots as the woods of the Ramble in Central Park and the piers of the West Village. But in the less-accepting climate of the suburbs and the boroughs outside Manhattan, gay men often resort to courting one another from the relative safety and privacy of their cars. They troll remote parking lots that become de facto pickup spots well known in gay circles but not to the general public.

L’article s’intéresse au monde du parking, à ses règles implicites :

Each newcomer trolls this thoroughfare with all eyes upon him and surveys the other men in cars, who may either perk up and look interested or shut the window and look away. Then with a dramatic swoop, the driver will back his car next to the car of the man he is pursuing.

En France, l’année, dernière, un article du Monde s’était penché sur un parking, à Marmande dans le Lot, en raison d’un fait divers, l’agression d’un homme par un groupe de jeunes militants hétérosexuels:

L’agression homophobe qui a fait de Gérard M. un symbole
LE MONDE | 09.06.04 | 14h53
Marmande (Lot-et-Garonne) de notre envoyé spécial
Ni héros ni martyr. Ni porte-drapeau de la cause gay ni théoricien de la lutte antidiscriminations. Rien ne prédisposait celui que nous appellerons Gérard M., 39 ans, à devenir un symbole de la lutte des homosexuels pour le droit à la dignité et à la tranquillité. Ce modeste employé d’administration au parler ensoleillé et au profil épicurien vivait très discrètement sa sexualité dans une sous-préfecture du Lot-et-Garonne, plus connue pour ses tomates que pour ses lieux de rendez-vous entre messieurs. Jusqu’à cette soirée du 19 mai où, en garant sa voiture sur le parking de la Filhole, connu de tout Marmandais comme endroit de drague homo, il a trouvé sur sa route cette Volkswagen bleue, tous feux éteints, dont les cinq occupants éméchés ont commencé à l’insulter avec une vigueur peu créative : “Sale pédé ! sale pédé !”

Références : RETZLOFF T. (1997) « Cars and Bars : Assembling Gay Men in Postwar Flint, Michigan ». in BEEMYN B. (ed.) Creating a Place for Ourselves : Lesbian, Gay and Bisexual Communities. New York : Routledge, p. 226-252

Religion / sexualité

Dans le New York Times d’aujourd’hui, un article sur la Unity Fellowship Church, une Eglise dédiée aux gay, bisexual and transgender members of minority groups (alors que l’autre association d’églises gaies, la Metropolitan Community Church, est plutôt blanche.

A gay church in a battered neighborhood led by a black minister with AIDS may sound like something dreamed up by a politically correct screenwriter. But Unity is the very real, raucous spiritual home for hundreds who feel cast out by traditional churches, which for many people serve as the heart of the community and an extension of the family.
“There are churches here and there” that welcome gay worshipers, said Gerard Williams, an assistant minister who teaches the Sunday school course on homosexuality and the Bible at Unity, “but ain’t nobody going to love you like we do.”
Unity also finds itself on the front lines of an emerging cultural battle. Across the country, black clergy members are joining forces with conservatives and white evangelicals over their common opposition to gay marriage. Kenyon Farrow, public education coordinator for the New York State Black Gay Network, said that many black ministers were condemning homosexuality with increasing force, and that unspoken “don’t-ask-don’t-tell” pacts in churches were dissolving.

(Il y a peu de travaux sur les Eglises du Unity Fellowship Church Movement, raison de plus pour signaler : Bates (Aryana), “Liberation in Truth: African American Lesbians Reflect on Religion, Spirituality, and Their Church”, dans Thumma et Gray, Gay Religion, Altamira Press, 2004.

Dans le même NYT, un article sur les activités sexuelles des Américains, et notamment sur celles des adolescents :

The new findings on teenagers and oral sex have been of special interest to health experts.
“After years of provocative headlines and breathless stories based mostly on anecdote, we finally have some solid data,” said Sarah Brown, director of the National Campaign to Prevent Teen Pregnancy. “The news is probably not as bad as adults might have been led to believe, but it is likely not as good as most parents might wish.”
The proportion of teenagers who have given or received oral sex was slightly higher than the proportion who have had intercourse, the survey found, with 55 percent of the boys and 54 percent of the girls having given or received oral sex, while 49 percent of the boys and 53 percent of the girls have had intercourse.
“One thing that surprised me is that we expected, based on anecdotal evidence, that girls might be more likely to give oral sex and boys more likely to receive it, but we didn’t find that at all,” said Dr. Jennifer Manlove, of Child Trends, which, like Ms. Brown’s group, released an analysis of the data, “There’s more gender equality than we expected.”
The government data does not provide any indication of the age at which oral sex first occurred, how often it occurred, or how many partners a teen had had. But the survey found that nearly all teenagers who have had sexual intercourse have also had oral sex: 88 percent of the boys and 83 percent of the girls.
A very significant proportion of teens has had experience with oral sex, even if they haven’t had sexual intercourse and may think of themselves as virgins,” Dr. Manlove said. “We’re not sure whether these teens who have not had sexual intercourse are engaging in oral sex because they view it as a way to maintain their technical virginity or even because they regard it as an easy method of birth control.”

Action collective et passager clandestin

Une des principales questions théoriques des recherches sur l’action collective est : mais pourquoi donc y en a-t-il ? Puisque le plus souvent, agir en “passager clandestin” permet de bénéficier des résultats d’une telle action sans avoir à en supporter les coûts. Je passe sur nombre de textes écrits dessus, forts bien résumés dans Sociologie des mouvements sociaux de Erik Neveu (un très très bon manuel de sociologie que je ne pourrais recommander suffisamment).
Une sorte d’expérience inverse a été mise en place par un “planning familial” de Pennsylvanie : Ils proposent à des donateurs de s’engager à donner de l’argent en fonction du nombre d’opposants à l’avortement qui viennent manifester. Plus il y a d’opposant, plus ils reçoivent des dons, et surtout, la mobilisation des “provies” se retourne contre elles et eux :

Here’s how it works: You decide on the amount you would like to pledge for each protester (minimum 10 cents). When protesters show up on our sidewalks, Planned Parenthood Southeastern Pennsylvania will count and record their number each day from October 1 through November 30, 2005. We will place a sign outside the health center that tracks pledges and makes protesters fully aware that their actions are benefiting PPSP. At the end of the two-month campaign, we will send you an update on protest activities and a pledge reminder.

(source : boingboing.net

Fashion and Passion…

Un petit nombre d’articles et de livres se sont intéressés, ces dernières années, à l’émergence de magasins, virtuels (en ligne) ou en dur, cherchant à développer la vente de gadgets sexuels (godemichés, vibromasseurs…) à une clientèle féminine [une biblio indicative est en fin du billet]. Le dernier en date sera publié dans la revue de sciences sociales Sexualities, en octobre 2005 : Attwood, Feona, “Fashion and Passion: Marketing Sex to Women”, Sexualities, 2005, 8(4), 392-406 DOI: 10.1177/1363460705056617

Dans cet article, Feona Attwood, maîtresse de conférences en Media Studies dans une université britannique, explore les type de discours associés à ces magasins. C’est la mise en place de “nouvelles sexualités féminines” qu’elle remarque.

late 20th-century discourses which foregrounded female pleasure have crystallized in a new form of sexual address to women. Women’s consumption of sexual commodities is regarded as a huge growth area, and erotic products – most notably lingerie and sex toys – are increasingly visible

Les magasins sur internet sont étudiés par l’auteure (Myla, Ann Summers, Tabooboo, Beecourse et ‘Babes n Horny’) non pas de manière ethnographique, en cherchant à comprendre comment les discours qu’elle cherche à comprendre sont construits, mais de manière “herméneutique”, en cherchant à comprendre ce que les productions discursives révèlent. Les capacités interprétatives de Fiona Attwood semblent fort développées et ses conclusions semblent assez justes, mais je reste sur ma faim pour ce qui concerne les méthodes utilisées et, plus généralement, les procédures d’objectification associées à sa démarche.
Je ne prendrai qu’un petit exemple :

One indication of the ways in which women are increasingly addressed
as sexual consumers can be glimpsed in the changing significance of the rabbit. Traditionally a symbol of sexual appetite – albeit in relation to reproduction – the rabbit became a fitting sign of the sexual revolution in the form of the Playboy ‘bunny girl’ where it signified sexual pleasure, recreation and consumerism for men. More recently, the Rampant Rabbit vibrator has made women’s pleasure more visible within popular culture. This appropriation of commodified sexual pleasure for women is particularly apparent in a scene in Sex and the City […]

Il est difficile de contredire ces énoncés, mais il me semble aussi difficile de qualifier la présence d’un godemichet dans une série télévisée d’événement aussi crucial pour la culture populaire [Alain Finkielkraut ferait remarquer qu’il y a une différence entre culture de masse et culture populaire].
L’article d’Attwood reste cependant bien intéressant, pour ce qu’il arrive à décrire de la manière dont souhaite se présenter la sexualité de certaines femmes de classes moyennes et supérieures :

Sexual pleasure is recontextualized in relation to the pleasures of fashion, design, pampering and self-help.

C’est “une féminité construite autour d’un autoérotisme assumé (? self-possessed ?)” qui est affirmée :

the conflation of sex, fashion and beauty through a linking of sexual pleasure with women’s self-fashioning and appearance may make it easier to address women as sexual agents. It allows for the production of codes that are able to signify a safe and confident form of sexuality and to generate a range of practices that make possible the production of a femininity constructed around a self-possessed auto-eroticism.

Attwood souligne donc le rapprochement constant des vibromasseurs avec les jouets et surtout les vêtements, et l’éviction des formes “médiatiques” de pornographie. [T]he marketing of sex products for women maintains such a strong focus on toys and clothing : à la fois une “esthétisation” de la sexualité et une “féminisation” — par différenciation avec une pornographie visuelle (revues, cassettes) — perçue comme typiquement masculine.

Sex for women is sold as a set of fashion and design items, rather than as a set of media representations. Clearly, pornography remains a problem in addressing women as sexual consumers.

Mon principal regret, à la lecture de cet ensemble d’articles, concerne le désintérêt dont “bénéficient” les sex shops traditionnels, masculins : ils constituent assurément un terrain bien plus difficile d’accès, peu connu, et qui, dans une perspective d’études féministes ou de genre, forme pourtant la face sombre des sex shops “féminins”.

Bibliographie :
Debra Curtis “Commodities and Sexual Subjectivities: A Look at Capitalism and Its Desires”, Cultural Anthropology, 2004, 19(1):95-121

Meika Loe « Feminism for sale : case study of a pro-sex feminist business », Gender and Society, 1999, 13(6):705-732

Martha McCaughey and Christina French, 2001, “Women’s Sex-Toy Parties: Technology, Orgasm, and Commodification”, Sexuality & Culture, 5(3), 77-96

Malina (Danusia) et Schmidt (Ruth A.), It’s business doing pleasure with you: Sh! A women’s sex shop case, Marketing Intelligence & Planning, 1997, 15(7), 352-360

Merl Storr, Latex and Lingerie: Shopping for Pleasure at Ann Summers Parties (Oxford, Berg, 2003).

Attwood, Feona, “Fashion and Passion: Marketing Sex to Women”, Sexualities, 2005, 8(4), 392-406 DOI: 10.1177/1363460705056617