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Quelques réseaux d’invitations académiques (suite)

[Suite]
Il y a quelques jours, j’ai présenté le réseau composé par les jurys de maîtrise au département de sociologie de l’université Paris 8 (entre 1968 et 1983). Dans le département apparaissaient deux pôles (qui se sépareront ensuite). L’étude d’un autre département, par Marie-Pierre Pouly (qui vient de soutenir une thèse sous la direction de Stéphane Beaud) donne ce réseau [que M.-P. Pouly représente sous une forme matricielle dans ses travaux, mais que j’ai transformé ici en graphe] :

[La légende et les principes de lecture se trouvent dans le billet précédent : le graphe est construit sur le même principe]
Ce département apparaît plus éclaté que le département de sociologie, dont les membres entretenaient — somme toute — de nombreux liens croisés d’invitations aux jurys de maîtrise. Ici, ce que l’on voit, et que l’étude historique assure, ce sont des stratégies d’évitement, entre un pôle qui aspire à la noblesse de la vraie littérature (anglaise, pas américaine), un pôle de linguistes et un autre plus proche de la civilisation.
Pour en savoir plus sur l’utilisation de la sociologie des réseaux pour l’étude du monde académique, je ne peux que vous renvoyer vers les travaux d’Olivier Godechot.

Quelques réseaux d’invitations académiques

La vie académique est faite de conflits politiques, épistémologiques et statutaires. Elle est aussi faite de collaborations nécessaires. Une étude de ces collaborations pourrait sans doute mettre en évidence la cristallisation des conflits. Prenons Paris 8. Sous la direction de Charles Soulié une histoire de Vincennes est en cours de finalisation. Un étudiant de master, Frédéric Carin, a ainsi relevé la composition des presque 450 maîtrises soutenues entre 1968 et 1984 au département de sociologie.
Après un petit passage sous “R” (avec le package “sna”), on peut obtenir de beaux graphes, objectivant sous une forme synthétique ces invitations croisées. Dans le graphe suivant, les ronds rouges correspondent aux individus (et leur taille au nombre de personnes avec qui ils sont en relation de soutenance). Les traits noirs ou gris correspondent au nombre d’invitations (les traits sont noirs quand les invitations ont été supérieures à 2, la taille des traits est proportionnelle au nombre de soutenances en commun).

Ce graphe fait sens quand on l’associe à une histoire du département de sociologie : l’on y distingue deux pôles de coopération, pôles encore en lien entre 1968 et 1983, et qui s’autonomiseront par la suite. Le pôle nord, autour de Terray-Rey-Lazarus-Benzine-Poulantzas, est celui des anthropologues, qui vont fonder un département d’anthropologie ou quitter Paris 8 (Quiminal partira à Paris 7, Poulantzas se suicidera…). Le pôle sud, avec Castel-Gaudemar-Defert-Dufrancatel-Passeron-Martinon, constitue le pôle “sociologique” (une partie quittera aussi rapidement Paris 8). Il est fort probable que ces pôles correspondent aussi à des options politiques (PC/autre) ou à des “clientèles” différentes.

Publier en anglais

Une étude intéressante, rédigée par Yves Gingras et Sébastien Mosbah-Natanson, La question de la traduction en sciences sociales [PDF]
s’intéresse aux effets de la publication en anglais de la revue française de sociologie et de la revue Population.
A partir d’une méthode bibliométrique, les auteurs étudient « l’effet en termes de citations de cette stratégie linguistique dans les années qui suivent sa mise en œuvre, comparant ainsi un « avant » et un « après » de la visibilité de la revue »
Un premier résultat de l’étude est contre-intuitif : « les sociologues et les démographes français s’insèrent largement dans le champ scientifique international en publiant directement en anglais, en particulier depuis les années 1990. […] [Cependant] La stratégie linguistique mise de l’avant par Population et la Revue française de sociologie repose, entre autres, sur l’idée selon laquelle la démographie et la sociologie françaises, c’est-à-dire les sociologues et démographes français, seraient mal connues à l’étranger, idée pour le moins discutable ».

Quand l’étude se penche sur la revue Population, les choses deviennent intéressantes. En publiant tous les numéros en français et en anglais (il y a deux éditions), « l’objectif [était] de donner à la revue une meilleure position dans le champ international des revues de démographie.» Mais ce « n’est pas nécessairement compatible avec celui de faire connaître à l’étranger les travaux français, à moins de faire augmenter le nombre d’articles par numéros ou d’accroître le nombre de numéros publiés par année » car ce qui s’est passé, c’est une diminution du nombre d’articles publiés par des chercheurs “français” (repérés par leur adresse professionnelle).

Sur la Revue française de sociologie, les auteurs concluent sur :

les limites de l’effet-traduction pour la Revue
française de sociologie
, limites qui ne renvoient pas seulement à un problème de diffusion et donc de visibilité de la revue dans son édition anglaise mais aussi, plus largement, aux pratiques de citation à la revue dans les sciences sociales de langue anglaise, pratiques qui, à leur tour, renvoient aux intérêts de connaissance qui animent les chercheurs anglo-saxons ou non francophones qui citent la revue.

Un collègue à qui j’ai forwardé cette étude me répondait ces lignes (et ne pouvant dire mieux ou même aussi bien, je recopie) :

Ce qui prouve, une fois de plus, qu’il faut faire un double effort de traduction pour publier en anglais: au dela de la langue, il faut s’inscrire dans un espace de discussion aux enjeux et formes épistémologiques propres (cf. notre absence d’interet pour 90% des articles de socio US).

Les wiki-auditions…

Sur son blog Kalaï Elpides, “Pandore” fait la liste des suivis collectifs des recrutements universitaires, par section du CNU.

  • en section 04 : ici
  • en section 17 : ici
  • en section 19 : ici
  • en section 20 : ici
  • en section 25, 26,27 : ici
  • thématiquement pour “les historiens et les littéraires spécialistes du XVIe siècle”, section 08, 09 et 22 : ici

    J’ai découvert à cette occasion http://panurge.pbworks.com/, le wiki-auditions des “seiziémistes”, qui, gentiment, déclare s’inspirer de mon travail.
    Ce que fait aussi le wiki des philosophes, http://mcfsection17session2010.pbworks.com/, qui avait bien fonctionné l’année dernière.
    Avec la pérennisation du wiki audition en sociologie et démographie, pour l’instant à l’adresse suivante http://matthieu.hely.perso.sfr.fr/spip.php?article85, je me dis que j’ai bien semé, et que des petits arbres ont poussé. [Même si, moi-même, je me suis fortement inspiré de ce que faisaient les mathématiciens depuis longtemps, et les membres de l’ANCMSP en sciences politiques]
    Je regrette vraiment, donc, qu’en 2007 l’initiative d’Olivier Ertzscheid, un suivi des recrutements en “InfoCom”, n’ai pas rencontré l’enthousiasme collectif de sa discipline. Et j’espère voir la naissance de “wiki auditions” en histoire, en géographie… et ailleurs. Car le crowd-sourcing appliqué au recrutement académique a un avenir.

    P.S. : ce que je souhaite mettre en place, à l’avenir, c’est un système de sondage (ou d’enchères fictives) par poste, où il serait possible de déclarer qui est le/la candidat/e pressenti/e à certains postes. La personnes qui aurait le plus de réponses validées par les comités de sélection gagnerait, par exemple, l’un de mes livres. [Les votes seraient secrets jusqu’à la fin de la procédure, le but n’étant pas d’identifier les heureux élus, mais de repérer qui en sait le plus.]

  • Les primes d’excellence scientifique

    L’année dernière ont été créées les primes d’excellence scientifique, et, pour y postuler, il suffisait d’envoyer un CV. Ce que j’ai fait. Je me disais que même si je n’obtenais pas les milliers d’euros prévus par cette prime, j’aurai au moins une “évaluation” gratuite de mon excellence — dont je ne doute pas.
    Il semble que les dossiers ont été transmis à un quadriumvirat composé de quatre brillants hommes (aucune femme) : Valade, Cuin, Duran et Cochoy (source). On ne sait pas comment ces personnes ont été choisies (même si Valade et Cuin, par leur âge respectable, semblent être devenus des évaluateurs professionnels), ni comment les dossiers ont été étudiés : autant les mathématiciens ont décrit en détail leurs procédures (ils ont publié une Note d’information du comité d’experts d’attribution de la PES) autant mes collègues de la section 19, “sociologie, démographie” sont restés muets malgré les demandes d’explicitations.
    On a une idée des conclusions générales auxquelles les experts nommés ont abouti. Il semble que, bien que cette prime d’excellence scientifique a été présentée comme une manière d’encourager les jeunes chercheurs (par des incitations financières personnelles), les personnes classées “A” soient plus souvent des professeurs d’universités que des maîtres de conférences.

    L’université Paris 8 a fait la même chose, en réservant les primes aux professeurs :

    Pour l’instant, le nom des heureux destinataires des 6000 euros n’est pas disponible, ni dans les compte-rendus du conseil d’administration, ni dans ceux du conseil scientifique. Mais je ne suis pas dedans.

    L’expérience que j’en retire est médiocre : si mon dossier a été évalué, je n’en connais pas l’évaluation (il n’y a visiblement aucun moyen d’obtenir les rapports ou sa note, aucun des experts ne m’a contacté); et surtout, ne sachant pas qui, dans mon université ou ma discipline, a été bien classé, il est difficile de se faire une idée des exigences des évaluateurs.

    En conclusion : c’est fort étrange, une évaluation sans retour. C’est flou.

    Note : Je n’ai pas abordé ici l’opposition collective à la mise en place de ces primes. Ce sera pour une autre fois.

    My working conditions

    It was cold yesterday in Paris. Very cold. Below 30°F (minus zero Celsius).
    It was also very cold in the classroom I was supposed to teach, at “Paris 8” university (also called Vincennes at Saint-Denis, or Paris VIII). A broken window has not been fixed during the winter recess.
    Was I supposed to teach with my scarf, my gloves, my coat and my winter cap ? It seems so. The student gathered around the rachitic heater (unfortunately, it is positionned just below the broken window) and we began the class.

    After one hour, I was warm enough to shed the coat (but not the scarf) : my feet were beginning to feel the wind chill (the doors are not really “closing” in this building, and the winter cold was fondling my toes). But the student were shivering.
    Oh… and the graffitis ! They are mostly related to French politics and adolescent leftist ideals : I won’t translate them.

    But they have nothing to do in a classroom. I wonder why this room wasn’t even re-painted since… 1996 ? 1994 ?
    Do you really want to see the toilets of the university Paris 8 ?
     

     

    Hier, il faisait froid dehors, en tout cas en dessous de zéro.
    Il faisait très froid aussi dans la salle qui m’a été attribuée pour faire cours, à Paris 8 : une fenêtre cassée n’avait pas été réparée pendant l’intersemestre, les quelques semaines qui séparent deux semestres et pendant lesquelles, parce qu’il n’y a pas de cours, les travaux sont prévus.

    J’y ai donc fait cours en manteau, avec écharpe et bonnet pendant au moins la première heure. Après, parce que faire cours me réchauffe, j’ai pu sortir de cette sorte de burqa chauffante. Mais les étudiantes, elles, sont coincées, assises dans le froid pendant trois heures.
    Que trouve-t-on d’autre dans cette salle ? Des insultes, comme “Démembrons Madame Boutin” et d’autres graffitis : cette salle ne semble jamais avoir été repeinte. Des coulées noirâtres perlent du faux plafond troué.
    Les tables sont cassées, le sol n’est plus nettoyé depuis bien longtemps, il n’y a pas de quoi effacer le tableau ni de quoi écrire, il n’y a ni vidéoprojecteur, ni télévision, ni même de prise électrique qui fonctionne. La porte ne ferme plus vraiment.
    Et il fait très froid.

    Recensement 2010

    J’ai été recensé hier.

    J’ai été surpris par la concision du questionnaire, à peine deux pages.

    Réseaux musicaux

    Les outils de la sociologie des réseaux permettent bien de visualiser, entre autres, les pratiques de citations. On voit apparaître des acteurs centraux, des personnes très citées, des personnes citant beaucoup. J’ai essayé, rapidement, de voir si les citations dans “L’Enquête sur l’évolution littéraire” de Jules Huret (1891) permettait d’objectiver une partie du monde littéraire de l’époque… Mais j’ai travaillé trop rapidement [avec le logiciel R]. Cela ne donne rien de bien joli :

    Même une sélection d’un sous-réseau, suivant certains critères, ne donne pas d’image suffisamment synthétique pour être immédiatement explicative.

    Si, donc, un-e étudiant-e s’intéressant à la socio-histoire de la culture, au monde littéraire de la fin du XIXe siècle… voulait faire un mémoire de master… je l’accueillerai avec plaisir ! et l’encadrerai (sans grande compétence) avec joie.
    Car la sociologie des réseaux appliquée aux disciplines inspirées donne des choses intéressantes :

    Deux articles récents se penchent sur la place des réseaux dans la constitution d’un “monde social” ou d’une “scène musicale”.
    Karim Hammou s’intéresse aux invitations dans les chansons de rap, le featuring, dans un article intitulé “Des raps en français au « rap français ». Une analyse structurale de l’émergence d’un monde social professionnel” (Histoire et mesure, 2009, vol.24, n°1).
    L’article m’a intéressé pour trois raisons :
    Je n’ai pas lu énormément de sociologie des réseaux, mais j’ai apprécié la multiplicité des illustrations : quoi qu’en disent certains des auteurs que j’ai lus, les sociogrammes sont très utiles pour la démonstration. Visualiser des acteurs centraux et d’autres plus marginaux se fait plus facilement avec un petit dessin, surtout quand ce qui importe n’est pas l’établissement de théorèmes d’analyse structurale, mais l’usage des outils de la sociologie des réseaux pour la compréhension des données.
    featuring-hammou

    J’ai aussi apprécié l’aspect diachronique : les liens ne sont pas pérennes et s’élaborent dans le temps. L’article de K. Hammou montre que les liens se font et se défont, que des acteurs qui apparaissent centraux à un moment (comme MCSolaar) prennent de la distance ensuite.
    Et, dernier point apprécié aussi, l’étude porte sur le rap (et pas sur la musique classique, le jazz ou un autre style plus légitime).

    Un autre article, écrit par un sociologue britannique, Nick Crossley, a pour titre “The man whose web expanded: Network dynamics in Manchester’s post/punk music scene 1976–1980” (Poetics, Volume 37, Issue 1, Pages 24-49). La problématique est très proche de celle de K. Hammou, mais il me semble que ses sources, ses données, son matériau empirique… est moins solide (Crossley s’appuie sur des sources secondaires, des sites de fans, des biographies…).
    crossley-punk

    It is widely acknowledged that the Manchester scene took off in the late 70s, and it is my contention that this ‘take off ’ consisted in the formation of a network between a ‘critical mass’ of key actors who, collectively, began to make things happen in the city.

    Dans un article que je n’ai pas pu lire [Pretty connected: the social network of the early UK Punk Movement, Theory, Culture and Society 25 (6) (2008), pp. 89–116.] Crossley semble faire la même chose avec la scène punk londonienne.

    Actualité de l’érouv

    La “commission burqa” de l’Assemblée nationale a auditionné le mois dernier Caroline Fourest. Au cours de sa prise de parole, elle a mentionné les erouvim, un sujet qui me tient à coeur, ayant écrit quelques lignes à leur sujet : dans la revue en ligne Espace-Temps.net « Fin de l’érouve » et sur mon blog (au sujet d’alpinistes, ou de la mairie de Saint-Brice). Le sujet me tient tellement à coeur que, quand je visite une ville américaine, j’y cherche les érouvim. C’est difficile, car un érouve, c’est invisible : c’est un long fil de nylon tendu au sommet de pylônes. Mais alors, pourquoi est-ce un objet bon à controverser ?
    Ecoutons Caroline Fourest :

    Le devoir de préserver le vivre-ensemble et l’ordre public nécessite également de s’opposer aux demandes particularistes, formulées au nom du religieux – ce qui ne concerne pas qu’une seule religion ou qu’une seule dérive sectaire –, qui tendent à mettre en péril la sécurité collective et qui se multiplient.
    Je pense notamment à une demande présentée par une communauté juive ultra-orthodoxe à la municipalité d’Outremont, au Québec. Il s’agissait d’installer dans la ville un érouv, clôture symbolique démarquant l’espace urbain dans lequel les observants du shabbat peuvent se déplacer. Le conseil municipal a rejeté la demande, la considérant comme incompatible avec la notion de voie publique. Mais la Cour supérieure du Québec, invoquant la liberté de religion et l’obligation d’ « accommodement raisonnable », a autorisé l’installation de l’érouv. Une demande similaire a été formulée en France, à Garges-lès-Gonesse. La communauté juive qui y réside demandait non seulement la mise en place d’un érouv, mais également la neutralisation des codes électriques à l’entrée des immeubles pendant le shabbat. Il faut imaginer ce qu’une telle demande impliquerait : savoir qui est juif pratiquant et dans quel immeuble, gérer les conflits qui ne manqueraient pas de naître entre les pratiquants et leurs voisins à qui l’on a débranché le code pour des raisons religieuses, dans le cas d’un cambriolage, voire même regrouper les juifs pratiquants dans des immeubles qui ne seront pas protégés électriquement, etc. Heureusement, en France, aucun tribunal n’a accepté l’accommodement raisonnable admis au Canada.
    source

    Vou pouvez aussi voir l’audition de C. Fourest (video, dailymotion).
    Je n’ai pas entendu parler de l’affaire de Gonesse (je ne connaissais que celle de Saint-Brice, en 2006). Mais il me semble bien que l’érection d’erouvim est en développement en France : elle l’est au Canada, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. J’ai ainsi reçu, l’année dernière, ce mail en réaction à mon article sur les guerres hassidiques à Borough Park (Brooklyn, NY) :

    ---------- Message transféré ----------
    De : ****** < * ******@wanadoo.fr>
    Date : 29 mai 2008 14:50
    Objet : Baptiste Coulmont • Fin de l’Ã(c)rouve.
    
    Bonjour
    
    je suis président du conseil syndical d'une copropriété
    oü il y a des juifs qui voudraient faire un erouve je 
    voudrais savoir comment faire un erouve 
    selon le hallah.
    
    Merci.
    

    Malheureusement, malgré mes réponses, ce président de syndic n’a pas voulu m’en dire plus. J’aurai bien aimé savoir où était construit cet érouve d’immeuble, cela m’aurait permis de comparer avec les érouvim “municipaux”, qui sont souvent à l’origine de conflits internes au judaïsme (ou externes, comme dans les cas mentionnés par C. Fourest).

    Olesniak, fin de l’histoire

    La revue Genre, sexualité & société publie dans son numéro 2 un article où j’ai repris, sous une forme plus structurée, l’Affaire Olesniak, une série de documents judiciaires et policiers présentés ici sous forme de feuilleton.
    L’article se trouve à l’adresse suivante : http://gss.revues.org/index1189.html.
    Les épisodes avaient initialement été publiés ici : https://coulmont.com/blog/category/sexualit/olesniak/