Les petits liens utiles du lundi (1)
D’après phnk et ses petites choses (mais ce n’est pas copié, ses petites choses sont du mardi, mes petits liens du lundi) :
- Télérama, dans un article intitulé “Garantis incollables“, s’interroge sur les universitaires “experts” à la télévision : “Une épidémie de grippe folle en Tchouvachie ? Vite, un spécialiste ! Universitaires à la parole facile et au savoir tout-terrain, ils sont la providence des plateaux. Mais sont-ils toujours crédibles ?”…
En appui à leur enquête, la parole d’un expert : « Les médias ont toujours fonctionné par une alternance de phases de peur et de sécurisation, explique Denis Muzet, sociologue et auteur de La Mal Info. Qu’il s’agisse de la grippe aviaire ou de la vache folle, la télé sollicite des experts pour alerter, puis d’autres pour rassurer. »
On n’est jamais si bien servi… - Christian Vanneste, après avoir proposé une loi uniquement destinée à son amnistie personnelle s’imagine économiste et propose l’instauration de la TVA sociale. Pour éconoclaste : “On est vraiment face à une proposition de loi aberrante : elle est anticonstitutionnelle (car contradictoire avec les traités européens) aux effets présentés de façon incompréhensible et erronée, reposant sur une logique défaillante.”
- Mary Stevens, doctorante britannique, étudie en France les musées et la “cultural diversity”, les problèmes de la mémoire sociale (elle semble partiellement halbwachsienne, ce qui est bien).
- Affaire de l’ENS, suite : On ne peut plus résumer l’affaire, il faut se reporter aux anciens et récents billets de Phersu. Mais, suite à une lettre ouverte dans Le Monde, signée par de prestigieux archicubes et alii, suite à la constitution de “collectifs” (malheureusement souvent anonymes, comme ce collectifbiblio), Jean Jaurès est déterré [via bibli-ens] :
“Jean Jaurès est le pseudonyme d’un certain nombre d’archicubes, proches de l’école, qui souhaitent la voir sortir de cette paix armée qui s’est installée.”
Jean Jaurès souhaite-t-il une “guerre ouverte” de préférence à cette “paix armée”… Oh… pauvre mémoire… - Romain G. m’avertit que le sociologue Jean-Claude Kaufmann est interviewé par Madame Figaro :
« Comment sortir de ces micro-guéguerres du quotidien ?
– Bouderies, rires, vengeances secrètes ? Chacun a sa manière de refroidir l’émotion… La bouderie, attitude féminine très sage, permet, en tirant le rideau de fer, de ne pas aller trop loin dans l’explosion et de ne pas commettre l’irréparable. Les hommes, toujours champions dans l’art de l’esquive, se mettent à fuir ou à rire (« Oh, allez, ça n’est pas grave ! »), ce qui fait flamber l’irritation féminine ! »
Le résultat d’un programme de recherche sur les agacements conjugaux.
Mise à jour : Affaire de l’ENS encore : Une femme à abattre, tribune libre de Monique Canto-Sperber dans le journal Le Monde :
Les règles qui font la dignité du milieu universitaire exigent de n’avancer des faits qu’après les avoir vérifiés et de fonder ses analyses sur des arguments précis, et non sur des rumeurs insultantes. Les signataires de cette tribune ont voulu briser mon honneur professionnel, mais en la publiant ils ont porté atteinte à l’honneur du monde académique en son ensemble.
Dans un univers de pouvoir sans frein, une femme qui se trouve, et agit, là où l’on ne voudrait pas qu’elle soit, est marquée au fer rouge, puis bannie. Le temps de pareils verdicts est révolu, je l’espère.
L’ancien président de l’université Paris VIII, Pierre Lunel (auteur de la biographie du mercenaire Bob Denard, de livres sur l’Abbé Pierre et sur Soeur Emmanuelle…) signe ces jours-ci un ouvrage intitulé 


Depuis lundi, des sans-papiers occupent un amphithéâtre de l’université Paris VIII, à Saint-Denis. Ce n’est pas la première fois, il y a eu des occupations au début des années 2000 [
Cependant, les collectifs de sans-papiers refusent que les conditions de l’occupation soient dictées de l’extérieur, ce dans une
Il n’y a probablement que moi que cela amuse. Ce n’est pas le cas de l’illustration de couverture de La pensée sauvage de Claude Lévi-Strauss, qui, depuis 1962, est, immanquablement, une gravure de Pierre-Joseph Redouté : Viola tricolor, en français, une pensée sauvage.