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Archives de la catégorie : 'Université'

Bibliothèque de l’ENS

Phersu suit l’affaire en direct :

La nouvelle Directrice de l’ENS de Paris a proposé de supprimer le financement de la Bibliothèque littéraire (d’après ce blog, 1,3 millions d’euros par an) et de rendre l’accès payant pour les anciens élèves (100 euros par an, 200 pour les extérieurs, ce qui ne devrait donc représenter au mieux que 300 000 euros par an, que ne compensent pas les 400 000 euros du Ministère). Cela a déclenché une pétition contre cette modification.

Et quand je vous dit que c’est en direct :

Mais la situation vient encore d’évoluer avec la démission en masse de tous ces directeurs de Département aujourd’hui à 15h30

La suite, et tout le reste, chez Phersu.
mise à jour : on en dit aussi des choses chez contrebande.
re-mise à jour : le 15 novembre, démissions et mention au Canard, toujours chez phersu

Diffusions

Pour qui écrit-on ? (Par “on”, j’entends les sociologues) Le plus souvent, pour des collègues : la sociologie étant une science relativement cumulative, les productions s’appuient sur des travaux connexes, les discutent et les critiquent. L’intérêt de tel article se comprend alors souvent en relation avec les propositions de tel autre.
Mais la sociologie n’est pas qu’à visée interne :

Nous estimerions que nos recherches ne méritent pas une heure de peine si elles ne devaient avoir qu’un intérêt spéculatif.
Emile Durkheim, De la division du travail social, p.XXXIX (préface de la première édition)

Cependant, sur le terrain de la résolution des problèmes pratiques, les sociologues sont en concurrence (et peut-être pas les mieux placés dans cette concurrence). L’oeuvre de traduction (du “théorique” au “pratique”, que Durkheim semble considérer comme assez facile) et les contraintes propre au passage d’un champ (académique) à un autre (journalistique par exemple) peuvent poser problème : les règles d’énonciation les plus évidentes pour les uns ne sont pas celles des autres.
C’est en partie avec ces réflexions en tête que j’ai mis en ligne des extraits des prises de parole de Thomas Sauvadet, invité multiple sur les chaînes, petites ou grandes, suite à la sortie de deux ouvrages ces derniers jours [Jeunes en danger, jeunes dangeureux, et Le Capital guerrier].
Et c’est aussi pour faire un peu de publicité : T. Sauvadet sera invité de l’émission Bouge la France ![1], demain lundi 13 novembre, sur Public Sénat…

[1] : quel titre étrange…

Revues en ligne

Le portail cairn.info propose maintenant cent revues académiques de sciences humaines et sociales en ligne, dont les Actes de la recherche en sciences sociales (mais la rubrique est vide pour l’instant).
Toujours dans le pôle “sociologie critique”, la revue Politix est presque entièrement disponible sur persee.fr.
Pendant ce temps, revues.org continue d’amasser les revues : on signalera même certains ouvrages épuisés désormais entièrement en ligne, dont cette ethnologie de la chasse, Entre chien et loup, Faits et dits de chasse dans la France de l’Est. [On regrettera, toujours, l’absence de proposition systématique des versions PDF des textes intégraux, ce qui rend difficile les citations précises : il manque les numéros de page. Problèmes de droits, quand tu les tiens…]
L’offre étant maintenant assez sérieuse, il ne manque plus qu’un bon moteur de recherche transplateforme, qui éviterait d’avoir à sauter d’un site à l’autre (heureusement qu’il existe Google Scholar).

Égouts : la merde n’est pas une marchandise comme les autres

Dans la belle librairie Le Genre urbain j’ai découvert, il y a quelques jours, Basses Œuvres d’Agnès Jeanjean, sous-titré “Une ethnologie du travail dans les égouts”. Je l’ai acheté de suite (et pas seulement parce que, le 1er octobre, les égoutiers commençaient à demander leurs étrennes). D’un côté, l’objet m’apparaissait bien “petit”, ig-noble, dégoûtant et sale (le type même d’objet de recherche qui s’attache à la réputation du chercheur) et donc intéressant. D’un autre côté, entre les égoutiers, de par leur fonction obligés d’entrer en contact avec les excréments et autres déchets humains, et les vendeurs de sex-shops, parfois contraints de nettoyer les cabines de projection vidéo, il me semblait pouvoir y avoir quelques points de comparaisons intéressants.
Il y en a, mais l’ouvrage d’Agnès Jeanjean a plus. L’ambition “anthropologique” (au sens de recherche d’invariants culturels universels) se manifeste par l’appel à certains auteurs, et au recours à de gros concepts (souillure, sacré, secret…). Mais elle me semble moins aboutie que le travail plus proprement sociologique (ici compris comme une attention constante portée aux traductions pratiques et théoriques des positions différentielles dans une structure sociale). En surface, A. Jeanjean décrit la variété des statuts (employés municipaux, ouvriers d’entreprises privées, des stations d’épuration, cadres et managers…), dont la hiérarchie a quelque chose à voir avec le degré d’éloignement (symbolique ou physique) avec les eaux usées. Mais la lecture laisse surtout l’image amusante — et inquiétante — de la néolibéralisation de la merde, car « (pull)les égouts, c’est rentable(/pull) » soulignent certains enquêtés. Facturation du travail en équivalent heure-camion, cadres pris dans “logiques du projet” et “logique de réseaux” (analysées finement à travers les légions de dîners de travail, de déjeuners de fin de travaux…), dé-municipalisation des basses œuvres (plus ou moins privatisées et confiées aux antennes locales de multinationales).
Il ne manque à cela qu’un groupe altermondialiste s’opposant à ce que la merde soit considérée comme une marchandise comme les autres (semblent-ils préférer, comme la plupart des sociologues, des objets plus nobles ?).

Pour aller plus loin

Facs dégradées

Le journal Le Parisien propose aujourd’hui un article sur l’état de dégradation physique des universités françaises. Le Journal télévisé de France 2 suivait par un reportage rapide, qui, malheureusement, fait la propagande de l’UNI (le syndicat étudiant pas très clair). Le président de Paris III Censier (Monsieur Bosredon), invité en direct, avalait plus de mots qu’il n’en prononçait, ce qui rendait difficile la compréhension de ses revendications… [Un entraînement aurait été souhaitable… et je parle en connaissance de cause, après avoir mangé de nombreux mots chez FranceCulture.]

Et, pour les amateurs de moisissures, de faux-plafonds qui tombent, de graffitis dégoûtants, voici une photo de l’université Paris 8 :
Université Paris 8
D’autres photos de Paris VIII, où le sol lui-même tombe en miettes…

mise à jour : plus de réflexion chez Manuel Canevet, de l’université de Nantes.

Campagne pour la présidence

A Paris 8, nous n’avons pas encore de Ségolène, ni vraiment de Nicolas. Le nombre de vieux Mao, et de Lev Davidovich est quelque peu surestimé. Les Иосиф Виссарионович se cachent.
Mais l’ancien président, Pierre Lunel (le biographe du mercenaire Bob Denard et auteur de livres d’entretiens avec Soeur Emmanuelle et l’Abbé Pierre) s’en est allé. Et les “Conseils centraux” doivent en élire un nouveau. L’un des candidats, Gérard Mairet (sciences politiques) a un Blog… Avec photos et professions de foi, et possibilité de commenter. Les autres candidats, pour l’instant, je ne sais pas s’ils ont des blogs.
Extrait :

La prochaine présidence aura pour tâche de réussir un exercice difficile : tout en poursuivant la modernisation de notre université, il s’agira d’exercer un droit d’inventaire, notamment sur la question cruciale de la direction démocratique de l’Université Paris 8, et d’opérer le tournant nécessaire du renouveau.
source : Gérard Mairet

Il pourrait mettre en ligne d’autres photos de l’université, qui soulignent l’état de délabrement physique des bâtiments (toilettes qui fuient, faux-plafonds qui tombent sur les étudiants, graffitis jamais nettoyés…)

Recrutements et petits arrangements

Les procédures de recrutement aux postes universitaires sont complexes et assez souvent peu transparentes (en tout cas en sciences humaines, en mathématiques c’est différent). Les dates des auditions ne sont pas diffusées, les candidats auditionnés restent secrets, le classement final des candidatures circule plus ou moins publiquement. Tout cela contribue souvent à laisser penser que ce sont des “candidats locaux” qui sont recrutés, c’est à dire des personnes ayant fait leur thèse dans l’université. Souvent même, en contradiction flagrante avec les textes règlementaires, les commissions de spécialistes chargées d’étudier les dossiers des candidats refusent d’envoyer aux candidats les rapports. Il faut ici rappeler ce que précise le Guide de fonctionnement des commissions de spécialistes (que tous les candidats devraient lire, parfois ils ou elles s’imaginent des droits qui n’existent pas dans les textes) :

Les rapports doivent impérativement être écrits, signés et datés : leur caractère communicable à l’issue du concours de recrutement implique que ces rapports doivent être rédigés avec la plus grande rigueur : tout manquement à ces règles élémentaires peut provoquer l’annulation d’un concours pour vice de forme.
source : Guide de fonctionnement des commissions de spécialistes, Bureau DPE A2, ministère de l’éducation nationale, 2002

Caroline Legrand en a fait l’expérience, comme d’autres.
Comment faire pour que les commissions de spécialistes respectent leurs obligations ? Mes propositions sont minimalistes et gardent en place la structure…

  • Il faudrait tout d’abord que leur composition soit bien connue, et que les secrétariats (de département ou des bureaux du personnel enseignant) les diffusent (parfois, un coup de téléphone donne pour réponse : nous ne diffusons pas ce genre d’information). J’espère que le tout nouveau site de l’UFR de sciences sociales de l’université Marc Bloch de Strasbourg proposera ces informations. Je sais par ailleurs que l’association Droit d’Entrée tente de mettre en place un système inspiré du fonctionnement des recrutements en mathématiques, que les matheux appellent L’opération postes. Si vous avez connaissance de la composition actuelle d’une commission de spécialistes en section 19 (sociologie) ou 20 (anthropologie), n’hésitez pas à la laisser en commentaire de ce billet, et à contacter Droit d’Entrée.
    L’Association nationale des candidats aux métiers de la science politique réalise un travail important d’information : et sa liste de diffusion très réactive annonce parfois aux candidats auditionnés leur recrutement avant même que les membres des “com’ de spé'” aient pu les prévenir individuellement (ce qui devrait se faire impérativement, ne serait-ce que par simple politesse). L’ANCMSP a même mis en ligne une Charte du recrutement qui contient un bon nombre d’idées de bon sens.
  • Il faut aussi que les candidats qui s’estiment lésés avertissent les associations de doctorants ou de jeunes docteurs (Droit d’Entrée, ANCMSP), qui pourraient ainsi, au minimum, avoir une connaissance un peu plus précise des situations problématiques. Mais aussi les associations professionnelles qui, souvent, ont des prétentions éthiques ou déontologiques, comme l’Association française de sociologie (AFS), ou l’Association des sociologues enseignants du supérieur (ASES). Il serait intéressant de connaître le taux d’annulation pour vice de forme par section du CNU…
  • Des “blogs” (je pense à ceux de candidats ou futurs candidats, comme Fabrice Fernandez, ou Xavier Zunigo, ou Samuel Lézé, ou Titejuju…) pourraient aussi rester alertes. Ceux de jeunes universitaires “statutaires” (je pense à Nicolas Auray… mais il y en a d’autres) pourraient dévier un moment de leurs thèmes de prédilection pour parler un peu du fonctionnement interne de leur institution. L’auteur anonyme du blog “Faut pas rester Là” proposait des mesures plus radicales, et le portrait de Frédéric ou la qualification.

Ceci s’ajoute à mes précédents conseils concernant la rédaction des CV analytiques, et aux études profondes d’Olivier Godechot et Nicolas Mariot sur le localisme, le recrutement et la science politique.
Enfin, pour finir : au département de sociologie de l’université Paris 8, nous (plutôt le président de la commission) envoyons les rapports aux candidats qui le souhaitent. Comme la procédure est maintenant affichée clairement sur le site internet, nous avons probablement plus de rapports à envoyer que d’autres départements. Et les candidats souhaitant leurs rapports ne sont pas marqués d’une croix noire, ce contrairement à une opinion qui court et qui se résume souvent à “je vais passer pour le chieur de service”.
Mise à jour : Suite à ce billet,

  • Affordance (Olivier Ertzscheid, maître de conférences) propose quelques pistes de réflexion supplémentaires.
  • Psychologie sociale fait de la publicité pour le wonderful Guide de fonctionnement des commissions de spécialistes.

Le site de socio…

Il y a un an et demi, j’ai mis en place le site internet du département de sociologie de l’université Paris 8, pour donner une visibilité au travail des enseignants-chercheurs, mais aussi, si possible, à celui des étudiants. Après quelques semaines en html, le site est passé à wordpress, le système de publication que j’utilise sur ce blog.
J’ai agi en despote, en privilégiant le minimalisme dans la décoration (pas d’images, pas de gifs-animés, pas de fond coloré) et la structure générale (l’idée étant de minimiser le nombre de clics), et sans consulter ni réunion de concertation ni collectif d’évaluation. Il n’y a pas non plus de “première page” qui dise : “vous êtes sur le site de…, cliquez pour entrer, passer l’introduction, attendez le téléchargement…”, car ces pages sont inutiles. De l’autre côté, contrepartie de ce despotisme, j’ai pris seul en charge le remplissage du site (bibliographie des enseignants, photos prises en douce lors des réunions de département, constitution d’une base de données des ISBN des ouvrages individuels et collectifs…) afin qu’il n’y ai, jamais, au grand jamais, de page “en construction” ou “prochainement”. Mais le but n’était pas de créer un système où seule la personne versée dans le FTP, le php ou le CSS pouvait mettre à jour le site. D’ailleurs, l’idée de “mise à jour” est abandonnée : le site est, et j’en suis content, vivant, jour après jour. Les secrétariats de licence et de master ont en effet, progressivement, sans conversion brutale, commencé à utiliser le formulaire de publication, et désormais, la quasi-totalité des informations qui étaient “affichées sur les tableaux à l’entrée du secrétariat” sont mises en ligne (cela se constate sur le site, en consultant les archives). Il semble que les étudiants aient de plus en plus connaissance du site (dont l’adresse figure sur les brochures, est affichée sur les murs, est distribuée en début d’année dans les cours…) : si je laisse ouverte la possibilité de commenter, les messages et les questions arrivent assez rapidement. Les personnes extérieures à l’université trouvent aussi le site assez rapidement : lors des périodes de recrutement, l’affichage du “profil” des postes ouverts, la publication des dates des auditions longtemps à l’avance… permettent aux candidats de bénéficier d’informations que certaines universités refusent même de dévoiler (notamment la composition de la “commission de spécialistes”).
C’est bien joli tout cela, mais comment est-ce traduit, concrètement ? Voici un an de visites résumées sur un petit graphique. Je me suis restreint ici au nombre de visiteurs distincts, par jour (identifiés par leur adresse IP). Je “moniteure” les statistiques à l’aide de deux services différents (google analytics et statcounter). Ces deux services s’entendent sur les tendances générales, mais pas vraiment sur le “vrai” nombre de visites. Il serait illusoire, donc, de proposer trop de chiffres.
visites sur le site internet
Les visites sont cycliques : le samedi est toujours le jour de repos, les vacances (hiver, juillet-août) amènent moins de monde. En mars-avril dernier, les mouvements d’étudiants opposés au CPE, les blocages-fermetures d’universités… ont amené un bon nombre d’étudiant à vérifier, avant de se déplacer, l’état d’ouverture de l’université. Nous avons utilisé le site internet du département de socio (qui peut être modifié à distance) pour diffuser certaines informations.
Depuis la fin août, le nombre de visiteurs sur le site augmente de manière exponentielle (mais à ce jour, cette hausse est finie) : il est possible qu’un réflexe soit pris, et que les étudiants en sociologie, nouveaux ou anciens, cherchent de manière routinière l’information sur le site.
Les “visiteurs” restent plus ou moins longtemps sur le site, ils cliquent sur un plus ou moins grand nombre de pages. Si l’on se concentre sur les visiteurs arrivant sur le site par l’intermédiaire d’un moteur de recherche et sur les mots-clés utilisés, l’on peut constater que l’origine de la recherche conduit à des comportements différents. Voici une liste des principaux mots clés utilisé par des visiteurs pour aboutir sur le site du département, pendant une période de quelques mois. La recherche la plus courante porte sur “sociologie”, et conduits les internautes à regarder, en moyenne, 3 pages (c’est à dire qu’ils cliquent sur deux liens hypertexte avant de s’en aller). La recherche donnant le comportement le plus “visqueux”, dans cette liste, est plus précise, et porte sur le département lui-même (entre 10 et 7 “pages vues”). Cela me semble être une bonne chose : le site semble être pile-poil ce pourquoi il était conçu.
mots clés utilisés, site internet
Pendant cette période, les membres du département les plus recherchés étaient Rémy Ponton (professeur et président de la commission de spécialistes), Charles Soulié (maître de conférence et assesseur de la commission de spécialistes), Thomas Sauvadet (ancien moniteur et “ATER”, ayant effectué sa thèse à Paris VIII) et Christelle Avril (“PRAG” au département de sociologie). D’autres enseignants (moi-même, d’autres) sont plus visibles sur d’autres sites (l’un d’entre eux a même une page sur wikipedia) et chercher leur nom sur google mènera principalement ailleurs. Il ne faudrait donc pas prendre cette liste pour un indice de popularité ou de célébrité, même s’il est tentant de le faire.
Les critiques sont les bienvenues. DirtyDenys, par exemple, trouvait que la restriction à 800 pixels de la largeur utilisée était trop sévère, étant donnée la grande disponibilité des écrans atteignant au moins 1000 ou 1200 pixels de large. Mes statistiques laissent quand même croire qu’un visiteur sur six possède un écran “800 x 600”. Mais dans le cours de l’année, il est fort probable que l’on passera à un layout plus large. Le choix de wordpress plutôt que SPIP était avant tout lié à ma connaissance du logiciel, et à la possibilité de ne laisser qu’une interface minimale aux utilisateurs-secrétaires (le manuel d’utilisation que j’ai fait tient en 4 copies d’écran sur deux pages A4) : “C’est comme envoyer un mail avec yahoo”, ai-je expliqué. Pas besoin, ainsi, de journées de formation à l’usage de SPIP (qui existent, mais qui semblent avoir un succès mitigé).
Il ne faut pas comprendre mon propos comme du Urfist f*cking : les Urfists de France (que je connais peu) diffusent peu à peu des techniques et des savoirs, je ne distribue qu’une technique “clique-ici” sans aucune réflexion ou partage de connaissance, je n’ai pas non plus intégré le site du département avec HAL-SHS (même si plusieurs enseignants y déposent leurs pré-publications)… Le tout est minimaliste et peut-être pas très évolutif (même si on peut faire des miracles avec des flux RSS : celui du site de sociologie est : http://www.univ-paris8.fr/sociologie/?feed=rss2, utilisez-le !).

Les revues publiées par Sage en accès libre

Les revues publiées par Sage — http://online.sagepub.com/ — sont en accès libre jusqu’au 18 octobre 2006. Il suffit de s’inscrire (si votre université — ou votre centre de recherche — n’est abonnée à aucune revue Sage).
Autre nouvelle “universitaire” : c’est la rentrée sur le blog de Caroline Legrand, centré sur l’anthropologie de la généalogie.

33 blogs, and counting…

J’ai à plusieurs reprises parlé des blogs d’étudiants de l’université Paris 8. Il m’a semblé utile de créer une page (hors chronologie) destinée à les recenser. Un peu comme la L.B.U. de François Briatte (la Liste des Blogs Universitaires). Avec un peu de recherche et en relisant d’anciens billets, j’en suis arrivé à une liste de 33 blogs d’étudiantes et d’enseignantes de Paris VIII, la LBU-P8, grossièrement classés en quelques catégories. (Il y en a au moins un de plus, mais il est “secret” pour l’instant, m’a-t-on dit.) La majeure partie des blogs morts (les mlorgs ?) ont été laissés de côté. Et le statut de certains étudiants est encore en suspens pour certains d’entre eux : ont-ils quitté l’université ?
A Nantes, Manuel Canevet a recensé sept blogs d’étudiants. Je n’ai pas connaissance d’autres tentatives d’aggrégation de ce type de sites para-universitaires à publication périodique.
La “LBU-P8”, si on la regarde de près, ne contient qu’un seul blog hébergé sur les serveurs de l’université. Les autres sont des initiatives qui restent hors-campus (même la plupart des blogs “de département”, qui squattent over-blog ou autres) : cela ne doit pas contribuer à augmenter les visites vers www.univ-paris8.fr. L’université, d’ailleurs, n’offre pas à ses étudiants l’hébergement de leurs blogs, ni même (et c’est une honte), d’adresse mail. Un prestataire extérieur, “mabulle”, avait l’année dernière acheté l’URL paris8.org et proposé l’hébergement des blogs d’étudiants de Paris 8 (seule une poignée de blogs ont été créés, et tous sont à l’état de mlorg, maintenant).
La LBU-P8, cette liste de blogs liés à l’enseignement supérieur, est un sac de pommes de terres indépendantes : ses patates entretiennent très peu de liens croisés. J’ai aggloméré ici des sites qui n’ont que peu de liens entre eux. Il n’y a pas de blogo-paris8-osphère, du moins pas pour le moment. Les interlocuteurs sont extérieurs. Un seul exemple : L’année dernière, au moment où l’université était bloquée ou fermée, suite au CPE, une foule de blogs avaient été créés, indépendemment l’un de l’autre, recopiant souvent les mêmes informations (lieux de manifestation, décision des Assemblées générales…) sans l’établissement de liens entre blogs (ce qui rendait difficile la localisation des sites individuels). La grande partie de ces blogs, souvent tenus par des étudiant-e-s, est décédée, même si certains, la rentrée approchant, se réveillent (comme Paris 8 Arpla, qui proposait en mars-avril dernier les réflexions les plus solides).

mise à jour :
1- Versac propose d’aller plus loin.
2- Elodie Terret suit les blogs de l’université de Grenoble, et propose une LBU généraliste

P.S. : Xavier Zunigo, doctorant en sociologie et auteur notamment de Volontaires chez Mère Teresa. “Auprès des plus pauvres d’entre les pauvres” (Belin, 2003), lance son “pas-blog” :

Je vais donc essayer de “poster” régulièrement sur mes thèmes de recherche (politiques publiques de gestion du chômage et marché du travail humanitaire). Entreprise qui, a minima, me servira de bloc-note.